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Collision au sol entre deux jumbo jet.

DATE
AVION
VOL
COMPAGNIE
PASSAGER + ÉQUIPAGE // MORT
27 avril 1977
Boeing 747
Vol 4805
KLM
234 + 14 // 234 + 14
27 Avril 1977
Boieng 747
Vol 1736
Pan-Am
380 + 16 // 328 + 7


Le dimanche 27 mars 1977 à l'aéroport de Los Rodeos sur l'île Tenerife (plus grande des îles Canarie, îles au large du Maroc), vers 17:06h, une catastrophe inimaginable vient de se produire. Deux Boeing 747 viennent de se heurter sur la piste du petit aéroport. Avec ses 585 victimes, cette terrible tragédie est celle qui a causé le plus de morts dans l'histoire de l'aviation (Affirmation en date de 2005 et en faisant extraction du 11 septembre 2001). Avant d'entamer le terrible récit de cette tragédie, voici un petit topo sur les deux avions en cause. Les deux avions en cause étaient deux Boeing 747 À L'époque ses avions étaient le summum de la technologie et on n'aurait jamais cru qu'une telle tragédie pourrait survenir. Les deux compagnies en cause étaient KLM, compagnie hollandaise et Pan Am, Compagnie américaine. À bord du Boeing 747-206b de la KLM il y avait 234 passagers et 14 membres d'équipages. Le capitaine était le commandant Van Zanten, un capitaine expérimenté qui faisait la fierté de la compagnie. Le Boeing de la KLM faisait un vol Amsterdam - Las Palmas et devait retourner à Amsterdam par la suite. À bord du Boeing 747-121 du Pan Am il y a 380 passagers et 16 membres d'équipages. Et le commandant et le capitaine Grubbs, lui aussi étant expérimenté! Pour ça part le Boieng du Pan Am faisait un vol Los Angeles - New York, New York - Las Palmas pour finalement se rendre à Paris.

Comment une telle tragédie a pu survenir? Neuf facteurs, causes qui sont mentionnées et souligné dans le récit ci-dessus, ont été identifiés par ceux qui ont enquêté sur cette terrible tragédie. Aucune des neuf causes qui sont ressorties de l'enquête, ne peut expliquer à elle seule cette terrible tragédie. Spécifions que trois pays ont participé à cette enquête, Hollande, États-Unis, puisque c'était les pays des compagnies en cause. Et bien sûr l'Espagne, puisque la tragédie s'est produite sur son territoire! Alors voici un récit des événements de la tragédie. En premier lieu, les deux Boeing 747 qui ont fait les frais de cette catastrophe n'auraient jamais dû se trouver sur le petit aéroport de Los Rodeos. L'aéroport Gando, de l'île voisine, Las Palmas, où devait atterrir l'avion de la compagnie Pan Am et celui de la compagnie KLM était fermé. Fermeture qui était due à une alerte à la bombe et une explosion dans le terminal de l'aéroport. Explosion qui avait eu lieu vers 12:30h. Cette alerte à la bombe devient donc la première cause identifiée dans cette tragédie. L'aéroport Gando étant fermé, tout le trafic est dérouté sur l'aéroport Los Rodeos de l'île Tenerife.

Le déroutage de nos deux gros transporteurs devient la deuxième cause de cette catastrophe. Los Rodeos était un petit aéroport, petit aéroport qui n'était pas nécessairement prêt à accueillir autant de trafic et surtout deux gros porteurs, tels que des Boeing 747. Étant donné que l'aéroport de Los Rodeos ne s'attendait pas à un tel chamboulement, seulement deux contrôleurs aériens étaient en poste ce jour-là. Et les deux contrôleurs aériens en poste pour ce dimanche, n'étaient pas habitués à un tel trafic. Certes, ils étaient entraînés pour faire face aux pires situations, mais non habitués. Évidemment que le déroutage du trafic ne faisait le plaisir de personne, surtout pour nos deux gros transporteurs. Pour les compagnies KLM et Pan Am le voyage avait été long et tous les passagers et l'équipage étaient fatigués. Alors on peut identifier le stress comme troisième cause de cette tragédie inimaginable. Comme l'aéroport était petit on manquait de place pour stationner les avions. De plus que faire lorsqu'il serait venu le temps de faire redécoller tout le monde, ce petit aéroport ne contenait qu'une seule piste de décollage. Et deux des bretelles d'accès à cette piste étaient bloquées par les avions stationnés.

Les deux contrôleurs aériens utiliseront un plan peu banal pour évacuer tout le monde. Les avions devront remonter la piste douze jusqu'au bout et ensuite faire un 180 degré. Les avions seront alignés sur la piste 30 pour un décollage vent debout. Ce plan consiste à faire remonter deux avions à la fois sur la piste douze. Le deuxième avion dégagera la piste pour permettre à la première de décoller. Ce plan audacieux, dans le but d'évacuer le trafic le plus vite possible. Pour le déroutage de nos deux gros transporteurs, le tout s'était bien déroulé. En suivant les instructions des contrôleurs aériens, les deux Boieng 747 s'étaient posé sans problème sur le petit aéroport de Los Rodeos. Les deux avions s'étaient stationnés selon les instructions dans l'attente de la réouverture de l'aéroport de Gando. C'est le Boeing de la KLM qui était arrivé en premier à l'aéroport Los Rodeos. Disons qu'il était arrivé avant celui du Pan Am, donc il aurait la chance de redécoller avant. Avant d'atterrir à Los Rodeos, la capitaine du Boieng du Pan Am avait demandé un circuit en attente au dessus de l'aéroport de Gando. Le Boeing du Pan Am aurait pu tourner au tour de l'aéroport de Gango en attendant sa réouverture. Selon les calculs de l'équipage, le Boeing du Pan Am avait encore du kérosène pour voler facilement deux heures. Mais l'aéroport de Gando étant débordé, l'autorisation leur est refusée. Alors tout le monde se retrouve stationné en sardine sur le petit aéroport de Los Rodeos.

Ne sachant pas la durée de l'attente avant de redécoller, le capitaine Van Zanten du Boieng de KLM décide de faire le plein d'essence. Il se disait que tout le monde voudrait faire le plein à Las Palmas, alors il voulait gagné du temps. Cette décision du capitaine de faire le plein et la quatrième cause à prendre en considération dans cette catastrophe. La capitaine, demande 55 tonnes de kérosène, ce qui a pour effet de rendre l'avion plus lourd aux décollages et causer un plus grand risque d'incendie en cas de collision. Et cette fameuse décision du capitaine Van Zanten va engendrer la cinquième causes de cette horrible tragédie. Le temps de faire le plein de kérosène du gros porteur de la KLM, il faudra compter une demi-heure de plus avant le décollage. Une demi-heure, c'est tout ce qu'il faudra pour qu'un épais brouillard recouvre la piste du petit aéroport. La situation géographique du petit aéroport, cause souvent des brouillards. Pour la cause du brouillard, nous y reviendrons plus tard. Si le capitaine du KLM voulait gagner du temps, c'est qu'il avait peur d'être clouée au sol. Si lui et son équipage dépassaient un certain nombre d'heures de vol, ils devaient être remplacés. Et pour le capitaine pas question de rester une seule nuit à Los Rodeos. Le stress ayant été défini comme une des causes de la catastrophe ne fait ici qu'augmenter.

Le stress va commencer pour les contrôleurs aériens, l'aéroport de Los Palamas vient d'être rouvert (15:00h). Les contrôleurs mettent leur plan à marche pour retourner les avions qui devaient atterrir à Las Palmas. Au début tout se passe bien, les premiers avions quittent Los Rodeos sans difficulté. Maintenant restait la tâche de faire partir les deux gros Boeing 747. Mais tout le monde devra attendre, le Boeing 747 de la KLM faisant le plein d'essence, il bloquait les autres avions. Le Boeing du Pan Am qui était, ne l'oublions pas, atterrit après celui du KLM, devait attendre son tour. Même si le Pan Am n'avait pas de plein de kérosène à faire et qu'il était prêt à décoller, ça ne passait pas derrière le KLM, il manquait quatre mètres. Et avant que le Boeing du KLM puisse décoller, il va falloir ramener les passagers à bord. On avait permis aux passagers du KLM d'aller se rafraîchir dans le terminal. Le temps de ramener tout le monde à bord, cela avait pour conséquence que le brouillard sur la piste était encore plus dense. Brouillard, ayant été identifié comme la cinquième cause de la tragédie. Tout commence à se jouer ici, la procédure pour faire décoller les Boeing 747 est commencée, les deux gros transporteurs remontent la piste douze (17:02h). Le Boeing 747 du Pan Am devra sortir à la troisième bretelle, pour laisser la piste libre pour l'avion de la KLM. Mais rappelons que les deux gros avions roulent un peu à l'aveugle, ils ne se voient pas dans cet immense brouillard.

Pour régler ce problème, il aurait fallu que la tour de contrôle soit munie d'un radar sol. Ce radar aurait permis aux contrôleurs aériens de voir les avions sur la piste en faisant fi du brouillard. Mais comme ce n'était pas le cas, pas de radar sol, la sixième cause vient d'être identifiée sur ce terrible accident. Le capitaine de la KLM et de plus en plus nerveux, il a peur d'être cloué au sol. Mais malgré cela et le brouillard, le Boeing 747 de la KLM remonte la piste douze jusqu'au bout. Rendu au bout le KLM fait un 180 degrés pour s'aligner pour un décollage vent debout. Du côté du Boeing 747 de la Pan Am, il devait suivre l'avion du KLM et libérer la piste par la troisièmes bretelles. Mais l'équipage du Pan Am a de la difficulté à comprendre les directives des contrôleurs aériens, il y a une certaine confusion qui s'installe. Il faut dire que les contrôleurs aériens en place sont espagnols et il parle anglais avec un fort accent. Alors la confusion au niveau du langage qui s'installe devient la septième cause dans cette terrible catastrophe. L'équipage du Pan Am avait demandé plusieurs fois la confirmation de la directive de sortir à la troisième bretelle. Le brouillard et la confusion étant, le Boieng de la Pan Am n'a commencé a quitter la piste qu'à la quatrième bretelle. La troisième bretelle n'étant vraiment pas l'idéal pour qu'un Boeing 747 puisse manoeuvrer, l'équipage du Pan Am a déduit qu'il devait sortir à la quatrième.

Le Capitaine du KLM et prêt a décollé, mais il n'en est pas de même pour son copilote, il manque l'autorisation de route. L'autorisation de route qui donne les directives pour se rendre à destination. L'autorisation de route peut-être donnée vingt minutes avant le décollage et cela est loin de compter pour autorisation de décollage. L'équipage du KLM répète l'autorisation de route et rajoute "nous sommes au décollage". La tour de contrôle demande à l'avion de la KLM de rester en position et d'attendre l'autorisation avant de décoller. L'équipage du Pan Am voit bien que le capitaine de la KLM soit pressé de partir et immédiatement ils appellent la tour pour informer qu'ils n'ont pas quitté la piste. Mais ces deux messages, celui de la tour et celui du Pan Am étant presque simultanés, ils vont s'annuler, causer un bruit inaudible. Ce bruit inaudible dans la cabine de pilotage du KLM, va durer 3.74 secondes. Pendant ces 3.74 seconde les dernières conversations on étaient. 1- Le Pan Am qui a dit être encore sur la piste. 2- La tour qui demande au Boeing du Pan Am de rappeler lorsque la piste sera dégagée. 3- Le Boeing du Pan Am qui confirme, qu'ils vont rappelés dégager! Ces 3.74 secondes de bruit inaudible vont mettre les engrenages finals à cette terrible catastrophe. Donc, le message que l'équipage du KLM doit attendre l'autorisation avant de décoller ne parviendra pas aux oreilles du capitaine Van Zanten. C'est la même chose pour le message que le Boeing du Pan Am et toujours sur la piste, il ne parviendra pas aux oreilles du capitaine Van Zanten. Alors on identifie la huitième cause de la tragédie, la communication qui a fait défaut. Deux messages importants s'annulent, message qui ne parviendra pas aux oreilles du Capitaine du KLM.

De sons côté, le capitaine Van Zanten du KLM était sûr qu'il avait l'autorisation de décoller, le message, d'attendre l'autorisation ne s'étant pas rendu. Le sous-officier de la KLM n'étant pas sur si la piste est libre, demande au capitaine si l'autre Boeing 747 du Pan Am n'est plus sur la piste. N'ayant pas de réponse le sous-officier repose la question. Le pilote hésite est répond oui. Les gaz sont poussés à fond et l'avion de KLM fonce droit sur l'avion de la Pan Am, qu'il va heurter de côté avec l'énergie de ses 300 tonnes. (17:06h) Les dernières paroles du vol de la Pan Am ont étaient: "Le voilà... Regarde son con, cette espèce de con, il arrive! Dégage, dégage!" Quatre secondes plus tard il y avait impact. L'avion de la KLM a heurté celui du Pan Am de côté. L'avion de la KLM a tenté de décoller, mais le train d'atterrissage du KLM a frappé de plein fouet celui du Pan Am. Sur cet impact, l'avion de la KLM est allé s'écraser 250 verges (150m) et a glissé 300 mètres plus loin. La capitaine du Boeing 747 de la KLM étais sûre d'avoir l'autorisation de décoller C'est la neuvième et dernière cause de cette tragédie qui a été identifiée et c'est la plus importante. Le capitaine qui croyait avoir l'autorisation de décoller, alors que ce n'était pas le cas. Après l'impact des deux avions, des pièces ont été projetées dans toutes les directions.

Et comble du malheur, les contrôleurs aériens n'ont rien vu de l'impact à cause du brouillard. C'est un avion en approche, qui a annoncé aux contrôleurs qu'il y avait des débris et de la fumée sur la piste. Il a fallu dix minutes aux secours pour arriver et la braise des flammes à durée deux jours. En s'écrasant, le Boeing 747 du KLM a immédiatement pris feu, ne laissant aucune chance aux 234 passagers et 14 membres d'équipage. Spécifions qu'une passagère avait décidé de ne pas remonter à bord du Boeing de la KLM puisqu'elle travaillait sur l'île de Tenerife. Ce faisant elle devenait la seule survivante du vol de KLM. Pour le Boeing du Pan Am, les dommages sont considérables. Une bonne partie de la toiture du Boeing et arrachée et le feu commencent à courir. Sur les 16 membres d'équipages 9 vont survivre. Deux membres de la compagnie qui était dans la cabine de pilotage vont aussi survivre. Du côté des passagers, 61 sur les 380 vont survivre. Par contre neuf vont mourir plus tard, suite de leurs blessures. Donc au total de cette terrible tragédie, il y a eu 583 morts. Rappelons que neuf causes ont été identifiées pour cette terrible catastrophe. (Causes, facteurs qui sont écrits en rouge et caractère gros dans le récit ci-dessous. Elles sont aussi listées plus bas pour un résumé plus bas.) Et la principale cause, le capitaine Van Zanten qui croyait avoir l'autorisation de décoller, mais il ne l'avait pas. Pourquoi il croyait avoir l'autorisation, Van Zanten à apporter le secret dans sa tombe. Depuis cette terrible catastrophe des mesures ont été prises pour que cela ne se reproduise pas. Radar au sol, meilleure communication...

Résumé des neuf causes, facteur qui a été défini lors de l'enquête.

1 - Alerte à la bombe.
2 - Détournement du trafic.
3 - Stress, Stress.
4 - KLM, plein d'essence.
5 - Brouillard sur la piste.
6 - Pas de radar sol.
7 - Confusion, langage.
8 - Communication qui s'annule.
9 - Capitaine du KLM qui était sur d'avoir l'autorisation de décoller.


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