Une période suffit aux Olympiques
La tortue chicoutimienne
rate la fin de l'histoire
par Serge Émond
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CHICOUTIMI (SE) - Les Saguenéens de Chicoutimi ont joué leur propre
version du Lièvre et la tortue, hier soir, sur la patinoire au centre Vézina.
Contrairement à la version originale, la tortue n'a cependant pas gagné la course.
Principalement en raison d'une très mauvaise première période, les Saguenéens ont
encaissé un revers de 5-2 face aux Olympiques de Hull dans un match au calendrier de la
Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).
Pendant ces 20 premières minutes, les Saguenéens ont joué comme ils l'ont souvent fait
dans les premières semaines de la saison. Leur jeu a manqué d'émotion et de cohésion,
ce qui a permis aux visiteurs de s'installer sur une priorité de 2-0. Durant la période
en question, les perdants n'ont dirigé que deux lancers sur le gardien Frédéric
Malette.
Les Olympiques ont ajouté un troisième but à leur total au tout début du deuxième
engagement. Ils semblaient alors se diriger vers une petite soirée bien tranquille à
Chicoutimi.
Changement de match
Soudainement, sans raison particulière, le match a changé. Les Saguenéens ont
répliqué avec deux buts rapides. A leur tour, ils ont imposé leur façon de voir les
choses.
Les Chicoutimiens ont dominé le reste de la rencontre. Seul problème, ils n'ont plus
été en mesure de battre Malette.
Comme tout le monde, Martin Daoust n'a pas eu à chercher dans tous les coins du centre
Vézina pour trouver les raisons de ce revers. Il a lui aussi pointé du doigt la
première période.
«Nous avons perdu le match en première période, a signalé le pilote chicoutimien. Ils
ont marqué un but sur un mauvais repli de notre part et un autre pendant qu'ils jouaient
en avantage numérique.»
Les Saguenéens ont mal commencé leur match contre Hull au lendemain d'une performance
digne de mention contre les Tigres de Victoriaville.
«On se satisfait de peu, a repris Martin Daoust. Les gars pensaient peut-être que ce
serait facile. Nous avons une équipe de travaillants. Nous sommes capables de gagner
quand nous travaillons.
«On ne peut quand même pas se satisfaire d'une «victoire consécutive». L'expression
le dit, une seule victoire n'est pas «consécutive». Notre fiche est inférieure à
.500. Il ne faut pas viser la moyenne de .500. Il faut s'appliquer pour gagner match
après match. Nous avions une belle opportunité d'améliorer notre fiche.
«Selon moi, nous sommes sur une bonne séquence depuis quelques rencontres. A l'exception
de celui contre Moncton, nous aurions pu gagner tous les autres matches.»
Occasions
En retard par un seul filet, les Saguenéens ont obtenu quelques occasions d'égaliser les
chances dans la première moitié de la troisième période. Malette a sauvé les meubles
pour ses coéquipiers et les Olympiques ont confirmé leur victoire en marquant leur
quatrième filet à la toute fin d'une pénalité majeure imposée à Roustam
Bakhriddinov.
«La pénalité de cinq minutes a fait mal, a encore noté Daoust. Nous avons pourtant
très bien joué ce quatre contre cinq. Ils étaient complètement coincés. Nous avons
quand même obtenu plus de lancers qu'eux dans les deux dernières périodes.»
Michael Ryder (2), Alexandre Giroux, Paul Spadafora et Radim Varata ont marqué les filets
des vainqueurs devant 1883 personnes.
Mathieu Benoit et Vincent Dionne ont assuré la réplique des Saguenéens.
LE QUOTIDIEN, le samedi 5 décembre 1998