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Royale Union Saint-Gilloise

Pierre Vansintjan

 

Union - Wetteren 0-0

Ce match, qui aurait pu rassurer presque définitivement l'Union au sujet des barrages, est venu au plus mauvais moment qui soit c'est-à-dire le jour suivant le décalage horaire printanier.
A l'exception du match contre Lebbeke, l'Union a en effet pris l'habitude cette saison de ne commencer à jouer ses matches de championnat à domicile qu'à partir de 16 h.
Sans doute un problème de digestion.
Il en fut de même hier, seulement l'estomac de nos joueurs n'a pas de montre réglable et quand il fut 16 h. pour lui il était en réalité 17 h. et tout le monde était déjà parti : spectateurs, arbitres et même les joueurs de Wetteren.

Si bien que le fighting spirit déployé samedi dernier à Charleroi s'envola en fumée après quelques instants pour faire place à 80 minutes de jeu aussi lénifiant qu'absurde au lieu des 45 minutes habituelles.
C'est dire qu'on ne s'époumonna guère sur les gradins et qu'on dut se contenter de goûter les premier rayons solaires printaniers d'une température encore très modeste sous une sono aphone.

Il faut reconnaître que pendant quelques instants les bleus et jaunes parurent démarrer dans l'esprit de samedi dernier.
On put ainsi noter :

- à la 2ème minute un solo décidé de Miguel Capilla sur la droite se terminant par un tir au-dessus.
- à la 6ème minute une incursion intéressante d'Alain De Nil dans le rectangle adverse par la droite se terminant en eau de boudin
- à la 9ème minute une belle lancée en profondeur de Denis Janssens pour Miguel Capilla (dans le genre Hellers/Mbo M'Penza) que Miguel ne put conclure avec le même bonheur que l'aîné des "deux frères".

Et puis ce fut tout mais a-b-s-o-l-u-m-e-n-t t-o-u-t pendant plus d'une demi-heure.
L'Union s'endormit lentement mais sûrement face à un adversaire apparemment fatigué par les douze buts qu'il avait inscrits lors de ses deux derniers matches.
Ceux qui avaient une montre à calendrier vérifièrent : mais non, on n'était pas au mois d'août ! Ce ne pouvait donc être une partie de préparation à la nouvelle saison.
On l'aurait dit pourtant; comme quoi il ne faut pas tirer de déductions hâtives de ce qu'on voit.

Dans le courant du troisième quart d'heure on essaya de se secouer un peu.
Peut-être certains ne goûtaient-ils guère la propension très répandue dans l'équipe d'adorer écouter les engueulades à la mi-temps de Freddy Smets lors des matches à domicile.
On put donc voir :

- à la 35ème minute un brillant solo d'Alain De Nil par la gauche sur lequel un seul de ses partenaires avait suivi au second piquet et n'avait aucune chance de recevoir le ballon derrière une kyrielle de défenseurs.
C'est aussi une constante de l'Union à domicile cette saison : quand un gars perce, ne surtout pas suivre des fois que son centre serait intercepté et déclencherait un contre mortel. On peut appeler ça le "complexe bulgare" en souvenir du pauvre David Ginola qui perdit son statut international pour avoir osé faire un centre de ce genre à la dernière minute du match décisif pour le World Cup il y a un bon cinq ans.
Plus personne ne parle de ça en France mais à l'Union on entretient la flamme.
Miguel Capilla peut vous en parler pendant des soirées entières.
- à la 38ème minute coucou qui voilà ? David De Ridder, le capitaine de Wetteren, qui perce seul le centre de notre défense pour tirer comme une patate. Xavier Bravo parvint à arrêter sans difficulté. Un capitaine, normalement, ça doit jouer avec sang-froid.
Heureusement pour nous Wetteren a un capitaine non standard (malgré le nom de son équipe).
- à la 40ème minute Alain Peetermans lança remarquablement Miguel Capilla sur la gauche mais le gardien adverse Schollaert était attentif. Comme quoi il est faux de dire comme LA LANTERNE qu'Alain est nul à la relance.
- à la 42ème minute l'Union développa enfin une attaque digne de ce nom qui comme par hasard lui procura sa plus belle (et quasiment sa seule) occasion du match.
Une action en duo sur la gauche de Gaby Mudingayi et Miguel Capilla fut repoussée par la défense de Wetteren vers Rachid Baouf idéalement placé à droite pour conclure et... qui tira dans les nuages.
Des actions de ce genre me donnent envie d'observer les entraînements d'une équipe de football pour voir ce qu'on y "fabrique". Quand vous voyez des basketteurs s'entraîner, ils passent une bonne partie de leur temps à s'exercer à tirer à l'anneau. Apparemment quand des footballeurs s'entraînent ils font des tas de choses (gymnastique, cross, exercices de slalom, d'une-deux, de jeu en triangle... et j'en passe) mais pas des exercices de tirs. On ne demandait pas à Rachid qu'il marque nécessairement, mais au moins que son tir soit cadré, sapristi !

Et on se retrouvait une fois de plus à la mi-temps avec des vaches maigres.
Certes Yves Cums n'était pas là pour cumul de cartes jaunes mais est-ce lui qui tient l'équipe ensemble ? Quand je me rappelle le match contre Tournai il y a deux semaines j'incline à penser que non.
On trouvait un peu de satisfaction dans les comportements individuels de Gaby Mudingayi et Vincent Masijn.
Le premier pesait visiblement sur la défense adverse (et on put s'en rendre compte encore mieux en seconde mi-temps) et le second livrait une performance convaincante à l'arrière-gauche en faisant preuve de technique, de sang-froid et d'intelligence à la relance. La semaine passée il avait dû se faire remplacer pour crampes. Cette fois le "rythme" adopté par les "moteurs" de l'équipe lui permit de terminer le match sans problème.

On ne savait pas que le pire était encore à venir.
On tomba en effet de Charybde en Scylla dans cette seconde mi-temps qui fut un clone de celle contre Tournai.
Et on connut tout de suite la tendance quand on constata que Roger Hénuset et Jürgen Simeons remplaçaient respectivement David Salomonowicz et Gaby Mudingayi.
Roger relevait de blessure et il apparut très rapidement que sa rentrée était prématurée à l'inverse de celle de Pascal Hofman il y a huit jours. Forcé de jouer à une place d'arrière-droit qui est loin d'être sa meilleure il se montra peu à son affaire et ses passes s'en ressentirent fortement au point de s'attirer les commentaires déplacés d'un énergumène bruyant.
Quant à Jürgen, non seulement il relevait lui aussi de blessure mais en plus il est à court de condition. Il fut un fer de lance très apprécié la saison dernière mais pour mille et une raisons il a très peu joué cette saison et n'était guère en mesure d'aider efficacement Miguel Capilla dans un océan de maillots verts.

Tactiquement on se retrouvait donc avec une équipe dont l'arrière-droit était moins fort et où il n'y avait plus personne devant pour peser sur la défense adverse.
On ne fut donc pas étonné de voir dès la 48ème minute une incursion par la gauche de Wetteren terminée par Van Landuyt dont Xavier Bravo écarta miraculeusement de la jambe le tir placé.
On put ensuite noter :

- à la 51ème minute un coup franc de fort loin de Roger Hénuset qui passa un peu au-dessus de la latte.
- à la 54ème minute une attaque générale mal conclue par Alain Peetermans. Ce fut un mouvement encourageant mais unique.
- à la 55ème minute un rush par la droite de Miguel Capilla dont le centre fut aisément capté par Schollaert (voir mes commentaires sur l'action de la 35ème minute).
- à la 65ème minute une autre attaque de Miguel Capilla par la droite, trouvant cette fois Roger Hénuset qui croqua son tir. Le ballon revint à Jürgen Simeons dos au goal qui parvint à se retourner mais pour tirer à côté. Comme déjà dit, les deux joueurs n'étaient pas en pleine possession de leurs moyens.
- à la 68ème minute Olivier Perez remplaça Rachid Baouf. Celui-ci n'avait pas récupéré de sa blessure aux adducteurs et ne reproduisit guère sa prestation "minkienne" carolorégienne. Comme en plus Alain De Nil ne reproduisit pas la sienne contre Roulers, l'équipe était totalement privée de possibilités de changer de rythme.
- à la 86ème minute Roger Hénuset tira un corner sortant par la droite. La balle lui revint et il tira au-dessus.
- à la 90ème minute nouveau corner sortant de la droite par Roger Hénuset (pourquoi ne pas les avoir fait botter par un gaucher ?). La balle fut dégagée par la défense et aboutit à Vincent Masijn qui risqua un tir de loin que Schollaert arrêta.

Et voilà ce que fut ce dixième match nul de l'Union.
Cette fois c'était bien un 0-0 sur toute la ligne. Même si on ne perdit pas ce fut son plus mauvais match à domicile face à un adversaire qui ne demandait pas mieux que de sombrer dans l'indolence et dont les deux seules attaques développées sur un rythme de sénateur se terminèrent par deux tirs cadrés mettant Xavier Bravo à l'ouvrage.
Il est de plus en plus clair qu'une majorité de joueurs se soucient du public comme de colin tampon et ne se donnent la peine de jouer qu'en déplacement.
Les mauvaises langues ne manquèrent d'ailleurs pas de supposer que des scouts devaient se trouver à la Neuville samedi dernier.
Quand on a livré une performance collective comme ce soir-là il est indigne de démissionner comme on l'a fait ce dimanche. Jouer au football, c'est comme nager; ça ne s'oublie pas.
Trop de joueurs entraînent l'Union à jouer à la carte cette saison et c'est là un jeu dangereux.
Pour la saison prochaine le recours à un(e) diététicien(ne) serait judicieux.
Espérons que Serge Trimpont pensera à ça lors de l'élaboration du budget.

Referendum :

Ma première idée était de donner zéro comme contre Tournai.
Mais certains joueurs ont fait leur maximum, non pas pour tirer leur épigle du jeu mais pour secouer la torpeur de leur partenaires. Ce serait donc injuste pour eux.
Alors voilà, en tenant compte que la seconde mi-temps, elle, fut intégralement nulle :

Miguel CAPILLA 5
Vincent MASIJN 5
Gaby MUDINGAYI 5

Classement :

L'Olympic a perdu contre Tournai (3-4) et Strombeek a arraché dans les arrêts de jeu le nul (2-2) à Sottegem après y avoir été mené 2-0.
C'est donc plus que jamais la bouteille à encre :

9. Torhout 24 32
10. Olympic 24 28 (7 v.)
Sottegem 24 28 (7 v.)
12. Union 23 28 (6 v.)
13. Wetteren 24 27
14. Strombeek 24 26
15. Lebbeke 24 17
16. FC Roulers 24 9

Et histoire de nous rappeler qu'il ne fallait pas nous faire d'illusion à propos de notre match de retard contre Ingelmunster, celui-ci n'a pu profiter du faux pas de Mons à Walhain et s'est fait battre chez lui par Hekelgem.

Lors du week-end pascal auront lieu, samedi et lundi, les deux journées remises pour neige qui donneront lieu à :


Samedi
RC Tournai-Wetteren
Torhout-Union
Hamme-Olympic
Walhain-Sottegem
Strombeek-Ingelmunster
Lundi
Strombeek-Torhout
Sottegem-Olympic
Walhain-Wetteren
Lebbeke-Union

Un coup de main de Walhain serait apprécié.

Et pour tout arranger un troisième déplacement consécutif attendra l'Union lors de la prochaine journée "normale" les 1O et 11 avril :

Mons-Sottegem
Strombeek-Lebbeke
Hamme-Union
Wetteren-Olympic

Après quoi retour au Parc Duden le 18 pour le match "vraiment remis" Union-Ingelmunster.
Avant de venir nous rendre visite la bande au Caje sera allée à Strombeek, aura reçu Roulers et sera allée à Denderhoutem.
Celle de Thierry Pister aura reçu Lebbeke, Hamme et Sottegem. Un 9 sur 9 est parfaitement envisageable pour les Montois et Ingelmunster viendra donc pour gagner.

Au rayon carnet mondain LA LANTERNE signale que Joël Crahay, l'actuel entraîneur de Walhain, entraînera l'Union dès le mois de juillet, et qu'Alain De Nil quittera l'Union à l'issue de la saison.


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