Comme une eau

qui

chemine

 

 

médaille d’Argent

XXVème grand concours international 1994

de l’Académie Internationale de LUTECE

 

 

Pierre GRAND’EURY

 

 

http://monsite.wanadoo.fr/poesiepge/

 

 

 

Table des poèmes

 

Comme une eau qui chemine 4

Si ton âme 5

Poème 6

Ne serait-ce qu’une fois 7

Naissance 8

Harmonie 9

Dire Dieu 10

Juger 12

Naissance d’un amour 13

Comme un oiseau qui chante 14

Apesanteur 15

Que justice soit faite 16

Poussière d’anges 18

Douloureuse impuissance 19

Larmes de cristal 21

Feu d’artifices 22

Feu d’or à MOOREA 23

L’enfant à la rose 24

Dans le silence de la nuit 25

Puits d’étoiles 26

Arrête ton pas 27

Impressionnisme 28

L’âme du violon 29

Terrible liberté 30

Aimer 31

Par un soir sans lune 32

Boscodon 33

Dessine-moi l’Amour 34

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvrir sa porte 35

Le phare d’OUESSANT 36

Terrestres splendeurs 37

Au creux 38

Insondable inconscience 39

Nocturne 40

Lève-toi et marche 41

Le temps qu’il faut 42

Au fil du destin 43

Et incarnatus est 44

Subtil parfum 45

L’archer de Dieu 46

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme une eau qui chemine

 

Comme une eau qui chemine

Dans le grès

Dans le sable

En filet

En nappe

Pour émerger en source vive

Au travers de nôtre âme

Façonnée

Par les échecs

Par les joies

Par la vie

La pensée diffuse

Pour émerger en poème

Venue du ciel

L’eau alimente la source

La pensée devient poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si ton âme …

 

Si ton âme se griffe

Aux épines du destin .

Si ton âme s’essouffle

A chercher l’idéal

Si ton âme se délite

Sous les coups du chagrin

Si ton âme se perd

Dans les affres du doute

Si ton âme se meurt

Par manque d’espérance

Si ton âme s’assèche

Dans un monde sans amour

Laisse reposer ton âme

A l’ombre d’un poème !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poème

 

 

Poème

Musique du cœur

Mêlant ses harmoniques

Au vacarme du monde

 

Poème

Pont jeté sur la haine

Pour apporter à l’Autre

Une brassée d’amour

 

Poème

Souffle pur entraînant

Au fil du temps

Les ailes de l’esprit

 

Poème

Havre de fraîcheur

Pour les âmes brûlées

Au mal de ce monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne serait-ce qu’une fois !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Source d’eau pure

Distillant son aloi

Dans l’océan impur !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Abri dans la nuit

Pour des hommes aux abois

Quand sonne l’hallali !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Phare brillant

D’Amour , de Paix , de Joie

Pour un monde souffrant !

Ne serait-ce qu’une fois

Être espoir sur la route

De l’Homme en désarroi

Que taraude le doute

Ne serait-ce qu’une fois

Être Feu pétillant

Pour tous ceux qui ont froid

Et s’en vont grelottant !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Roc pour tous ceux

Qui plient sous le harnois,

N’ont pas confiance en eux !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Saint , une seconde ,

Pour transcender en soi

Toute douleur du monde !

Ne serait-ce qu’une fois

Être Etoile dans le ciel

Qui , tel l’éclair , flamboie

Au nom de l’Eternel !

 

Naissance

 

Divine innocence

Comme neige immaculée ,

Perle de pur cristal

Venue de l’Univers !

A la face du monde

Tu rayonnes la lumière

Par un acte d’amour

Tendrement allumée !

Tu pousses ton premier cri

A la première seconde .

Tu t’offres sans défense

Au monde impitoyable !

Tu attends , impuissant ,

Une main secourable .

Ta souffrance s’ajoute

A la misère du monde !

De l’insondable nuit

La Vie a émergé .

Sur l’Enfant nouveau-né

Rayonne le soleil !

Frêle enfant , tel l’esquif

Sur la mer démontée ,

Tu affrontes la vie

Au seuil de l’aube blanche !

 

 

 

 

 

 

 

 

Harmonie

 

Harmonie

Des cœurs

Vibrant d’un même amour !

 

Harmonie

Des corps

Dans un même abandon !

 

Harmonie

Des âmes

Dans une même communion !

 

Harmonie

Des couleurs

Au soleil levant !

 

Harmonie

Des voix

Dans un glorieux Alléluia !

 

Harmonie

De l’infiniment petit

Dans l’infiniment grand !

 

 

Beauté !

Amour !

Harmonie !

 

 

 

Dire Dieu !

 

 

Dire Dieu

Quand le soleil transcende la nuit

Dans un perpétuel éblouissement .

Dire Dieu

Quand les champs s’arcenciellent

En de féeriques embrasements

Dire Dieu

Quand un enfant s’abandonne

En de doux babillages

Mais aussi

Dire dieu

Quand des hommes torturent à mort

D’innocentes victimes

Dire Dieu

Quand des hommes souillent à jamais

Des enfants innocents

Dire Dieu

Face aux pires atrocités

Dont sont capables les hommes

Dire Dieu

Quand il n’y a plus d’espérance

Dans un monde décadent

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dire Dieu

Aux souffrants

Aux handicapés

Aux paumés

Aux affamés

Aux plus pauvres

Aux désespérés

Aux agonisants

Aux assassins

 

Dire Dieu

A ceux qui ont soif de Dieu

 

Dire Dieu

A ceux qui tuent Dieu !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Juger

 

 

Au nom de qui ,

En fonction de quoi ,

Juger ?

Que celui qui n’a jamais ..

 

 

Honneur de l’Homme

Dans sa faiblesse

Qu’il reconnaît ..

 

 

Grandeur de l’Homme

Dans son humilité

Qui le rend apte

A pardonner !

 

 

 

Un seul jugement ...

Le dernier !

 

 

 

 

 

 

 

Naissance d’un amour

 

A ton premier sourire

Mon âme a chaviré !

Un adagio sublime

A accordé nos cœurs

Sur des notes écloses,

Comme d’un bouquet les fleurs ,

Sous l’archet du soleil

La Pastorale est née ..

Ta présence me trouble..

J’imagine ton corps

Sous ta robe très sage !

Du désir de l’aimer ,

De ma nature d’homme ,

De sa rugosité ,

Je conserve l’image !

Ta pudeur de femme

Modère mes ardeurs ..

D’un baiser passionné

Tu me donnes ton cœur ..

L’écume de la mer

Vient mourir sur la plage

Avant que d’épouser

La courbe de ton sein ..

De ta virginité

J’aborde les rivages ..

Tu m’as offert ton corps

A l’aube d’un matin !

 

 

 

Comme un oiseau qui chante …

Je suis comme un oiseau

Qui chante dans un buisson d’épines !

Jean XXIII

Comme un oiseau qui chante

Dans un buisson d’épines ,

Comme une feuille d’acanthe

Sur un amas de ruines ,

Que ne suis-je clarté

Dans l’éternelle nuit ?

Que ne suis-je pureté

Dans l’ignoble infamie ?

Que ne suis-je cristal

Dans un monde hideux ?

Que ne suis-je santal

En de putrides lieux ?

 

 

Comme un oiseau qui chante

Dans une cathédrale ,

Comme une feuille d’acanthe

Résistant au mistral ,

Être ce bel atlante

Qui s’appuie sur le mal

Pour étreindre le ciel !

 

 

 

 

 

 

 

 

Apesanteur

 

 

Comme en haut d’une boucle

Où l’apesanteur

Immatérialise le corps ,

Dans le silence de son cœur ,

Dans le recueillement ,

 

S’arracher un instant

A la pesanteur du mal !

 

Laisser son âme

S’abandonner

A l’apesanteur mystique !

Pour

N’être plus soi-même !

Sublimer l’impalpable !

Goûter à la béatitude !

Entrevoir l’éternité !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Que justice soit faite

 

 

Larmes d’hommes torturés

Pour déni de justice ;

Larmes d’enfants blessés

Où perle la souffrance ;

Larmes de filles violées ,

D échirures d’innocence ;

Larmes de l’humanité

Pour son silence complice !

 

 

Ces larmes qui ruissellent

Deviennent océan .

Sous le vent de la haine

Se forme la tempête .

Les flots tonitruants

Exhalent de leur crête

Des remugles fétides ,

Immondes et puants .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour tous ces martyrs ,

Pour toute l’humanité ,

 

Il faudra bien qu’un jour

Justice soit rendue !

Il faudra bien qu’un jour

L’Amour soit triomphant !

Il faudra bien qu’un soir

Le Mal soit confondu !

 

 

Alors ..

Ces larmes deviendront

Etoiles au firmament !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poussière d’anges !

 

 

Cet enfant déchiqueté

Par l’obus !

Cet enfant victime

D’un sadique !

Cet enfant massacré

Dans une guerre absurde !

Cet enfant mort de faim

Sur une terre asséchée !

Tuer un enfant !

Laisser mourir un enfant !

 

 

Je sais maintenant pourquoi

Dans la plus noire des nuits

Brillent autant d’étoiles

Qui sont poussière d’anges !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Douloureuse impuissance

 

 

J’écoute dans la nuit

Le fracas du silence !

Les cris de l’angoissé

Bousculent ma quiétude.

Les plaintes des enfants

Tombés en esclavage

Ebranlent les fondations

De mon indifférence ..

J’écoute dans la nuit

Le fracas du silence !

L’égaré qui se cherche

Parmi la multitude .

L’interné dans sa geôle

Qui meurt de solitude .

 

Votre existence même

Agresse ma conscience !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis-je dormir en paix

Devant tant de misère ?

Ecouter suffit-il

A la place de faire ?

Que mon cœur à jamais

Ne devienne endurci !

 

Que puis-je faire pour vous,

Mes frères malheureux ?

Qu’au moins je ne fuis pas

Le fracas de vos cris ..

Que mon âme s’attache

A la douleur de Dieu !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Larme de cristal

 

 

 

 

Par la plus noire des nuits ,

Je me penchais sur la margelle

D’un puits profond ..

 

Un point d’or

Scintillait

Sur l’eau glauque ,

Reflet tremblant

D’une étoile !

 

 

Dans la pire des noirceurs

De l’Homme ,

Il y aura toujours

Une larme de cristal

Pour perler de son cœur !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Feu d’artifices

 

 

J’en au vu des fusées

Qui bondissent vers le ciel ,

Tissant dès le départ

Leur trajectoire de feu

Pour se fondre au néant !

J’en ai vu des fusées

Qui filigranent la nuit

Pour n’éclater , enfin ,

Qu’au sommet de leur gloire

Et devenir étoiles !

J’en ai vu des fusées ,

Plastronnant bruyamment

Pour ne livrer au monde

Qu’une pâle lueur

Enrobée de fumée !

 

La Vie est un feu d’artifices !

Fusée est notre corps !

Avant de rejoindre la terre ,

Il propulse notre âme

Dans le mode des étoiles

Ou .. celui des trous noirs !

 

 

 

 

 

 

 

 

Feu d’or à MOOREA

 

 

 

Haapiti s’embrase ..

Le soleil couchant

Projette ses feux d’or

Sur les nuages d’argent ,

Illuminant les flots

Qui se donnent au ciel

Dans une flamboyante extase .

 

Plus rien ne sépare

L’onde de l’éther

La matière de l’impalpable

Le concret de l’irréel

 

Plus qu’un ne font

Les corps et les âmes

De deux êtres qui s’aiment

Quand il fait or sur MOOREA !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’enfant à la rose

 

 

Pourquoi chercher ailleurs

Quand la beauté du monde

Sous le soleil naissant

Se condense en rosée !

Pourquoi chercher ailleurs

Quand l’Amour du monde

Dans ce visage prend

L’éclat de la pureté !

Pourquoi chercher ailleurs

Quand la vie du monde

Resurgit dans l’enfant

Porteur d’éternité !

 

 

Ne cherche pas ailleurs ..

L’essence de la Vie ,

Elle est là , toute proche ,

Dans ce visage d’enfant

Souriant à la rose !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le silence de la nuit

 

 

 

Dans le silence de la nuit ,

Laisser son corps vibrer

Aux ondes du cosmos !

 

Dans le partage avec l’Autre ,

Laisser son coeur s’ouvrir

Au souffle de l’Amour !

 

Dans la méditation ,

Laisser son âme participer

A la divine Parousie !

 

Dans l’humilité ,

N’être plus matière

Pour devenir esprit !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puits d’étoiles

 

Je viens puiser

Au bord d’un poème

L’eau pure et fraîche

Qui capture mon âme

 

Cette force retrouvée

Est comme la margelle

Sur laquelle se repose

Mon cœur endolori !

 

Refusant la béance ,

Mon corps reste attiré

Par l’aimant du destin

Qui s’enfonce dans le noir !

 

Je sais qu’un jour ce corps

Basculera dans le vide ,

Eclaboussant le ciel

De gouttelettes d’âme !

 

Pour les cœurs asséchés ,

Les poèmes sont des puits

D’où jaillissent des étoiles !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrête ton pas

Arrête ton pas

Au bord du chemin

Pour écouter le bruissement

De l’univers !

 

Arrête ton travail

Au creux de la sueur

Pour écouter la plainte

De ton coeur !

 

Arrête ton angoisse

Aux marches de la souffrance 

Pour écouter la misère

De l’Autre !

 

Arrête ton désir

Aux rives de son corps

Pour écouter sa complainte

D’amour !

 

 

Alors tu sauras

Arrêter ta vie

Au passage de la mort

Pour écouter le chant

De l’immortalité !

 

 

 

Impressionnisme

 

Cette tache d’or

En plein coeur de la toile ,

C’est le soleil

Qui réchauffe notre corps !

Cette traînée de mauve

Aux larmoyantes coulures ,

C’est la douleur poignante

Qui étreint notre coeur !

Ce ruissellement rouge

Qui agresse le regard ,

C’est le sang répandu

Dans un monde violent !

Jour après jour ,

Les touches de couleur

Constellent la toile

De notre vie !

Quel format propose le Peintre ?

Parmi l’or , le mauve , le rouge ,

Quelle douleur dominante retenue ?

Une fois achevée ,

L’œuvre s’apprécie

Avec du recul !

Quand le recul est pris ,

Impossible

De faire des retouches !

Il est trop tard

Pour reprendre sa vie !

 

 

 

 

L’âme du violon

 

Le violoniste

Sculpte son vibrato

Dans le marbre

De son émotion !

 

Au creuset de sa main

Se forge l’airain

Qui résonne

Sous l’archet !

 

Ce vibrato lancinant

Qui me bouleverse !

Cette sonorité flamboyante

Qui m’exalte !

 

 

Mystérieuse alchimie

De l’âme du violon

Qui me fait communier

A l’âme de l’artiste ..

 

 

 

Plume du poète ..

Âme du violon ..

 

 

 

 

 

 

Terrible liberté

 

 

Terrible liberté

Que de pouvoir tuer ..

 

Terrible liberté

Que de pouvoir violer ..

 

Terrible liberté

Que de pouvoir salir ..

 

Terrible liberté

Que de pouvoir mentir ..

 

 

 

Terrible liberté ,

Qui nous est accordée ,

Que de pouvoir choisir

De commettre le pire ,

Pour avoir refusé ,

Plus ou moins consciemment ,

De laisser irradier

Notre cœur de diamant !

 

 

 

 

 

 

Aimer

 

Aimer l’aube naissante

Promesse d’avenir,

De la nuit finissante

Perdant le souvenir ..

 

Aimer voir émerger ,

De cette brume froide ,

Sur l’horizon courbé ,

Le feu des rayons roides ..

 

Aimer , chaque matin ,

Cette vie qui renaît ,

L’odeur du romarin

Qu’effleure le sansonnet ..

 

Aimer , donner la vie ,

Transcender le désir

D’un corps inassouvi

Qui se rend et soupire .

S’accrocher à l’amour ,

Même en plein désespoir ,

Aimer, jour après jour ,

Du matin jusqu’au soir ..

 

Aimer à la folie ;

Donner , par un sourire ,

Un sens à l’agonie ..

Aimer à en mourir !

.

 

 

 

 

 

 

Par un soir sans lune

 

Par un soir sans lune

Je contemple le ciel .

 

Que c’est beau un astre

Dans son écrin de nuit !

 

Beau comme un diamant illuminé ,

Dans la pénombre du présentoir ..

 

Beau comme le cœur pur d’un enfant

Dans un monde décadent .

 

 

Il faut

La noirceur du ciel,

La pénombre de l’écrin ,

Le mal du monde ,

Pour découvrir

L’éclat de l’astre ,

L’eau du diamant ,

La pureté de l’enfant .

 

 

 

 

 

 

 

 

Boscodon

 

Une abbaye ,

Croix de pierre

Au creux du torrent ..

 

Une voûte ,

Arc de pierre

A l’écho de ton chant ..

 

Un autel ,

Simple pierre

Pour le pain de la vie ..

 

 

 

Mon âme ,

Au poli de la pierre ,

Effleurant l’infini ..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessine-moi l’Amour !

Cette belle fille

Qui fait battre mon cœur ?

Le caoutchouc !

Cette excitation indéfinissable

Qui fait rosir mon teint ?

Le caoutchouc !

Cet émoi merveilleux

Qui s’empare de mon être ?

Le caoutchouc !

Cette envie de caresser

D’un sein naissant le contour ?

Le caoutchouc !

Mais enfin ,cette attirance

De deux cœurs qui .. ?

Le caoutchouc , te dis-je !

Le caoutchouc !

 

Sur la Nouvelle planète,

Le Renard, Malin ,

Demanda au Petit Prince :

«  dessine-moi l’Amour « 

Alors ,

Le Petit Prince dessina ..

Un préservatif !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouvrir sa porte

 

Ouvrir sa porte

A l’Autre !

Ouvrir son cœur

A l’Amour !

Ouvrir son corps

A la béatitude !

Ouvrir sa vie

Sur l’immortalité !

 

S’ouvrir

A son destin d’Homme ,

Pour ne pas se fermer

Sur le Néant !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le phare d’Ouessant

Amour , Amour ,

Crie le phare d’Ouessant

Face à l’océan de haine !

Paix , Paix ,

Proclame le phare d’Ouessant

Face à l’océan de violence !

Pardon ,Pardon ,

Supplie le phare d’Ouessant,

Face à l’océan d’intolérance !

Je suis , Je suis ,

Prouve le phare d’Ouessant

Face à l’océan de doute !

Lumière , Lumière ,

Irradie le phare d’Ouessant

Face à l’océan d’obscurantisme !

Espoir , Espoir ,

Entretient le phare d’Ouessant

Face à l’océan de désespérance !

 

Je sais que

Le phare d’Ouessant

Est ancré dans le roc

Pour résister à jamais

Au mal du Monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terrestres splendeurs

 

 

S’attacher , s’avilir

Aux terrestres splendeurs !

Y prendre du plaisir

Avant d’en être esclave !

Au cadrant du malheur

Compter les heures graves !

 

 

 

Aspirés par l’abîme ,

Contre toute espérance ,

Dans un élan sublime

D’indicible confiance ,

Se révolter , un jour ,

Pour retrouver en soi

Le feu de Son amour ,

La raison de sa foi !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mon épouse Françoise

 

Au creux

 

 

Au creux de ton sourire

J’ai trouvé la fraîcheur

 

 

Au creux de ton épaule

J’ai trouvé la douceur

 

 

Au creux de ton corps

J’ai trouvé la pudeur

 

 

Au creux de ton amour

J’ai trouvé le bonheur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Insondable conscience

 

La conscience de l’Homme

Est comme un puits

Que ce dernier contemple

Du haut de son orgueil .

 

Il a peur d’y plonger ,

N’ose sauter le pas ,

En contourne la margelle

Pour ne pas s’y mouiller ,

Cœur asséché fuyant

L’eau qui désaltère !

 

Quand , enfin , il consent

A rejoindre le tréfonds ,

A rentrer en lui-même ,

Il découvre , étonné ,

La fraîcheur qui ranime ,

La pureté qui vivifie ,

L’eau qui sanctifie !

 

 

Et son âme retrouve

La voie de sa conscience

Qu’alimente l’Amour !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nocturne

 

 

 

Arpèges d’un nocturne

Ruisselant sur mon âme !

 

Chacune de vos notes

Est une étoile d’or

Qui brille pour un homme

A l’écoute du soir !

 

 

 

Le cœur dans les étoiles ,

S’abandonner au rêve

 

 

 

Et mourir un instant

A la beauté du monde !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lève – toi et marche !

 

Quand tout paraît perdu ,

Le cœur désespéré ,

Rejeté , méconnu ,

Se lever et marcher !

 

Quand tout est dénuement ,

Pour le pauvre , égaré ,

Affamé , sans argent ,

Se lever et marcher !

 

Quand tout n’est que souffrance

Pour l’homme torturé ,

Victime d’intolérance ,

Se lever et marcher !

Quand tout n’est que désert

Pour toi qui veut parler

Au monde qui se perd ,

Se lever et marcher !

 

 

Vois «  Lève-toi et marche »

S’inscrire en lettres d’or

Sur le marbre de l’Arche

Et tu vaincras la Mort !

 

 

 

 

 

 

 

 

Le temps qu’il faut …

 

 

 

Le temps qu’il faut

Au burin de l’Amour

Pour ciseler

Le cœur de l’Homme

A l’effigie du Christ !

 

 

Le temps qu’il faut

A l’aimant de l’Amour

Pour arracher

Le corps de l’Homme

A la mort par le Mal !

 

 

 

Le temps qu’il faut

Au feu de l’Amour

Pour forger

L’âme de l’Homme

Sur l’enclume de la Vie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au fil du destin

 

Telle une rivière ,

Dans un doux gazouillis ,

Serpentant dans les pierres

Qui habitent son lit ..

Tel un torrent alpin

Ciselant les rochers

Pour graver son chemin

Dans des flancs escarpés ..

Tel un fleuve puissant ,

Majestueux , royal ,

Rejoignant l’océan

Dans un bouquet final ..

La vie s’écoule !

 

 

 

Fleuve , torrent , rivière ?

A la grâce de Dieu ,

Inexorablement ,

Tel un fétu de paille

Emporté par l’eau vive ,

S’abandonner , confiant ,

Au fil de son destin !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et incarnatus est !

( messe eu UT mineur de MOZART )

 

 

Et incarnatus est ..

Cette voix d’or

Qui naît du silence

Pour épouser la voûte ,

Croix de pierre !

 

Cette note d’argent

Qui perle de l’archet

Pour se fondre à l’or

Et devenir vermeil !

 

Cathédrale pour le Monde ,

Cette croix de vermeil

Envoûte et appelle

L’homme à naître !

 

Et incarnatus est !

 

 

La cathédrale se vide …

La voix s’éteint …

 

 

Mais cette croix , à jamais ,

Brillera pour Toi ,

Car Il s’est fait chair !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Subtil parfum

 

 

 

 

Comme un parfum subtil

Qui s’abandonne au vent ,

L’amour que l’on distille

A l’odeur de l’encens !

 

 

 

Transcender son destin

En laissant, derrière soi ,

Flotter , tel un parfum ,

Une écharpe de soie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’archer de Dieu

 

 

En laissant cette plume

Errer sur le vélin ,

C’est un peu de moi-même

Que je donne à ton cœur !

Si j’ai pu , par ces mots ,

En toute modestie ,

Faire vibrer ton âme ,

Tu m’en verras comblé !

Un poème , n’est-ce pas ..

Un message qu’on lance ?

Un souffle de son être

Que l’on confie au vent ?

Le soin qu’on y apporte

Est comme une élégance !

Si cette poésie

Fut source d’espérance ,

Si quelques rimes ont pu

Soulager ta souffrance ,

Si la musique des mots

Enchanta ton oreille ,

 

Alors , je fus l’archer ,

Tirant des traits de feu ,

Qui aura su transmettre

A l’Ami inconnu

Une étincelle de Dieu !,

Prix et autres récompenses

attribués à Pierre GRAND’EURY

sociétaire de : - l’Académie des Poètes Classiques de France

l’Académie Internationale de lutèce

la Société des poètes français

 

 

- médaille d’Argent : 25 ème grand concours international 1994

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

pour les recueils

Pierres de cathédrale et Comme une eau qui chemine

( vers libres – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

- médaille de Vermeil : 26 éme grand concours international 1995

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

pour le recueil

Au fil du cœur

( vers libres – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

- médaille d’ Or : 27 éme grand concours international 1996

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

et le Prix d’honneur au grand concours littéraire international 1999

de l’Académie Poétique et Littéraire de Provence

pour le recueil

la Sulamite

Poèmes lyriques d’après «  le Cantique des cantiques « 

( poésie classique – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

promotion au mérite poétique 1999 ( plaquette de bronze ) de l’Académie

des Poètes Classiques de France

 

médaille d’ Or - coupe de Lutèce : 31 ème grand concours international 2000

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

et Prix Miréio DORYAN de l’Académie des Poètes Classiques de France

pour le recueil

Dans l’argile du temps

Je pétris mon chemin

Dieu cisèle l’Amour

( poésie classique – illustration par Françoise GRAND’EURY )

 

 

 

 

 

 

 

médaille d’OR - Prix Martin SAINT-RENE ( dit le PRINCE des POETES )

2003

de l’Académie des Poètes Classiques de France

pour le recueil

 

Au fil de la vie

( poésie classique – illustrations de Françoise GRAND’EURY )

 

 

 

 

 

 

Prix et autres récompenses

attribués à Pierre GRAND’EURY

sociétaire de : - l’Académie des Poètes Classiques de France

l’Académie Internationale de Lutèce

 

- médaille d’Argent : 25 ème grand concours international 1994

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

pour les recueils

Pierres de cathédrale et Comme une eau qui chemine

( vers libres – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

- médaille de Vermeil : 26 éme grand concours international 1995

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

pour le recueil

Au fil du cœur

( vers libres – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

- médaille d’ Or : 27 éme grand concours international 1996

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

et le Prix d’honneur au grand concours littéraire international 1999

de l’Académie Poétique et Littéraire de Provence

pour le recueil

la Sulamite

Poèmes lyriques d’après «  le Cantique des cantiques « 

( poésie classique – illustration Françoise GRAND’EURY )

 

 

médaille d’ Or - coupe de Lutèce : 31 ème grand concours international 2000

de l’Académie Internationale de Lutèce – Paris

et Prix Miréio DORYAN de l’Académie des Poètes Classiques de France

pour le recueil

Dans l’argile du temps

Je pétris mon chemin

Dieu cisèle l’Amour

( poésie classique – illustration par Françoise GRAND’EURY )

 

promotion au mérite poétique 1999 ( plaquette de bronze ) de l’Académie

des Poètes Classiques de France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Achevé d’imprimer en Décembre 1993

sur les presses de l’Imprimerie 5000

ZA des Eyssagnières – 05000 GAP

 

 

Dépôt légal : 4ème trimestre 1993 – N°25377

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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