Qui sont les rattachistes ?
Ce sont des personnes qui n'ont pas foi en la Wallonie et veulent en faire
un département français.
Ils pensent que lorsque la Flandre aura acquis son indépendance,
la Wallonie ne pourra pas survivre seule, pas même avec
la région bruxelloise.
C'est faux bien sûr, mais hélas, difficile à leur faire admettre. En fait, les rattachistes le sont par francophilie (qui n'est pas un mal) mais surtout par wallonophobie (qui EST un mal).
Ci-dessous figurait une liste des rattachistes les plus connus. Elle a disparu suite aux pertes électorales de mai 2003 du RWF et de FRANCE et à aux réclamations de certains qui ne supportaient pas de se voir appelés "traîtres à la Wallonie". De toute façon il vaut mieux ne pas leur faire de publicité gratuite.
Cwè çki c' est d' ça po ene sacwè, paret, les raloyisses ?
C' est des djins ki n' croeyet nén a l' Walonreye eyet ki volet fé di nosse payis on dipårtumint francès.
Podbon, c' est des mintes, mins ci n' est nén åjhey d' elzî
fé dire ça. Po dire li vraiy, les raloyisses sont des djins
ki voeyet voltî li France (ci n' est nén ene mwaijhe sacwè) mins i
sont eto walonofobes (et cila, po des Walons, ci n' est nen
acceptåve).
Padzeu gn aveut ene lisse di sacwants pus cnoxhous raloyisses. Ele a stepé evoye paski les raloyisses ont stî spotchîs ås elijhaedjes di Maey 2003 et paski gn a des djins ki n' inmet nen d' esse lomés "traites vindeus del Walonreye". Gn a pont d' avance, fini di fé ene pub gratis po zels.
I pinsnut k' li djou wice ki les Flaminds s' dislaxhront del Beldjike, li Walonreye ni pôrè nén viker tote seule, avou u sins Brussele.
Ces derniers temps, un nombre impressionnant d'hommes politiques, dont
certains furent proches du Rassemblement Wallon, évoquent le
rattachement ou la réunion à la République
française.
Est-ce cohérent de la part de ceux-là même qui se
revendiquaient du fédéralisme intégral et
européen, pacifiste et progressiste, et qui proclamaient haut et fort
que la Wallonie ne retrouverait la prospérité que
lorsque les wallons redeviendraient eux-mêmes ?
Est-ce raisonnable ?
Le régime présidentialiste de Paris, qui n'a signé la
Charte des minorités du Conseil de l'Europe qu'en y faisant acter
l'inexistence de minorités en France, sera-t-il accueillant à
nos populations pétries des libertés locales de la Charte de
Huy, de la Paix de Fexhe, de l'autonomie jalouse de nos maisons de ville et
de nos beffrois?
Quel sera, dans le cas de la dissolution de la Wallonie dans
le pré carré, le sort de Bruxelles, et que restera-t-il de
l'intégration entre francophones de Bruxelles et Wallons ?
L'Europe tournera-t-elle enfin la page des nationalismes, avec son
corollaire, le bellicisme de la première moitié du
vingtième siècle, qui a fait d'elle un cimetière ?
Veut-on réveiller le chauvinisme grand-français, le
pangermanisme, ou d'autres déclinaisons slaves ou latines ?
Peut-on trouver une issue à la crise wallonne en niant sa nature
économique et sociale ?
Des pays comme le Danemark ou même le Luxembourg existent et sont
parfaitement viables, mais le drame des wallingants démissionnaires,
francolâtres, montagnards comme jacobins, dont les visées sont
tellement étroites que leurs regards ne peuvent que fuir vers le
sommet de la tour Eiffel, est qu'ils n'ont jamais fait confiance aux
populations de Wallonie.
(*) Bernard Dorin ancien ambassadeur de France, animant le groupe
France-Wallonie-Bruxelles, qui compte les dirigeants du mouvement «
régionalistes français » Wallonie-France, André
Schreurs et J. Hardy et deux membres « départementalistes » du
Mouvement wallon pour le retour à la France.
Ils sont rejoints en cela par des jacobins nostalgiques de la Belgique des
100 familles, qui après avoir déserté nos terres
wallonnes pour Bruxelles se verraient bien complimenter à
Lutèce avec les honneurs de la Légion ou les Palmes
Académiques.
Les amis de monsieur Bernard Dorin (*) utilisent leurs énergies
à rebaptiser nos provinces en départements, de l'Ourthe ou des
Forêts, alors que d'autres, restés au pays, luttent contre le
déclin.
N'est-ce pas une fuite et une démission que de croire une fois de
plus que le salut viendra d'ailleurs ?
Notre histoire témoigne de l'ouverture, libre ou subie, à tous
les peuples, voisins proches ou lointains, immigrés ou
conquérants. Notre imbrication dans la francité
implique-t-elle un enfermement dans l'hexagone ?
Disparaîtront-ils comme les minorités francophones de Flandre ?
Quel sera le sort de nos compatriotes des Cantons de l'Est ?
L'Europe sera-t-elle un patchwork de territoires épurés
linguistiquement ?
Quelle sera la fécondité de cet apartheid culturel ?
Entre le grand brouet du bazar anglo-américain et le
développement séparé des républiques
ethnocentriques, il y a toutes les riches variétés de
conjugaisons entre les diverses cultures qui ont fait l'immense richesse
humaine de notre sous-continent.
Au secours Grandgagnage, Mockel, Wilmotte, Baussart, Leclercq, vous tous
apôtres de l'aile culturelle et humaniste du mouvement wallon !
La mondialisation aidant, les Renault, Suez, Usinor, Axxa, Total, avec des
salaires ouvriers français inférieurs aux nôtres,
migrent vers des régions sans protections syndicales.
Vont-elles donc recréer chez des milliers d'emplois détruits
dans l'industrie ?
Si l'on observe le sort que Paris réserve à nos voisins de la
région de Champagne-Ardenne, il n'y a rien à nous faire
mousser ou à réveiller nos ardeurs ré-unionistes.
Les hommes d'affaires de Lille se sentent plus concernés par le
commerce avec le plat pays que par la solidarité avec les
francophones.
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Waiburlin : Stéphane Dohet - 2003