liens vers :

Le site anglais de la Fondation Bannister

Le site canadien de la Coalition Canadienne Contre la Peine de Mort

Le site allemand de Petra Richter (1)

Le site allemand de Petra Richter (2)

Le site très actualisé de Rick Halperin

Le site d'Amnesty International

Le site des Familles de Victimes pour une Réconciliation

Le site de "Lamp of Hope"

Le site Suisse alémanique de Walter Giger

Le site de Nanon Williams en anglais pour l'instant

lisez la campagne que nous lançons, avec l'aide de la mère de Nanon, pour l'aider à obtenir un second procès

NOTE: ce site ouvre sur le site du Révérend René Mulkey (emails possible pour les prisonniers)

Le site excellent et très informé (mais en anglais) de Richard Dieter

Le site d'ABC News sur l'actualité de la peine de mort aux USA (en anglais)

Stop Barbarie
...STOP DEATH PENALTY !!!

Viols, Sévices, Privations, Isolement: Agissons!

ARRETEZ!

ARRETEZ!

HISTOIRES DE FEMMES
Voici trois histoires de femmes. Pour les deux premières, on ne peut plus rien. Pour l'autre le pire est à craindre...

WAHINGTON, DC
Gertrude Barrows avait été incarcérée au Centre pénitentiaire pour femmes de Washington pour trafic de drogue. Elle avait écopé de quelques années de prison.
Les mois passèrent, et Gertrude Barrows se sentait mal. Impossible d'avaler quoi que ce soit, de constantes douleurs au ventre... Un jour, n'en pouvant plus, elle a demandé à voir le médecin du service, et n'a pas pu le voir.
Le lendemain, au plus mal, elle a fait appeler l'infirmière de garde, Cindy Johnson. Avant de pouvoir s'exprimer, elle a été prise de vomissements intempestifs dans lesquels le sang se mêlait aux glaires. "Vous me nettoirez tout ça", a dit l'infirmière.
A terre, Gertrude Barrows a fait signe qu'elle ne pouvait pas. Elle a relevé la tête et faiblement articulé: "Appelez le médecin, s'il vous plait" Cindy Johnson a répliqué: "Vous le verrez demain matin".
Gertrude Barrows n'a pas entendu la fin de la phrase: elle est morte.
Lors de son autopsie, le légiste a décelé un ulcère gastro-duodénal. Il a tenu a précisé que, de tous les cas qu'il avait connus, celui de Gertrude Barrows lui faisait le plus mal. Cette femme, a-t-il dit, est morte dans les conditions les plus atroces d'une maladie au départ bénigne mais dont elle eut à souffrir la plus lente des agonies."
Cindy Johnson a été retirée du service des infirmières. Elle a obtenu une
promotion: elle est aujourd'hui sergent au sein de la prison.
Témoignage de Theresa Deno


TEXAS
Elle n'a pas de nom. Celle qui parle d'elle, Pamela Lynn Perillo, n'a pas voulu le dévoiler. Ainsi est-elle le symbole de toutes celles qui, comme elle, ont dû endurer pareil supplice.
A la prison de Gatesville, on venait tout juste de l'accueillir. Elle venait d'ailleurs et avait été brutalisée au cours du transfert.
C'était un vendredi soir.
Elle n'était pas en bonne forme physique, elle souffrait.
Mais nous étions le vendredi soir.
Aucun médecin ne passant pendant le week-end, personne ne s'est occupé d'elle. Seul un gardien faisait sa ronde.
A 3 heures du matin, le gardien a regardé à travers l'oeilleton dans la cellule de "la nouvelle", il aperçu un corps inerte couvert d'importantes plaques noirâtres. Tout gardien qu'il était, il comprit que cette femme saignait abondamment en elle-même.
Mais que faire? Un gardien, masculin, n'a pas le droit de laver une femme.
Elle a donc passé le week-end entier, prostrée, le sang s'écoulant à présent de tous les orifices de son corps.
Le lundi matin, le médecin (ou plutôt son assistant) est passé sans désirer la voir.
Le mercredi, son corps était à la morgue.
Témoignage de Pamela Lynn Perillo


CALIFORNIE
Quand aura-t-on des nouvelles de Sherrie Chapman? Son histoire commence dans le milieu des années 70 où elle est incarcérée à la prison des femmes de Californie (CIW).

Dès son arrivée, Sherrie tient à prévenir les médecins d'un "terrain familial" favorable aux cancers du sein. Elle demande à être suivie. Elle ne le sera jamais.

En 1985, Sherrie, qui a appris à palper ses seins elle-même, sent deux boules suspectes dans ses deux seins. Mais personne ne l'écoute.

En 1994, le ganglion du sein droit avait atteint l'aisselle et la bosse était telle que Sherrie Chapman pouvait à peine baisser son bras. Le médecin décide d'ordonner une mammographie chez un spécialiste à l'Ontario Community Hospital. A peine la mammographie est-elle faite que le spécialiste demande une biopsie d'urgence -ce que le médecin de la prison, le docteur James Herrick n'a pas autorisé.

En juillet 1995, le docteur Sarinas, lui aussi médecin de la prison, ordonne que cette biopsie soit faite d'extrême urgence, Sherrie Chapman se plaignant de maux de tête à répétition, de vertiges et d'intense fatigue. Son pouls est également très élevé.
Les résultats confirment le diagnostic d'un cancer du sein droit, et un mois plus tard, Sherrie est emmenée en salle d'opération où ce sein lui est ôté. A peine réveillée de l'anesthésie, elle est ramenée dans sa cellule, sans autres soins, contre l'avis du chirurgien.

A la fin de la même année, une nouvelle mammographie a montré d'inquiétants ganglions dans le sein gauche de Sherrie, mais une année durant, aucune biopsie ne fut ordonnée.
Cette année fut un calvaire pour la jeune femme qui se plaignait, entre autres, de saignements vaginaux.

En janvier 1997, son sein gauche est opéré, ôté. Cette seconde masectomie est suivie d'une hystérectomie complète afin de traiter ce qui n'est autre qu'un cancer de l'utérus.
Sur le conseil de ses avocats, Sherrie Chapman a porté plainte contre la prison pour négligeance médicale et a fait de même contre le docteur Herrick.
Aujourd'hui, en novembre 1999, Sherrie Chapman a 39 ans. Les dernières nouvelles que nous avons pu obtenir sont les suivantes: elle est vivante. En très mauvais état. Le médecin à qui elle vient d'être confiée de nouveau est
encore le docteur Herrick. Il se contente de lui prescrire du Tylénol -analgésique banal. Sherrie Chapman vit certainement ses derniers jours sous le beau soleil californien.

Témoignage d'Amnesty International-USA

DERNIERES ou PREMIERES NOUVELLES 16 Mai 2000: Je viens de recevoir une lettre de l'avocat de Sherrie Chapman. Elle est toujours vivante, mais pratiquement inconsciente la plupart du temps. Son action en justice contre le Docteur Herrick et la Prison (California Institution for Women) va sans doute finir en procès en Octobre, si tout se passe bien. Son avocat m'a précisé qu'elle ne pouvait sans doute pas répondre à sa correspondance, mais était très sensible aux témoignages de soutien. ECRIVEZ-LUI! Une jolie carte postale, un mot de réconfort (puisez dans votre dictionnaire)
Sherrie Chapman # W 16592
BBB-1150L
California Institution for Women
16756 Chino-Corona Road
Frontera, CA, 91720 - USA





III
LES PRISONNIERS-COBAYES OU LA MORT DE ROBERT TANT



AIRE EN CONSTRUCTION, MERCI DE VOTRE COMPREHENSION

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VOUS ETES LE VISITEUR N°




Dernière mise à jour: 16 Mai 2000

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