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Royale Union Saint-Gilloise

Pierre Vansintjan

 

Union - Olympic 1-1

Après les deux beaux résultats en déplacement de l'Union et surtout la belle performance à Tournai (la meilleure de la saison à ce jour), reprendre le chemin du Parc Duden après trois semaines s'annonçait comme une fête et c'est devant une belle chambrée que se disputa le match.

Et de fait le même onze de départ que la semaine dernière nous offrit un premier quart d'heure très prometteur.
Dès la deuxième minute Miguel Capilla, d'une superbe talonnade, lança Rachid Baouf qui lui-même propulsa Michel Moyaux vers notre ancien gardien Dominique Michel.
Notre Michel était accompagné d'un arrière adverse mais semblait dominer la situation. Hélas, comme au quart d'heure la semaine dernière, il ne put conclure, la balle frôlant le piquet gauche.
Et deux minutes après, Miguel Capilla centra de la gauche une balle interceptée par un Carolo d'une main jugée involontaire par l'arbitre, Mr. Benoni Burie.
Cela commençait en force et l'Union donait le ton comme à Tournai durant ce premier quart d'heure.
A la 13ème minute Miguel Capilla fit un très bel appel de balle sur la gauche, à nouveau, et la reçut d'Yves Cums pour ensuite centrer malheureusement trop fort et donc au-dessus.
Deux minutes après, une brillante anticipation de Roger Hénuset suivie d'une relance rapide vers Rachid Baouf permit à celui-ci de lancer Michel Moyaux sur la droite lequel adressa un centre tir un tantinet trop appuyé pour que Miguel Capilla, idéalement placé, puisse l'utiliser à bon escient.

L'Olympic se rappela alors à l'attention en profitant d'une perte de balle d'Alain Peetermans dont profita le n°8 carolo (il n'y avait plus de feuille de match quand j'arrivai au stade; pourquoi n'en donne-t-on pas au vendeur de LA BUTTE ??) pour lancer le n°14 qui tira heureusement à côté.
Au moment même on pensa à un incident anecdotique mais en fait un grain de sable venait de s'introduire dans la mécanique jaune et bleue.
A partir de ce moment Alain Peetermans parut de plus en plus mal à l'aise, entamant la confiance de la défense et déstabilisant l'équipe qui versa dans une confusion croissante jusqu'au repos.
Il n'y eut strictement plus rien à dire de positif sur l'Union, tandis que du côté des Dogues le n°6, Stilmant, se mit en vedette dans tous les sens du terme. D'abord en s'attirant des quolibets indécents à reproduire de la part des spectateurs puis en effectuant à la 36ème minute un très beau rush sur la droite ("à la De Nil"), qui ne donna heureusement rien (idem).
Et c'est encore Alain Peetermans qui fit parler de lui.
A la 41ème minute il fit une passe arrière c-a-t-a-s-t-r-o-p-h-i-q-u-e amenant Xavier Bravo à faire un save miraculeux puis à récupérer le ballon dans une situation confuse.
Et peu après, pour conjurer le sort sans doute, il fit une montée sur la gauche laissant un beau trou en défense. La balle fut bien évidemment récupérée par les Dogues dont Denis Janssens ne put enrayer le contre qu'au prix d'une carte jaune.

Et ce fut la pause durant laquelle on se morfondit à nouveau, les habitués des déplacements nous confortant dans l'idée que l'Union y jouait ses meilleurs matches.
Tout naturellement Laurent Zaccaria remplaça Alain Peetermans.
Contre Walhain aussi Alain avait eu un mauvais jour que l'on avait partiellement mis sur le compte du temps clément, la chaleur ne lui convenant guère.
Aujourd'hui il faisait sec et on avoisinait les six degrés. Espérons qu'il se reprenne.
Et pendant le quatrième quart d'heure on retrouva quelque peu nos gars.
Pascal Hofman adressa un beau tir à la 49ème minute.
A la 51ème un coup franc de Roger Hénuset permit à Denis Janssens de dévier le ballon vers Alain De Nil dont le lob subtil frôla la latte.
A la 57ème Miguel Capilla adressa un beau centre de la droite à Michel Moyaux, malheureusement trop marqué par les défenseurs carolos avec lesquels il se coltina pas mal tout au long de cette seconde mi-temps, envoyant presque l'un d'eux à l'infirmerie et encaissant encore une carte jaune s-t-u-p-i-d-e sur un tackle par derrière revanchard.
Et à la 61ème un coup franc de Laurent Zaccaria trouva Alain De Nil sur la droite dont le centre ne put être exploité.

En somme on avait commencé cette seconde mi-temps comme la première.
Et de même l'Olympic jugea le moment venu de se réveiller.
A la 62ème minute il y eut un ballon très chaud dans le rectangle de l'Union.
Une minute après, Kiki Marion fit son entrée en remplacement... d'Alain De Nil.
On passait à trois avants, ce qui était inhabituel de la part de notre coach, et au détriment d'Alain De Nil, ce qui l'était encore plus.
Ça ne démonta pas le moins du monde les Dogues.
Au contraire, même. Deux minutes après, Roger Hénuset, en position d'arrière droit, ne put empêcher le n°10 carolo, Fekrioui, de centrer. Et figurez-vous que quand un joueur carolo centre il y en a un autre devant le goal. Original, non ?
C'était ce vieux renard d'Yves Soudan qui ouvrit le score sans coup férir d'un tir placé donnant encore l'impression, une fois de plus, qu'un gardien plus alerte aurait pu aller la chercher.
Ça sentait fameusement le roussi d'autant que si nos gars se remirent bien sûr à l'ouvrage, ce n'était pas avec un turbo.
La défense carolo contrôlait sans peine les initiatives unionistes. Kiki n'apportait pas le même dash que la semaine passée, Miguel était l'objet d'une attention digne de son bon début de saison et Michel mettait de plus en plus à l'aise son opposant direct.
Trop, sans doute. A la 73ème minute Yves Cums trouva par une belle transversale Michel Moyaux sur la droite avec cette fois le fameux mètre de libre, mortel pour un défenseur. Il centra immédiatement à la perfection pour Miguel Capilla qui avait laissé son opposant sur place pour jaillir et égaliser avec le killer instinct du vrai marqueur.
Cinq minutes après, un rush de Thierry Capouet permit à Kiki Marion de se distiguer à son tour, un arrière déviant son envoi en corner.
Puis on sut qu'on était arrivé à la 80ème minute. En effet, Freddy Smets fit monter Jürgen Simeons dont on a de plus en plus l'impression que son contrat a été revu de manière à lui faire jouer les dix dernières minutes.
On se demandait qui allait descendre et ce fut Pascal Hofman !
Quatre avants, du jamais vu !
Ça déséquilibrait encore un peu plus l'équipe. Que croyez-vous que donnerait une équipe constituée de dix avants et d'un gardien de but ? On avait beau avoir quatre avants, s'il n'y avait plus personne pour les alimenter ça ne servait pas à grand chose.
Et de fait on ne vit strictement plus rien durant ces dix dernières minutes, passablement étirées par les changements et les incartades de Michel Moyaux, si ce n'est un coup franc anecdotique de Roger Hénuset à la 86ème minute qui donna lieu à une mêlée où en final Miguel Capilla croqua son shot.

Et voilà, encore un match nul... 40% de matches nuls jusqu'ici. On n'est pas les seuls dans le cas, bien sûr, et c'est à l'image de cette division très équilibrée où trois points séparent le quatrième du dixième (voir classement plus loin).
L'an dernier on avait 15 points et un goal average de 10-10 après la première tranche, maintenant 16 et 16-10 (pas 15-10, n'oubliez pas que LA LANTERNE s'obstine à ne pas comptabiliser le but de Jürgen Simeons contre Walhain).
On peut difficilement prétendre qu'il y a progrès, d'autant qu'alors on avait une équipe reconstruite de toutes pièces qui devait trouver ses marques alors que maintenant tout le monde se connaît et que les nouveaux, tout au moins Miguel Capilla et Thierry Capouet, ne connaissent aucun problème d'intégration.
On a un meilleur potentiel attaquant et on a marqué 60% de buts de plus mais pour une augmentation de rendement dérisoire.

L'Union plafonne et ne joue jamais deux bons matches consécutifs.
Un manque de régularité donc, dont les causes doivent sans doute résider dans la défense perpétuellement chamboulée et aussi dans les va-et-vient entre défense et entrejeu de certains joueurs. Le but olympien a clairement montré que la meilleure place de Roger Hénuset n'est pas arrière droit (même si un des plus illustres capitaines unionistes d'après-guerre occupa ce poste).

Dans un bon jour l'équipe a certes un "fond de jeu" mais d'un rythme trop monocorde que pour inquiéter un adversaire ambitieux bien organisé.
Ça fait quelques dimanches maintenant que les supporters quittent le stade en évoquant les deux joueurs de base qui nous ont quitté à l'entre-saisons.
Si Pedro Gomez a été partiellement remplacé (mais un gardien doit être totalement remplacé), Michel Minko ne l'a pas été du tout.
Non pas que Rachid Baouf joue mal, mais il joue comme d'autres joueurs de l'entrejeu avec lesquels il aurait été en concurrence si Michel était resté.
C'est Michel Minko qui apportait le plus nécessaire en faisant fructifier du même coup le travail de ses partenaires. Rappelez-vous ce même match contre l'Olympic il y a huit mois et demi. Ce fut aussi un nul, direz-vous, mais avec une autre allure et un Olympic nettement plus entreprenant. Celui de hier après-midi a une meilleure assise défensive mais au détriment de l'attaque.

Certes Alain De Nil peut procurer des accélérations, mais elles relèvent le plus souvent de la "striep" que de l'imagination créatrice et, après maintenant 40 matches de championnat, il n'y a toujours personne pour les comprendre.
En outre Alain et Michel ensemble, cela faisait deux sources possibles de jaillissement. Maintenant il n'y en a plus qu'une et des plus sybillines.
Le seul joueur qui pourrait en fait jouer ce rôle, vu sa rapidité, sa technique et sa vision du jeu, est Miguel Capilla. Mais là ce serait la fin de tout; pour rappel, Miguel est le meilleur marqueur de l'équipe.
Ou alors si Jürgen Simeons pouvait retouver sa condition de la saison dernière...
Mais combien faut-il de matches à un joueur pour retrouver la condition ?
Certainement trois ou quatre au moins. Disons quatre. Ça fait 360 minutes.
Comme il joue dix minutes par match, ça fait 36 matches. On peut donc espérer le revoir en l'an 2000...
D'ici-là, et pas plus tard que dimanche à Wetteren (la seule équipe à nous avoir battu deux fois l'an dernier) il faut trouver autre chose. Les quatre équipes que l'Union a battues jusqu'ici cette saison sont dans la deuxième moitié du classement.

Classement et première tranche :
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1997-1998                                1998-1999
                  J. G P N  p. c.  Pt                      J. G P N  p. c.  Pt
 1.INGELMUNSTER   10 7 1 2  16  3  23     1.INGELMUNSTER   10 7 2 1  31  8  22
 2.Mons           10 6 2 2  19 10  20     2.Mons           10 5 0 5  15  6  20
 3.Namur          10 6 3 1  16 12  19     3.RC Tournai     10 5 1 4  17 10  19
   SK Roulers     10 6 3 1  32 17  19     4.Torhout        10 5 3 2  19 17  17
 5.Heirnis Gand   10 5 2 3  11  9  18     5.Hekelgem       10 5 4 1  21 21  16
 6.FC Roulers     10 5 3 2  19 15  17     6.Heirnis Gand   10 4 2 4  21 22  16 
   Virton         10 5 3 2  18 12  17       Union          10 4 2 4  16 10  16
 8.Union          10 4 3 3  10 10  15     8.Denderhoutem   10 4 4 2  18 16  14 
 9.Strombeek      10 3 4 3  11 11  12       Walhain        10 4 4 2  16 19  14
10.Eeklo          10 3 5 2  11 15  11    10.Olympic        10 3 2 5  17 11  14 
   RC Tournai     10 3 5 2  13 13  11    11.Sottegem       10 3 5 2   9 19  11
   Sottegem       10 3 5 2  11 20  11       Wetteren       10 3 5 2  20 18  11 
13.Wetteren       10 2 5 3  10 14   9    13.RC Lebbeke     10 3 6 1  12 20  10
14.Ache           10 2 6 2   8 24   8    14.Strombeek      10 2 6 2  11 15   8
15.Olympic        10 2 7 1  11 20   7    15.Hamme          10 1 5 4  13 20   7
16.RJ Wavre       10 0 5 5  11 22   5    16.FC Roulers     10 1 8 1   3 27   4

Les deux premiers sont les mêmes !
Rappelez-vous aussi que Wetteren remonta notablement au classement la saison dernière, ne ratant le tour final que par une défaillance aussi imprévisible que sensationnelle en fin de saison.
Rappelez-vous aussi que c'est le SK Roulers qui remporta le titre.
Tout est donc loin d'être dit.
Pour ceux qui pourrait croire que la division offensive d'Ingelmunster a doublé, rappelez-vous encore le score d'Ingelmunster-Heirnis Gand (11-0). Gand a encaissé la moitié de ses buts en un seul match !

Referendum :

Miguel Capilla 6
Yves Cums 4
Michel Moyaux 4
Thierry Capouet 3
Roger Hénuset 3
Pascal Hofman 3
Denis Janssens 2
Laurent Zaccaria 2
Rachid Baouf 1
Xavier Bravo 1
Alain De Nil 1


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