"The Guide for Nerds who have nothing better to do" |
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20 OCTOBRE 2001 TELE C'est un dessin animé pour les enfants et c'est ce qui est arrivé de mieux au cartoon U.S depuis le Batman de Timm. Explications... Après avoir créé deux épatantes séries devenues des hits instantanés aux U.SA ("Dexter's Laboratory" et "Powerpuff Girls"), le producteur Genndy Tartakovsky s'attaque au fantastique en costumes avec SAMURAI JACK, un feuilleton diffusé depuis quelques semaines sur Cartoon Network et qui décrit les aventures d'un samourai voyageant dans le temps. Tout ce qui a fait jusqu'ici la force des productions Tartakovsky (humour cinglé, message humaniste, surréalisme pop, hommage aux grands dessinateurs des sixties) est toujours présent, mais avec cette fois une vision de l'action ébourriffante, s'inspirant très ouvertement de tous les principes du cinéma de sabre nippon. Le résultat se situe quelque part entre le meilleur de Jay Ward et du Tezuka des années 60, et c'est du coup la serie à montrer absolument à vos petits neveux : une vraie initiation au cinéma de genre à l'usage des bambins ! Pour en savoir plus, allez faire un tour sur le Site de la Serie. Enjoy! DVD Rassemblés par les cinglés de Network Video dans ce DVD très rigolo, voici 150 films d'informations diffusés dans les années 70 à la télévision anglaise. On y voit des stars oubliées de la perfide Albion nous expliquer comment mettre sa ceinture de sécurite, éviter de fumer des cigarillos dans les hopitaux, vérifier ses pneus sous peine d'emplafonner la mini dans un platane, ou apprendre à nager à la piscine municipale la plus proche. Il y a aussi de jolis dessins animés, dans lesquels de gentils petits ecureuils se font écraser par le camion du marchand de glaces et des marins imprudents vont écluser des bières dans des pubs, pendant que les gardes côtes les recherchent. C'est évidemment le truc le plus con du monde, mais aussi une belle apologie du laid-beau cher à maitre Dionnet. La compilation idéale à contempler d'un oeil torve, très tard dans la nuit, au retour du Cocktail Bar, donc. Pour en savoir plus, cliquez ici, fellas. JOUJOUX Reprenant le principe des "Kubricks", ces figurines japonaises entre les Lego-men et les Playmobils, voici un set de petits personnages inspirés du LEGEND OF ZU de Tsui Hark! Fabriqués à Hong Kong, ces joujoux sont devenus des collectors absolus et une semaine après la sortie du film, il était déjà quasiment impossible de mettre la main dessus. Les figurines sont à vrai dire un peu foireuses au niveau des finitions (délicieusement Hong Kong, donc) mais franchement, que le délicat conte philosophique de Tsui ait inspiré ce genre de choses est déjà une idée suffisamment tarée pour qu'on se précipite sur ces produits dérivés. Pour voir ça de plus près, cliquez ici, Zu-fans! LIVRE Couronné par le Grand Prix du roman noir à Cognac, "Un Nommé Peter Karras" est le roman idéal pour entrer dans l'univers de George Pelecanos, le meilleur auteur de polar d'aujourd'hui. Situé à Washington, comme la majorité de l'oeuvre du bon George, le livre suit l'amitié entre deux fils d'immigrés, un grec et un italien, de 1933 à 59. Très proche d'un Crumley dans sa parfaite définition des personnages comme dans la construction, Pelecanos construit au fil des bouquins un univers très cohérent (les livres se répondent et se complètent) qui forment un saga hyper attachante, quelque part entre Tarantino et Jim Thompson. Il y a pire référence et le garçon est donc définitivement le chouchou du gang. Si ce n'est déjà fait découvrez-le, vous nous en direz des nouvelles...(edite en francais chez Murder Inc.) DVD Tablant sur l'amour des hongkongais pour la pop culture nippone et en particulier le phénomène récent du Para Para (de la danse synchronisée sur de la muzak à hurler), Jingle Ma, toujours prompt à faire des bêtises, met en scène PARA PARA SAKURA, une bluette édifiante, sortie cet été en salles à Hong Kong, qui réunit Aaron Kwok et Cecilia Cheung... L'histoire est grandiose, puisque nous suivons ici l'éducation sentimentale d'un gentil daltonien professeur d'aérobic (Aaron Kwok, immense) qui exprime ses émotions en dansant sur des autos. C'est beau. Résultat : mieux qu'une simple série b à l'eau de rose, le film s'affirme des ses premiers plans comme un irrésistible monument psychotronique, mélangeant le clinquant de la canto pop à l'univers des "musicals" indiens. La réalisation est à la mesure du projet, c'est à dire jouissivement grotesque et met ainsi en valeur un script absurde, dont la plus belle séquence reste la séance d'initiation au triolisme d'Aaron Kwok, dans laquelle un gentil co-locataire propose à notre daltonien préféré de l'introduire dans le vase non idoine, comme dirait mon ami Charlie. Instant Classic!
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