Et si l'ordinateur pouvait fonctionner un jour, sans électricité
ou presque? La démarche de chercheurs américains de
l'université de Notre Dame, dans l'Indiana, montre que l'on peut
manipuler des électrons pour construire des circuits élémentaires
avec des quantités d'énergie infimes. Leurs expériences,
relatées dans l'édition du 9 avril du magazine Science, ouvrent
la voie à des composants capables de fonctionner à des fréquences
10 à 100 fois plus élevées que celles des puces actuelles
qui sont bridées par des problèmes de dissipation de chaleur.
Les travaux de l'équipe dirigée par Greg Snider portent
sur le puits quantique, un piège infinitésimal dans lequel
un électron peut être enfermé. Les scientifiques ont
créé des cellules carrées formées de quatre
puits quantiques, dans laquelle ils ont introduit une paire d'électrons.
Les forces de répulsion provoquent le déplacement des électrons
qui trouvent leur équilibre lorsqu'ils se trouvent placés
aux deux extrémités de l'une ou l'autre des diagonales de
la cellule. La première représente l'état 0, tandis
que l'autre indique le 1: chaque cellule représente donc un bit,
la plus petite quantité d'information que l'on peut manipuler dans
les ordinateurs. Tout déplacement d'un électron sous l'effet
d'une force extérieure provoque automatiquement le déplacement
du second électron de manière à retrouver l'équilibre,
et donc le basculement de la cellule entre les états 0 et 1.
L'utilisation d'une cellule unique ne prouve rien. Les chercheurs américains
ont réussi à en assembler plusieurs, provoquant, suivant
leurs besoins, le déplacement des électrons sans devoir fournir
d'énergie, ou presque. Dans les transistors actuels, le passage
de l'état 0 à l'état 1 n'est possible qu'au prix du
déplacement de plusieurs milliers d'électrons, ce qui génère
un important flux de chaleur.
En regroupant cinq cellules élémentaires, les chercheurs
ont mis au point un circuit baptisé "majoritaire" capable de réaliser
les deux fonctions logiques de base, ET et OU, à la demande. Ils
ont ensuite vérifié son bon fonctionnement et espèrent
assembler plusieurs de ces circuits pour effectuer des additions et des
multiplications sur des nombres. En cas de succès, la technique
des cellules logiques quantiques pourrait permettre d'entasser des centaines
de milliards de circuits dans une seule puce électronique. Pour
l'instant, le dispositif fonctionne seulement à une température
voisine du zéro absolu, mais les chercheurs ne désespèrent
pas de parvenir à le réchauffer tout en maîtrisant
son comportement.
Les cantonnements de la compagnie IV de l'école de recrues d'infanterie
d'exploration et de transmission 213, stationnée à Avenches,
sont envahis parles puces et les poux. Des piqûres de puces ont été
relevées sur plus d'entiers des militaires. On a aussi retrouvé
des cadavres de poux sur 3militaires. Des mesures d'urgence ont été
prises en conséquence.
Des piqûres de puces ont été diagnostiquées
sur plus d'un tiers des 155 hommes de la compagnie IV de l'école
de recrues d'infanterie d'exploration et de transmission 213. Des cadavres
de poux, mais aucun oeuf, ont également été décelés
sur 3 militaires. Ces insectes sont transmis par contact personnel. La
cause de cette invasion n'est pas claire; ces insectes semblent toutefois
avoir essaimé à partir du local de garde.
Le médecin de troupe a donné immédiatement les
soins nécessaires aux militaires concernés et il a ordonné
les mesures d'hygiène qui s'imposaient. Des produits spéciaux
ont été remis pour les soins corporels. Tout le matériel
personnel delà compagnie a été emballé hermétiquement
et apporté à l'arsenal cantonal de Fribourg. La troupe sera
déplacée dans un complexe industriel. Une section d'hygiène
de l'école de recrues d'hôpital 268, stationnée à
Moudon, va désinfecter tous ces cantonnements. On estime qu'avec
ces mesures sanitaires appropriées la troupe pourra réintégrer
ses cantonnements vendredi au plus tard.