CARRIERES

          "C'était un jour paisible, une journée comme les autres dans la  petite cité naine. Chacun vaquait à ses occupations, allant et venant, profitant de cette splendide journée d'été, des petits boutiquiers aux grands marchands, des mineurs aux contremaîtres, des enfants aux vieillards. Même les sentinelles tuaient le temps en haut des remparts de l'anciennement puissante Karaz-a-Karak.

         Une ombre apparut. Un énorme nuage de poussiere se forma a l'horizon. Quand les gardes s'en rendirent compte, c'était deja trop tard: près d'une centaine de guerriers orcs étaient aux portes. Les cris retentirent dans toute la cité, l'agitation, la terreur s'emparèrent des citoyens. Le cor de guerre fut sonné, et l'on rassembla tous les nains en âge de se battre, ce qui donna un léger avantage en nombre. Utilisant des passages ignorés des orcs, au nord et au sud de Karaz-a-Karak, les nains fondirent sur les flancs de l'armée orque. Grâce a un superbe effet de surprise, ils reussirent a s'incruster au milieu des orcs, leur faisant subir de lourdes pertes.

               Là fut leur erreur. Les forces naines se trouvèrent prises au piège parmis les orcs, emprisonnées. Le combat tourna bientôt au massacre. Les nains tombaient, les orcs gagnaient du terrain. Plus de la moitié de l'armée naine fut detruite, les orcs se trouvèrent en avantage numerique. Le moral des nains était au plus bas, tous voyaient, dans un futur proche, la ville detruite, pillée, brulée. La fin de l'autrefois prospère Karaz-a-Karak.

        Et alors, il arriva. L'armée des orcs fut prise de confusion. Un grand tumulte se fit a l'arrière garde. Puis les orcs qui se préparaient a détruire la porte principale furent victimes de ce que l'arrière garde avait subi: un nain d'une incroyable robustesse, les cheveux teints en orange vif, s'était taillé un chemin a l'aide d'une imposante hache de guerre à deux tranchants. Les yeux brillant d'une fureur extrème, il continua son massacre. Les orcs tombaient à intervalles reguliers, frappés par la foudre d'une telle ardeur. De loin, il aperçut un orque qui s'apprétait à tuer cruellement un jeune nain. La puissante hache vola, lui tranchant la tête. Prenant alors son lourd fléau, il continua à se battre, seul au milieu de tous. Soudain, un orc plus grand que tous les autres, probablement le capitaine, se dressa face au nain, l'air menaçant;  le morgenstern du guerrier lui fendit la tête.
                Ce fut la débandade. Privés de leur capitaine, les orcs prirent peu a peu peur, puis s'enfuirent. Karaz-a-Karak fut sauvée.

                Le nain regarda un instant les orcs s'éloigner, ramassa sa hache, puis s'en fut sans un mot.

              En ville, l'on mumurait déjà son nom, Karakzho."

KARAKZHO, HEROS NAIN

PATRON DES POURFENDEURS DE TROLLS, MASSACREURS DE GEANTS, TUEURS DE DRAGONS ET TRAQUEURS DE DEMONS

              Metzergenstein naquit a Karaz-a-Karak. Tout le poussait a une carrière de marchand fortunée: son éducation, son milieu social au sein de la cité. Il connu l'amour, il était heureux. Mais c'était sans compter sur le refus de la belle Amalda... Metzergenstein lui fit tout de même une cour intense, s'efforcant de son mieux. Prenant l'affaire trop à coeur, il s'obstina. Amalda resta de pierre et l'humilia fortement en public. Fou de rage, Metzergenstein abandonna tout, quitta sa ville, poursuivant la vocation de pourfendeur de trolls. Karaz-a-Karak signifie, en langue naine, "le pic de la gloire". Il prit donc le nom de Karakzho, "celui qui cherche la gloire", pour décrire sa quête, la recherche de l'honneur perdu.

               Rapidement, Karakzho apprit le métier des armes et mit sa grande robustesse au service de sa carrière. Il ne trouva pas la mort. Acquérant de plus en plus d'experience, il commenca a s'imposer de plus en plus aisément en combat inégal. Jugeant qu'il ne trouverait pas la mort de cette manière, il devint massacreur de géants.
                  Jamais géant n'eut d'adversaire plus acharné et redoutable que Karakzho. Il perfectionna de mieux en mieux son art, utilisant en plus un énorme fleau a deux mains, fait en acier nordique nain, tellement sa force était devenue immense. C'est a peu près a cette époque qu'il commenca à être connu sous son nouveau nom, et vénéré par les autorités. Il tenta alors à nouveau sa chance auprès d'Amalda. Il retourna donc a Karaz-a-Karak. Il fut acceuilli triomphalement, la foule suivait chacun de ses pas. Il se dirigea donc chez Amalda pour lui demander sa main. Un jeune nain le reçu. Amalda n'habitait plus là. Elle était morte.
                   Il devint fou. Pris de frenezie, il s'enfuit dans les montagnes, hurlant a la mort, par une nuit d'orage. En un instant, il avait perdu tout son prestige. De longues années durant, toute trace du grand Karakzho fut perdue.

                Des dragons. Des dragons furent retrouvés morts, tailladés, deformés par un coup de fléau d'une puissance surhummaine. Aux alentours de Karaz-a-Karak d'abord, puis tout le long des Montagnes-du-bout-du-monde, et enfin dans les montagnes grises.

                Des démons.  Par dizaines, dans les terres incultes du nord. Des vingtaines au sud des Montagnes grises.  Puis à Karaz-a-Karak aussi.


          Un nom oublié resurgit alors dans les esprits du vieux monde:  Karakzho.


           Karaz-a-Karak fut attaquée, il vint. Ce fut la dernière fois qu'il fut revu.

DEUX NOUVELLES CARRIERES DE NAINS:

Tueur de dragons

Traqueur de démons

Tueur de dragons
Traqueur de démons
1