Le jardin secret de Michou 

Ingrid

 
 

(Vous pourrez voir d'autres photos, prises à cette occasion, si vous cliquez sur le présent texte)

Mon initiation à la soumission et au travestisme par Ingrid :

Ce qui m'a amené à la rencontrer :

"Lorsque tu arriveras à l'angle des rues "X" et "Y", il y a un téléphone public sur le terrain du poste d'essence. Téléphone-moi et je te dirai comment te rendre à mon donjon".

Tout avait commencé quelques mois auparavant, lorsqu'en visionnant un film, dans un cinéma XXX de la rue St-Laurent, à Montréal, je me suis sentie tout excitée. Dans une scène de ce film apparaissait une belle dominatrice, habillée de cuir et portant de longues bottes à talons vertigineux, en train de fouetter un homme installé à quatre pattes devant elle. Je crois bien que c'était la première fois de ma vie que je voyais ce genre de scène.

Nous sommes vers le milieu des années quatre-vingt, alors que, quelques mois auparavant, je venais d'accepter un poste de dirigeant d'une filiale d'un groupe de compagnies, dont le siège social était situé à Montréal. Je me sentais vraiment déprimée parce que, dès mon contrat d'embauche signé, l'on m'avait avisé que cette filiale serait mise en vente. De plus, le président de ma compagnie qui, dans les semaines précédant mon embauche, s'était montré de plus acceuillant, faisait maintenant tout en son pouvoir pour me rendre la vie difficile. Ne voyant trop comment me sortir de ce bourbier, j'avais décidé de prendre un temps de réflexion avant de d'entreprendre quelqu'action que ce soit.

Entretemps, mon épouse et mes enfants étant demeurés dans la ville de Québec, je m'étais installée dans un petit appartement de l'ouest de la ville et j'essayais de me distraire en explorant ce que la ville de Montréal avait à m'offrir comme distraction. C'est ainsi que je me suis retrouvée, seule, dans ce cinéma de la rue St-Laurent (disparu depuis).

Cette scène du film m'avait, non seulement grandement excitée, mais m'avait aussi obsédée à un point tel que je ne pouvais même pas le soupçonner à l'époque. Jusqu'à ce jour, je ne savais même pas que ce genre de chose existait. Je ne pouvais donc pas me douter que la vue d'un homme torturé par une belle femme, portant des talons, si hauts soient-ils, pouvait m'exciter à ce point.

Depuis mon adolescence, je savais bien que les talons hauts m'excitaient, qu'ils soient portés par une belle femme ou que je les ais moi-même aux pieds. J'avais même poussé l'expérience au point de porter des bas nylon et un porte-jarretelles, au fil de mes voyages d'affaires solitaires en auto.

Quelques années auparavant, j'avais essayé de ré-intéresser mon épouse au port de ce genre d'accessoire vestimentaire. Je lui avais même acheté un porte-jarretelles et deux paires de chaussures à talons très hauts. Mais, l'expérience s'est avérée un désastre. Pour me faire plaisir, elle les a bien porté à quelques reprises mais elle semblait tellement malheureuse que j'en suis venue à en éprouver du dégoût envers moi-même.

De plus, les souffrances physiques, endurées par moi ou par d'autres personnes, m'ont toujours déplu au plus haut point. C'est pourquoi l'excitation procurée par la vue de la scène du film était incompréhensible. Mais, en bon gémeau que je suis, je n'ai pu m'empêcher de pousser plus loin mon exploration afin de tenter de comprendre ce qui m'arrivait.

Au cours des mois qui ont suivis, j'ai visité tous les "sexshops" de la ville pour parcourir des revues et louer des videos. J'ai fini par me rendre compte que, pour en avoir le coeur net, il me fallait rencontrer une dominatrice pour vivre ce genre d'expérience. Un jour, dans une revue spécialisée, j'ai découvert une annonce, provenant de ce genre de femme, qui disait résider dans la région d'Ottawa. Après plusieurs jours d'hésitation, j'ai fini par trouver suffisamment de courage pour lui téléphoner.

Au cours de notre première conversation, je lui ai posé un tas de questions sur le genre de session qu'elle offrait et sur le prix de ses services. Elle m'est apparue être une femme sympathique et compréhensive. Mais, j'avais tellement peur que j'ai mis fin à la conversation en lui disant que j'avais besoin de temps pour réfléchir avant de prendre rendez-vous avec elle. Au cours des semaines qui ont suivi, je lui ai téléphoné encore une autre fois avant de finalement m'engager envers elle.

Durant les jours qui ont précédé notre première rencontre, plusieurs fois j'ai eu envie de revenir sur mon engagement. Puis, la journée convenue pour notre rendez-vous, j'ai pris congé, mis dans un sac deux ou trois paires de talons hauts et une caméra Polaroid, avant de prendre la route pour les deux heures et demi du trajet. Concernant la caméra et les talons hauts, mon intention étant que, si je me sentais incapable de me soumettre à cette femme, j'essaierais, au moins, de me faire plaisir en paradant sur ces échasses devant cette inconnue et en gravant cet évènement sur pellicule.

Première rencontre:

Je sonne donc à la porte d'un très anonyme bungalow de la banlieu d'Ottawa. Une femme, de stature assez imposante, viens m'ouvrir. Elle est plutôt jolie et porte une longue robe noire, très chic, qu'elle avait dû acquérir à une époque où elle était plus mince. Elle s'assure de mon identité, me fait refermer la porte derrière moi et m'ordonne de m'agenouiller devant elle pour lui baiser les pieds. En m'exécutant, je ne manque pas de remarquer qu'elle porte de magnifiques sandales de cuir verni noir à talons très hauts et ses ongles d'orteils sont peints d'un rouge vif.

Me faisant relever, elle me fait signe de me diriger dans la pièce de droite, située au bout d'un long corridor. L'atmosphère y est assez lugubre. Les murs et les plafonds sont tout noirs. Même l'unique fenêtre est drapée d'un tissus de cette couleur et l'éclairage est minimal. La pièce est encombrée de meubles bizarres tandis que des sangles de cuir pendent des murs.

La femme m'ordonne d'enlever mes vêtements. Rendue à mes sous-vêtements, j'hésite mais elle me fait signe de tout enlever. J'ai, tout à coup, l'impression que l'éclairage de la pièce est beaucoup plus intense que je l'avais d'abord cru. Ainsi nue, devant cette femme complètement habillée, je me sens humiliée. Je suis toute tremblante et j'ai même un peu peur. Faut dire que mon éducation de petite campagnarde, catholique-romaine, ne m'a pas tellement bien préparée à vivre ce genre de situation.

Elle semble jouir de mon désarroi mais je crois, quand même, percevoir un peu de compassion de sa part. Avec calme et assurance, elle me fait part que je dois l'appeller Maîtresse Ingrid et me signifie de m'assoir sur un petit tabouret devant elle. Puis, elle m'explique que je peux mettre fin à la session en tout temps en utilisant un "mot de passe". Elle me demande de lui montrer le contenu de mon sac et, lorsque j'en extrait la caméra, elle semble particulièrement intéressée par son fonctionnement.

Lorsque Maîtresse Ingrid me fait pivoter pour lui présenter mes poignets dans mon dos, elle y attache des bracelets de cuir. Je sens le cliquetis d'un cadenas qui se referme et je me retrouve ligotée et à sa mercie. Les tremblements de mon corps, qui avaient cessés, reprennent de plus belle. Une poussée d'adrénaline monte en moi car j'ai vraiment peur. De me retrouver dans cet état d'impuissance est tout à fait contraire à ce que je recherche dans ma vie de tous les jours.

Au cours des minutes qui suivent, je suis ligotée dans toutes sortes de positions et sur différents appareils, dont la croix St-André, qui est appuyée contre l'un des murs de la pièce. Pendant ce temps, Maîtresse Ingrid semble éprouver un malin plaisir à utiliser la caméra Polariod pour me photographier.

Puis, survient le moment où je me retrouve allongée sur un drôle de banc, les jambes en l'air, écartées à leur limite, et les chevilles ligotées bien haut à une barre transversale qui est fixée à une des extrémités du banc. Pendant que je suis maintenue dans cette position, Maîtresse Ingrid badigeonne la crevasse entre mes fesses avec un produit graisseux et met en marche un vibrateur qu'elle insère dans l'embrasure de mon anus.

Immédiatement, j'ai l'impression que tout mon corps se met à vibrer et j'ai peur de devenir folle tellement c'est violent. Mais, avant que j'aie le temps de m'habituer à cette sensation, totalement nouvelle pour moi, Ingrid applique un autre vibrateur sur mon "clito". C'est évident qu'elle essaie de me faire orgasmer mais, après quelques minutes de ce traitement, c'en est trop pour moi et je lui lance le mot de passe.

Heureusement, elle arrête tout immédiatement. Pendant que les tremblements de mon corps s'estompent lentement, Ingrid nettoie mes fesses et mon sexe. Lorsque je redevient plus calme, elle me détache les chevilles et je peux m'assoir, les poignets toujours ligotés devant moi.

Elle ouvre alors une penderie et en ressort une paire de sandales à talons hauts et un déshabillé qu'elle me fait porter, après avoir libéré mes poignets. Lorsqu'elle me fait parader devant elle, je me sens humiliée. Les sandales sont trop grandes pour moi et le déshabillé est trop petit.

Ingrid m'amène alors dans une chambre à coucher où elle me fait assoir devant un miroir et commence à me maquiller et à me coiffer d'une perruque foncée. D'un grand tiroir, elle sort un soutien-gorge, une corselette et une paire de bas de dentelle noirs. Comme nous nous en retournons au donjon et qu'elle s'apprête à prendre une nouvelle photo, je lui demande la permission d'enlever les sandales qu'elle m'a fait porter pour les remplacer par une des paires de chaussures que j'ai apporté.

Les dernières photos prises, Ingrid prend le temps d'engager la conversation afin de connaître mes impressions sur notre session. Elle veut surtout savoir pourquoi j'ai refusé de jouir complètement. Au cours de cette conversation, elle m'apprend qu'elle est d'origine allemande et que son époux, un ex-client, est son esclave.

Une fois démaquillée et débarrassée de mes vêtements féminins, nous nous disons adieu et je reprends la route pour Montréal. Ai-je besoin de vous spécifier que je n'ai pas assez du trajet de retour pour digérer tout ce que je viens de vivre au cours des dernières heures?

Deuxième rencontre:

Pendant les jours qui suivent ma première rencontre avec Ingrid, régulièrement mes pensées sont consacrées à cette femme et aux nouvelles expériences qu'elle m'a fait vivre. Heureusement que j'ai des photos en main car, sans elles, j'aurais l'impression d'avoir rêvé. Je me rend compte, également, que j'ai été chanceuse d'avoir été initiée par cette femme si chaleureuse et compréhensive.

Par contre, je ne suis pas particulièrement impressionnée par ma transformation en femme. Je trouve que j'ai l'air vraiment ridicule arrangée ainsi et ce n'est pas un genre d'humiliation qui m'excite. Mais, d'avoir pu porter mes chers talons hauts devant elle est toujours excitant, chaque fois que j'y pense de nouveau.

Tout comme j'ai trouvé particulièrement excitant d'avoir dû m'exhiber complètement nue devant cette inconnue. Cela me surprend et me perturbe. Ce qui me perturbe également c'est de ressentir de l'excitation à la vue des photos qui me montrent ligotée. Pourtant, lorsque j'ai vécu ces situations, après avoir vaincu ma peur, j'avais seulement ressenti un état de relaxation et de bien-être. La montée d'adrénaline et de peur ne m'était revenue seulement lorsque j'ai senti l'application du lubrifiant froid entre mes fesses. Mais, lorsque j'ai entendu le bruit du vibrateur, alors j'ai vraiment paniqué.

Relativement à cet épisode, en particulier, je me sens quand même un peu déçue d'avoir été incapable de le vivre jusqu'au bout. Et, en regardant la photo qui me montre étendue sur le banc, les jambes en l'air et les chevilles attachées à la barre transversale, je me sens excitée et je ressens un profond besoin de revivre ce genre de situation.

Au bout de trois longues semaines, finalement, je n'en peux plus et je reprends rendez-vous avec Ingrid. Dans les jours qui précèdent cette nouvelle rencontre, je décide de mettre toutes les chances de mon côté afin d'en profiter au maximum. Ainsi, dans un sexshop de la ville, je me procure un corset et un "butt plug". Et, à partir du catalogue Sears, je commande une paire de ballerines à talons plats.

Le jour de la rencontre, avant mon départ pour Ottawa, j'enfile, sous mes vêtements d'homme, corset, bas, ballerines et butt plug. Le corset a pour but de me procurer un tour de taille plus mince et, surtout, de me préparer à la sensation d'être ligotée. Malheureusement, il est un peu trop grand et pas assez rigide.

J'espère que le butt plug va me préparée suffisamment pour que je me rende jusqu'au bout de l'invasion du vibrateur entre mes fesses. Mais, j'ai de la difficulté à l'introduire et c'est très douloureux. Surtout que, dans mon inexpérience, je n'utilise aucun lubrifiant. Je me demande même si je pourrai l'endurer pendant les deux heures et demi que dure le trajet. Dès que je m'assois sur le siège de mon auto, la douleur augmente encore. J'ai très envie de retourner à mon appartement pour l'enlever mais la peur de me faire voir avec mes petites ballerines l'emporte.

Je sais que c'est ridicule, parce qu'en ce début d'après-midi, l'immeuble semble désert et la gérante de l'immeuble n'a même pas levé les yeux lorsque je suis sorti de l'ascenseur. Mais comme c'est la première fois que je m'expose en public avec, à mes pieds, des chaussures féminines et je me sens crispée. Pourtant, elles me font tellement de beaux pieds et la sensation des bas de nylon sous mes pantalons est tellement agréable.

Ingrid, elle, les remarque immédiatement dès que je me présente à sa porte et ne manque pas de me complimenter sur mon choix. Avant même qu'elle me fasse enlever mes vêtements, elle remarque aussi que je porte un corset, ce qui la fait sourire. Par contre, elle semble plutôt surprise de voir le butt plug entre mes fesses et elle me fait signe de passer à la salle de bain pour le retirer immédiatement.

En me faisant vider mon sac, elle a l'air toute heureuse de retrouver ma caméra Polaroid mais, surtout, elle est folle des talons hauts que je lui montre. J'ai même l'impression qu'elle aime ce genre de chaussures autant que moi. C'est probablement pour cette raison que, sans perdre un instant, elle me fait parader devant elle en me faisant mettre chacune des trois paires que j'ai apporté. Je me compte chanceuse de porter une pointure plus grande que la sienne car c'est sans doute elle, plutôt que moi, qui aurait essayé mes chaussures.

Contrairement à la première fois où je suis venue chez elle, je me sens relativement à l'aise devant elle et je crois même que j'éprouve beaucoup de plaisir et de fièrté à lui montrer que je peux me mouvoir sans grandes difficultés sur des talons de six pouces de hauteur. Par contre, même si elle m'a permit de conserver mes bas et mon corset, je me sens encore gènée de me retrouver devant elle le sexe complètement nu et presqu'en érection.

Toujours perchée sur une paire de Dorseys rouge vif , elle me fait passer dans sa chambre et commence à me maquiller. Puis, vient la perruque et la séance de photo commence. Elle a l'air de vraiment bien s'amuser et moi aussi.

Mais, maintenant, c'est le temps de passer aux choses sérieuses et je dois lui présenter mes poignets dans mon dos pour qu'elle les attache. Sur la croix en X, Ingrid ne manque pas de torturer mon sexe mais je n'ai pas à subir de trop grandes souffrances. En réalité, cela me procure plus de sensasions agréables que de douleurs.

Mais, lorsqu'elle me fait allonger sur le banc, les jambes en l'air et écartées et qu'elle fixe mes chevilles à la barre tranversale, une incroyable poussée d'adrénaline m'envahit. De vibrants souvenirs de ma première session remontent dans ma mémoire. C'est le moment que je voulais absolument revivre mais, en même temps, c'est aussi celui que j'appréhendais le plus.

Lorsque que je sens les doigts d'Ingrid appliquer le froid lubrifiant entre mes fesses, mon corps se met à trembler d'une manière incontrôlable. Et, quand je commence à sentir le vibrateur s'introduire dans l'ouverture de mon anus, je n'arrive pas à me détendre. Pourtant, je suis bien consciente qu'il faudrait que j'y arrive, si je veux pouvoir goûter les sensasions que je suis venue chercher.

Ingrid doit comprendre ce que je ressens car elle éloigne le vibrateur presque tout de suite. Puis, elle me pénètre de nouveau mais plus lentement, cette fois. Après plusieurs mouvements de va et vient, je finis par m'habituer un peu et je réussis à me détendre. Lorsque, sans prévenir, elle applique un deuxième vibrateur sur mon sexe, je suis tellement surprise que je n'offre aucune résistance et un orgasme survient presque tout de suite.

Pendant qu'elle me laisse récupérer quelques minutes, Ingrid en profite pour nettoyer mon sexe et mes fesses. Je me sens tellement bien et l'action de ses mains sur mon corps ressemble à une caresse. Je me sens vraiment heureuse et, chaque fois que je peux voir son visage, Ingrid semble toute rayonnante, elle aussi.

Ce qui est particulièrement sensationnel avec elle c'est que je ne sens jamais que nous sommes limités dans le temps. Même après qu'elle eut défait mes liens et que je me sois rhabillée, elle me laisse le temps d'échanger mes impressions avec elle.

Aujourd'hui, le chemin du retour est encore plus agréable que la dernière fois. Et, ce n'est pas parce que je n'ai plus à supporter le butt plug entre mes fesses, croyez-moi. J'ai vraiment adoré l'expérience que je viens de vivre et je ne peux m'empêcher de penser qu'il aurait été vraiment dommage que je m'en sois privée plus longtemps.

Troisième rencontre:

Au cours des jours et des semaines qui suivent, en regardant les photos prises au cours de mes deux rencontres avec Ingrid, je revis fréquemment tout le plaisir quelle m'a fait découvrir. Je sais maintenant que chaque fois que j'aurai l'opportunité de me soumettre à une femme en qui j'ai confiance, j'éprouverai le même genre d'excitation que lorsque j'ai visionné la scène du film qui m'a amené à faire la connaissance de cette dominatrice.

Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, la pensée qui remonte le plus souvent à la surface et qui me procure encore des frissons de plaisir c'est d'avoir pu m'exhiber sur des chaussures à talons hauts devant elle. Et, j'ai maintenant l'impression qu'il me faudra absolument assouvir ce besoin un de ces jours.

À première vue, je ne vois vraiment pas comment je pourrais réaliser ce fantasme. Mais, plus les jours passent et plus j'examine les photos sur lesquelles je porte  perruque et maquillage, plus j'ai l'impression que je pourrais faire mieux qu'Ingrid et, qui sait, peut-être pourrais-je oser sortir "en femme" sur mes échasses favorites.

Quelques semaines plus tard, comme par hasard, je dois assister à un congrès dans la ville de New York. Je ramasse mon courage et je me rends dans une boutique spécialisée pour les travestis de cette ville (Lee's Mardis Gras a fermé boutique quelques années plus tard, suite au décès de son proprio, un travesti notoire).

Le jour de mon arrivée dans la métropole américaine, j'ai tellement peur de me faire voir dans ce genre d'établissement que je demande au chauffeur de taxi de me déposer à un coin de rue plus loin et je marche plusieurs fois devant la boutique sans jamais oser y entrer.

Malgré tout, le lendemain, j'y retourne et, cette fois, j'entre. Je fait le tour de cette vraie caverne d'Ali Baba. Je fini par choisir une revue et un vidéo. Mais, à la caisse, je n'ai pas suffisamment d'argent comptant sur moi. Je dois donc me rendre dans un des rares guichets automatiques de l'époque pour obtenir une avance de fonds, à même ma carte de crédit et revenir à la boutique pour prendre possession des mes achats. Il fait chaud à New York, par cette belle journée d'automne, mais c'est bien plus l'excitation que me procure la situation qui me fait abondamment transpirer.

De retour à Montréal, j'éprouve quand même des regrets d'avoir manqué de courage pour essayer quelques-unes des paires de talons hauts qui se trouvaient en montre dans la boutique.

Par chance, deux semaines plus tard, je dois me rendre de nouveau à New York et je me promet bien de profiter de cette occasion qui pourrait ne jamais se représenter.

Vers la fin de ma première journée dans la métropole américaine, je me rends de nouveau à la boutique et, après avoir observé deux ou trois hommes essayer des chaussures à talons, je m'exécute à mon tour. Mes premiers achats consistent en une paire d'escarpins à talons de quatre pouces et une autre paire à talons de six pouces . Quelle montée d'adrénaline mais, surtout, quel bonheur de pouvoir me pavaner librement, devant les personnes présentes, sur ces magnifiques chaussures.

Mais mon budget n'est pas encore épuisé (à cette époque, l'argent ne faisait pas partie de mes principales préoccupations), je m'approche du secteur où se trouvent les perruques. Je les examine puis je trouve assez de courage pour demander de l'aide d'un commis.

Quelques instants plus tard, je suis assise devant un grand miroir, en train d'en essayer quelques exemplaires. J'ai de la difficulté à croire que j'oserai, un jour, porter en public ce drôle de couvre-chef. Mais j'ai tellement peur que pareille opportunité ne se représente pas que je choisis celle recommandée par le commis, même si elle me donne l'apparence d'un épouvantail. En plus, ce dernier, ayant sut faire diminuer suffisamment mon niveau de stress, je pousse l'audace jusqu'à profiter de ses services pour acquérir du fond de teint et tout un nécessaire de maquillage.

De retour à mon appartement de Montréal, comme c'était prévisible, mes deux ou trois premières soirées passent à essayer de me féminiser. Mes débuts sont plutôt difficiles. Le maquillage de mes yeux et du contour de mes lèvres s'avère beaucoup plus difficile que j'aurais pu l'anticiper. De plus, le fond de teint Max Factor, tant vanté par le commis de chez Lee's Mardis Gras, ne semble pas cacher l'ombre des poils de mon visage autant que je l'aurais souhaité. Malgré tout, je fini par me convaincre que le résultat atteint est nettement supérieur à ce qu'Ingrid a accompli. Et, en dépit de toutes ces difficultés, je me met quand même  à rêver que de me transformer en femme n'est pas un objectif hors d'atteinte.

C'est dans cet état d'euphorie qu'au cours des semaines qui suivent, mes principales préoccupations consistent à acquérir tout ce qui me manque pour compléter ma transformation. Le catalogue Sears est de nouveau mis à contribution pour me procurer une longue jupe noire et un haut fleuri. Puis, je m'enhardie au point d'oser aller magasiner dans des boutiques de la rue St-Hubert et à la pharmacie du coin. Je fini même par acheter une jupe-culotte rouge que je fais transformer chez la couturière de mon nettoyeur habituel afin qu'elle devienne une micro mini-jupe. Des essais répétés avec tous ces accessoires finissent par me convaincre qu'il me serait tout à fait envisageable de me rendre, de nouveau, chez Ingrid et de la surprendre sous les traits d'une femme.

Plusieurs choses, cependant, continuent de m'inquièter. Parmi celles-ci, j'ai peur de m'aventurer dans un escalier et sur le trottoir juchée sur les talons vertigineux, que je porte habituellement à l'intérieur de mon appartement. Cela me peine beaucoup de devoir concèder quelques pouces sur leur hauteur car tout le mal que je me donne pour essayer de prendre l'apparence d'une femme a pour but, justement, de pouvoir porter mes talons hauts sur la rue. Mais, je suis si proche de mon but, qu'il n'est pas question que je m'empêche de vivre l'expérience pour une simple question de hauteur de talons. Je fais donc l'acquisition d'un paire d'escarpins noirs dont les talons ne dépassent pas un pouce et demi de hauteur. C'est toute une concession, vous allez me dire, mais je n'ai pu trouver mieux, dans un si court laps de temps.

Un bon soir (sans égard aux dangers auxquels je m'expose), je m'empresse de les enfiler pour faire le tour du parc près de chez moi. Mes souliers n'étant pas de très bonne qualité, mes talons font un bruit d'enfer. J'ai l'impression que je vais réveiller tous les habitants du quartier. Mais, tout le stress que me procure la situation ne diminue en rien le plaisir de cette première longue marche sur la rue. Le lendemain, je prends rendez-vous avec Ingrid et m'arrange pour prendre congé au bureau.

Le jour fixé pour le rendez-vous, tout se passe sans anicroche jusqu'à ce que je me retrouve devant la porte d'entrée du bungalow de ma dominatrice préférée. Je sens qu'elle hésite avant de m'ouvrir. Mais, dès que je m'identifie et qu'elle entend ma voix, elle redevient la "petite fille" qui m'avais tant fascinée au cours des deux rencontres précédantes. Elle n'en revient tout simplement pas et, au lieu de me faire entrer chez elle, elle me fait tourner sur moi-même pour mieux m'examiner et elle insiste pour aller me présenter à sa voisine d'à côté.

J'hésite, bien sûr, mais je me sens tellement flattée par cet accueil inattendu que je la suis. Je ne regrette pas ma décision d'avoir porté des talons bas car la voisine est dans sa cour arrière et le chemin qu'Ingrid me fait emprunter est parsemé d'embûches.

De retour chez Ingrid, je me sens légère comme une plume et c'est avec plaisir que j'accepte de continuer à parader devant elle, comme elle m'a demandé de le faire devant sa voisine. Pendant que nous examinons le contenu du sac que j'ai apporté, nous dégustons un verre de vin qu'Ingrid nous a servi comme pour fêter l'occasion.

Le reste de l'après-midi passe très rapidement à essayer des vêtements et des chaussures. Mais, pour Ingrid, il n'est pas question que je la quitte sans qu'elle me fasse connaître les joies de ses vibrateurs. Comme au cours de nos rencontres précédantes, je me retrouve donc, presque nue et ligotée les jambes en l'air sur le tabouret que je connais si bien maintenant. J'imagine que je ne vous surprendrai pas, non plus, en vous disant que, dans cette position, je jouis très rapidement d'un des meilleurs orgasme de ma vie. Ma vie, qui à compter de ce jour, ne sera plus jamais pareille, j'en suis maintenant convaincue.

Épilogue:

Lors de notre dernière rencontre, Ingrid avait laissé miroité la possibilité qu'elle vienne me rendre visite à Montréal, pour que l'on fasse des sorties "en femme" toutes les deux. Les semaines ont passé sans qu'une telle opportunité se présente. Mais le goût de vivre ce genre d'expérience devenait de plus en plus fort pour moi.

D'autre part, j'ai fini par réaliser que mes visites chez elle représentaient beaucoup de temps et d'argent. J'ai donc commencé à parcourir les petites annonces dans les journeaux spécialisés et j'ai pris contact avec une transexuelle de Montréal, qui s'affichait comme dominatrice professionnelle. Quelques semaines plus tard, j'en ai rencontré une autre qui était née femme, celle-là. Puis, j'ai rendu visite à un travesti de la rive sud de Montréal (voir ).

Toutes ces expériences ont été plutôt frustrantes et dispendieuses, compte tenu du plaisir que j'ai pu en retirer. Mais, un bon jour, j'ai vu l'annonce d'une femme à la recherche d'un "esclave/travesti". Je lui ai écrit et elle m'a répondu en me demandant de lui faire parvenir une de mes petites culottes. Puis, nous avons échangé nos numéros de téléphone et, après plusieurs longues converstions téléphoniques, qui se sont échelonnées sur plusieurs semaines, j'ai finalement rencontré Liz (voir ). Ma vie de femme soumise, à temps partiel, prenait ainsi un tout nouveau tournant.

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Dernière mise-à-jour: 4 février 2005

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