LES ORDINATEURS A LA RADIO ! Non non, je ne veux pas parler ici des émissions de radio sur les ordinateurs comme il en existe (expérience plus ou MOINS heureuse, d'ailleurs). Houlà non. Rien à voir. Mon idée se situe plutôt par rapport aux fils. Les fils, vous en avez des km, ces trucs machins qui relient les bidules aux choses, et il y en a rapidement plein la piece pour peu que vous vouliez connecter votre ordinateur à un autre ordinateur, ou à n'importe quoi d'autre d'ailleurs. Des fils partout, on ne sait plus ou ils vont, s'ils sont branchés, et votre mère ou femme râle parce qu'il est impossible de passer l'aspirateur. Oui bon, mais on ne peut pas supprimer les fils, me direz-vous. Eh bien, on peut en supprimer certains, en les remplaçant par une émission/réception radio. Vous devinez à quoi je pense: à la transmission de données entre ordinateurs par modem. Je vais faire une pause à l'usage des novices. Un modem, comment ça marche? Schématiquement, le modem convertit les données que l'ordinateur veut envoyer en un son qui voyage sur la ligne téléphonique. Ce son est décodé par le modem situé à l'autre bout de la ligne et reconverti en données, tout bêtement. Un peu comme le morse, avec le télégraphiste qui code ses points et ses traits, et l'autre qui décode, à ceci près que le télégraphiste a intérêt à speeder un peu s'il veut decoder à la vitesse d'un modem mais bref. Donc, sur le principe, un émetteur/récepteur branché à chaque modem pourrait remplacer le fil ! Principe vérifié par mes soins, non avec 2 modems, mais avec un Oric, vous savez, ces vieux ordinateurs dont on chargeait les programmes en mémoire à l'aide de cassettes - eh oui, le même principe que le modem: un son converti en données. Eh bien, à un distance de 2 mètres, avec un petit émetteur FM et un walkman en réception, j'ai obtenu 100% de réussite, c'est à dire que tous les programmes ont été chargés avec succès. Les Oric communiquent à une vitesse de 2400 bauds, ce qui n'est pas négligeable (les modems les plus rapides aujourd'hui sont à 33600 bauds, et le minitel, lui, à 1200 pour vous donner une idée). Imaginez que, selon ce principe, avec un émetteur assez puissant, on peut envoyer des données vers une multitudes d'ordinateurs simultanément, et qu'en plus, on peut, pour des distances assez courtes, se passer de France Telecom ! Ce qui n'est pas inutile, car France Telecom pratique vraiment des tarifs prohibitifs: non contents d'avoir doublé le tarif des communications locales en 94, les voilà encore à supprimer les tranches de réduction tarifaire de nuit depuis octobre 97 (je vous le donne en mille: il paraît que le système de réduction était trop compliqué pour les usagers... Il suffisait donc de le supprimer ! Merci France Telecom !). (c'était la minute "beurk France Telecom". En réalité je me fous de mon histoire de fils, je cherche juste à ne plus passer par FT ;) On peut aussi envisager des applications pour des réseaux internes aux entreprises, par exemple, ou rêver à des applications longue distance... J'en entend déjà d'ici: oah eh l'aut' eh c'est pas possible, t'imagines le bordel si tout le monde envoyait ses ondes partout ! Et moi de rétorquer: et les SFR, Itinéris, autres portables, ils font comment ? Vous les entendez quand vous allumez la radio ? Eh non. Bon, j'admets que mon exemple n'est pas des plus pertinents (bin oui si on passe par un opérateur, on paie quand même, ce qui était à éviter selon mes objectifs, hé hé). De plus, la loi doit s'en mêler, il semble déjà assez complexe de devenir radioamateur par exemple, alors pour un projet aussi débile, il est impensable que les pouvoirs n'aient pas prévu une règlementation. Mais l'idée fonctionne, reste à savoir jusqu'où on peut aller à titre privé, et où se procurer des émetteurs/recepteurs dignes de ce nom. Et à faire le test sur des modems cette fois, car contrairement aux Orics, des modems communiquent simultanément dans les 2 sens (envois de confirmations de réception, etc), et de plus cherchent à détecter une porteuse (le biiiip de la ligne téléphonique)... Tout reste à faire, quoi ! Simon.