
















liens
vers :
Prison
Activist Resource Center
(en anglais)
Le site canadien de la
Coalition Canadienne Contre la Peine de Mort
Le site allemand de Petra
Richter (1)
Le site très
actualisé de Rick Halperin
Le site d'Amnesty
International
Le site des Familles de Victimes
pour une Réconciliation
Le site de
"Lamp of Hope"
Le site
Suisse alémanique de Walter Giger
Le site
excellent et très informé (mais en anglais) de Richard
Dieter
Le site
d'ABC News sur l'actualité de la peine de mort aux USA (en
anglais)
Le site
français de l'ACAT -Action des Chrétiens pour
l'abolition de la torture et des exécutions capitale
|
Stop
Barbarie
|
...STOP DEATH PENALTY !!! |

FEMMES EN PRISON
Les droits théoriques
-Au regard des traités concernant les Droits
de l'Homme signés par les Etats-Unis, ceux-ci ont
l'obligation d'assurer que les femmes ne sont sujettes à
aucun abus ou obstacle dans la pleine jouissance des
Droits fondamentaux de l'Homme; de même doivent-ils
assurer qu'elles ne sont soumises à aucune forme de
torture et que l'on respecte l'intégrité de leur
personne -particulièrement en détention, et ce qu'elle
que soit la raison invoquée.
-En
particulier, les Etats-Unis doivent tout faire pour prévenir,
enquêter et assurer réparation pour tout abus constaté,
notamment pour les abus fondés sur leur sexe (y compris
leur statut de mères ou de femmes sans enfants, ainsi
que leur rôle dans la société); sur leur race, la
langue parlée ou l' appartenance ethnique, leur statut
au regard de la nation ainsi que leur orientation
sexuelle. De par ces traités, s'il est prouvé que des
abus visent de façon disproportionnée des personnes
d'une race particulière, d'un sexe particulier ou,
encore, d'une orientation sexuelle particulière ou de
maladies telles que le SIDA, le gouvernement est alors
tenu pour entièrement responsable, qu'il y ait eu volonté
réelle de discrimination ou pas.
-Quand les Etats-Unis font leur rapport auprès des
responsables des traités ratifiés, tels que
l'International Covenant on Civil and Politic Rights (ICCPR),
la Convention of the Elimination of All Forms of Racial
Discrimination (CERD) et la Convention against Torture (CAT),
ils se doivent de faire un tri de façon claire et
inscrire leurs statistiques par race, age, appartenance
ethnique et langue parlée --cet ensemble d'information
permet alors de voir clairement l'état de la situation
dans le pays concerné. Les Etats-Unis ont également le
devoir de rendre public ces rapports chez eux en même
temps qu'aux Nations Unies.
(les
rapports pour le CERD sont en retard de plus de quatre
ans)
-Les Etats-Unis doivent prouver leurs efforts d'amélioration
constante -dans la loi, dans les règlements de police,
au niveau des Etats comme au niveau Fédéral, afin de
faire en sorte que les femmes en détention ne sont
soumises à aucun abus, incluant les abus d'ordre sexuel,
les refus d'avoir accès à un traitement médical
approprié -que ces abus soient fondés sur leur sexe,
leur race, leur orientation sexuelle ou leur age.
- Les améliorations doivent correspondre aux besoins des
femmes venues de communautés différentes --rendre
simplement la prison sûre pour les femmes en luttant
contre les violences sexuelles (notamment en interdisant
la présence de gardes du sexe opposé) ne rendra jamais
la prison sûre pour toutes autres formes de violences -et
n'éradiquera en aucune façon dans la criminalité en général
les sanctions disproportionnées selon les races concernées.

La Réalité
LES FEMMES
EN PRISON SONT |
JEUNES: 75% ont entre
25 et 34 ans. On
estime qu'environ 28% des détenues
pour délits majeurs étaient mineures au moment
des faits. |
PAUVRES: 50% des femmes
incarcérées vivent en-dessous du seuil de
pauvreté et n'ont pas d'emploi au moment de leur
arrestation. |
DE COULEUR:
46% sont
Noires; 36% sont
Blanches et 14% sont
Hispaniques. |
MERES: Deux-tiers
d'entre elles ont des enfants encore mineurs (soit
56 000 enfants
dont la majorité vit avec leurs grands-parents).
46% leur
parlent au téléphone au moins une fois par
semaine; 45% leur écrivent
et reçoivent des lettres au moins une fois par
semaine mais 9% seulement
reçoivent la visite de leurs enfants. |
NON-VIOLENTES:
On
envoie derrière les barreaux très facilement
des femmes qui n'ont pas de comportement violent
et parfois aucun passé "criminel". Ces
femmes représentent 75% de la
population carcérale féminine (hors Couloir de
la mort). Les femmes incarcérées pour délits
majeurs représentent 14% des détenu(e)s
accusé(e)s de délits violents. |
VICTIMES DE VIOLENCES
DOMESTIQUES: 44% des femmes
ayant maille à partir avec la loi ont été violées
avant de rencontrer des problèmes avec la
justice. 69% ont avoué
avoir été violées avant leur majorité--dans leur
famille, dans leur foyer. Un tiers a été agressé
par un intime; un quart a désigné un membre immédiat
de sa famille. 62% des femmes incarcérées pour
meurtre ont tué un parent, un intime, une
connaissance. Ces chiffres demeurent hélas en
dessous de la réalité, car seulement
une femme sur trois rapporte
avoir subi des violences conjugales. [voir
tableau ci-dessous] |
VICTIMES DE LA DROGUE:
90% des femmes
incarcérées ont une histoire d'accoutumance à
la drogue ou à l'alcool. La "Guerre contre
la drogue" fait des ravages. Là aussi
l'emprisonnement des femmes de couleur a augmenté
de 707% comparé
à 306% pour les
Blanches (période 1985-1995) |
MALADES MENTALES:
A
cause de la carence extrême de soins
psychiatriques dans la société, de l'incarcération
massive de femmes dépendantes de substances
toxiques et du stress dû à la fois aux
conditions d'emprisonnement et aux abus sexuels répétés
perpétrés par les gardiens, les femmes représentent
le pourcentage le plus fort de personnes ayant
sombré dans des maladies mentales derrière les
barreaux. Soit 29% (283 000 femmes)
dans les prisons d'Etat, parmi lesquelles 11% ont
des troubles psychiques très sérieux. A travers
tout le pays, 40% de ces malades ne reçoivent
AUCUN traitement. |
VICTIMES
DE LEUR SEXUALITE: Bien plus
que pour les hommes, la tendance sexuelle des
femmes représente un facteur déterminant dans
leur condamnation. Un sondage effectué auprès
de jurés Américains leur demandant quel facteur
pouvaient les influencer le plus ont nommé
l'orientation sexuelle de l'accusée.(source:
National Law Journal, November 2, 1998) .
Les femmes lesbiennes sont trois fois plus
sujettes à des a priori que les hétérosexuelles.
Lorsqu'elles sont emprisonnées, les lesbiennes
gardées par des hommes, sont les victimes idéales
de tous les abus possibles et menacées de
vengences si elles dénoncent ces abus. Lisez ce TEMOIGNAGE. |
Au 1er
Juillet 2002, on comptait 52 femmes dans les Couloirs de
la mort, soit 1,40% de la population totale des condamés
à la peine capitale. Ces 52 femmes sont âgées de 33
ans à 73 ans.
CRIMINALITE
ET VIOLENCE DOMESTIQUE
*HOMICIDE inclut: le meurtre, l'homicide par
imprudence, et l'homicide volontaire.
De ce tableau,
on tire également les chiffres suivant: Les femmes qui
ont tué des membres de leur famille ou des intimes représentent
60%. 28,3% ont tué leur mari; 1,5%, leur ex-mari. 10,4%
ont tué leurs enfants ou belle-filles/beaux-fils; 6,7%
ont attaqué des membres d'une autre famille. 14% ont tué
leur petit-ami, 31,9 une simple connaissance et seulement
7,2% s'en sont pris à des personnes étrangères.
Depuis 1974, la criminalité violente chez les femmes a décliné
d'environ 25%. La seule catégorie de femmes criminelles
dont le taux n'a pas baissé se situe parmi les mineures.
Les mineures criminelles ont atteint leur pourcentage le
plus bas en 1995, depuis il a monté de 25%.
Chez les hommes, la tendance semble plus forte avec un déclin
d'environ 29%. En 1998, on comptait
approximativement 1 meurtrière pour 77 000 femmes.
Par
ailleurs, environ 148 000 femmes peuplent les prisons. Ce
chiffre a triplé depuis 1985, et l'explosion est surtout
due aux femmes non violentes, détentrices ou dealers de
drogue, sans passé criminel mais expédiées derrière
les barreaux pour des périodes souvent longues.
Elles
sont pour la plupart ( 70%) surveillées par ges gardiens
masculins qui ont le droit de les fouiller, de les
surveiller, nues, lors de la douche et ne se gênent pas
pour les violer ou porter atteinte à leur intimité en
toute impunité. Parmi les détenues ayant été violées
en prison souffrent d'un stress post-traumatique, mais
fort peu de prisons les aident à surmonter ce cap.
Devant
d'incessantes plaintes demeurant sans effet, 12 états
ont fini par adopter une loi interdisant tout rapport
sexuel entre une détenue et un gardien. Il s'agit de
l'ALABAMA, de KENTUCKY, de MINNESOTA, du MONTANA, de
l'OREGON, du NEBRASKA, de UTAH, de la VIRGINIE
OCCIDENTALE et de WASHINGTON.
Récemment la VIRGINIE a introduit un texte similaire
dans sa législation.
Mais en plus des viols, les femmes en prison sont
sujettes à bien d'autres formes de cruautés:
-De manière
générale, la négligence médicale célèbre dans les
prisons Américaines les atteignent en premier.
-Depuis que la population carcérale féminine a augmenté,
les équipes médicales et psychiatriques, en trop faible
nombre, ne peuvent assurer les soins nécessaires voire
basiques. Mais le recours systématique à un personnel
non-qualifié (non inscrit à l'Ordre des Médecins voire
interdit de pratiquer) ne cesse pas.
-En 1996, seulement 47% des femmes emprisonnées avaient
droit à un examen pour déterminer leur état de santé
après leur incarcération
-En 1994, le National Institute of Corrections a estimé
que les services gynécologiques n'étaient en aucune
manière adéquat. Il en résulte, entre autres, de
nombreuses fausses couches.
Seulement la moitié des prisons proposaient aux détenues
des examents dits "de routine" tels que:
mammographies, prélèvements vaginaux --et l'on sait
combien de temps un
détenu qui demande un examen doit attendre.
-L'enchaînement systématique des détenues est une règle
dans les prisons fédérales comme dans le US Marshall
Service. Il existe également dans la plupart des prisons
d'Etat.
L'enchaînement des détenues pendant l'accouchement est
particulièrement dangereux et peut causer de nombreux
accidents, allant de l'hémorragie, à la mort de
l'enfant. Si une césarienne doit être pratiquée, un
simple délai de 5 minutes dans la procédure peut résulter
en importants traumatismes cérébraux sur l'enfant.
Il fallut 9 minutes d'hémorragie et d'insupportables
douleurs à une détenue qui ne parvenait pas à ouvrir
assez largement ses cuisses pour laisser passer le bébé
avant que les gardiens ne reçoivent l'ordre de lui ôter
ses chaînes.
Rien que
dans l'Etat de Californie, à la CORRECTIONAL
CENTRAL FACILITY FOR WOMEN, 17 FEMMES SONT MORTES
EN 2001, 15 EN 2000 et 10 EN 1998. Un rapport
sur les 17 mortes de l'an dernier a bel et bien
été publié. Il a effectivement mis en lumière
la négligence médicale et la responsabilité
absolue de la prison. Pourtant, depuis, rien n'a
changé. Vous pouvez demander à l'ACLU/CALIFORNIE de
porter plainte.
Vous pouvez également lire la terrifiante
histoire de Sherrie
Chapman. |
-Par ailleurs, environ 44% des femmes emprisonnées
dans les prisons Fédérales ont un Baccalauréat ou un
GED contre 39% pour les prisons d'Etat. 29% des détenues
Fédérales ont fait quelques études secondaires --voire
plus, contre 17% pour les détenues des prisons d'Etat.
L'amélioration des études en prison représente environ
19% entre 1976 et 2000. Pour apprécier ces chiffres, il
faut savoir qu'un cinquième de toutes les femmes en
prison a quitté l'école assez tôt.
COMPARAISON
DES SENTENCES ENTRE FEMMES ET HOMMES
MAXIMUM DE LONGEVITE
DE LA SENTENCE |
POURCENTAGE POUR LES
FEMMES |
POURCENTAGE POUR LES
HOMMES |
MOINS DE 36 MOIS |
24,2% |
12,4% |
DE 35 A 59 MOIS |
18,7% |
15% |
DE 60 A 119 MOIS |
20,5% |
22,3% |
DE 120 A 179 MOIS |
11,9% |
13,2% |
180 MOIS OU PLUS |
17,7% |
27,9% |
PERPETUITE
MORT |
7% |
9,2% |
Pourcentage des détenu(e)s
testé(e)s HIV positifs
-Les
femmes sont plus nombreuses que les hommes à être séropositives
(environ 3,5% contre 2,2%); moins nombreuses à abuser de
l'alcool. Lors du délit, Les femmes ont plus tendance
que les hommes à être passées à l'acte sous
l'influence de l'alcool (36% contre 30%), mais moins que
les hommes (22% contre 31%). La tendance s'inverse avec
la drogue (40% contre 32%). Cela dit, à peu près la
moitié des hommes et des femmes se trouvaient sous
l'influence de l'alcool ou de la drogue lors du délit .
-La proportion des femmes incarcérées pour usage de
drogue ne fait qu'augmenter, mais la proportion des détenues
pour les mêmes raisons ayant accès à un traitement de
substitution a décliné de 40% en 1991 à 18% en 1997.
-Les
femmes sont plus nombreuses que les hommes à être séropositives
(environ 3,5% contre 2,2%); moins nombreuses à abuser de
l'alcool. Lors du délit, Les femmes ont plus tendance
que les hommes à être passées à l'acte sous
l'influence de l'alcool (36% contre 30%), mais moins que
les hommes (22% contre 31%). La tendance s'inverse avec
la drogue (40% contre 32%). Cela dit, à peu près la
moitié des hommes et des femmes se trouvaient sous
l'influence de l'alcool ou de la drogue lors du délit .
|
HIV POSITIFS |
EN UTILISANT UNE SEULE
SERINGUE |
EN PARTAGEANT LA MEME
SERINGUE |
FEMMES
(en général) |
3,3% |
6,7% |
10% |
BLANCHES |
1,9% |
? |
? |
NOIRES |
3,5% |
? |
? |
HISPANIQUES |
6,8% |
? |
? |
HOMMES
(en général) |
2,1% |
? |
? |
TABLEAU
RECAPITULATIF DU PROFIL FEMININ EN PRISON (1976 et 1991)
POURCENTAGE DES DELITS GRAVES
ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES (1976 et 1991)

Femmes en prison, page 2
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