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Association Luxembourgeoise des Diplômés des Grandes Écoles Françaises

 

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Les mécanismes mentaux de la découverte en mathématiques
 
Laurent Schwartz,
Médaille Fields 1950, Membre de l’Académie des Sciences

Cette conférence très attendue a dû être reportée à deux reprises
en raison de l'état de santé de Laurent Schwartz.
Laurent Schwartz est décédé le 4 juillet 2002.

 

Laurent SchwartzAprès avoir mis le théorème aux voix, le professeur conclut : « Puisqu’une majorité d’étudiants est pour, nous allons le démontrer. » Ce professeur, qui a profondément marqué tous ses élèves, c’est Laurent Schwartz, et cette anecdote illustre bien sa personnalité exceptionnelle.

Médaille Fields en 1950 pour avoir inventé la théorie des distributions, membre de l’Académie des Sciences, Laurent Schwartz est l’un des mathématiciens les plus marquants de ce siècle. Ses contributions aux autres sciences sont tout aussi essentielles : par exemple, c’est lui qui a donné à la théorie des particules élémentaires sa formulation correcte.

Cependant, intellectuel engagé, poussé par une force irrésistible, Laurent Schwartz s’est souvent détourné de la recherche pour défendre les opprimés, les droits de l’homme, les droits des peuples. La nécessité impérieuse de la morale en politique a inspiré toute sa vie, cette conception l’opposant à Jean-Paul Sartre aux côtés de qui il s’est souvent battu.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de mathématiques, docteur ès sciences, Laurent Schwartz a été professeur à l’Université et, pendant 21 ans, à l’École Polytechnique. Il parle cinq langues couramment et collectionne les papillons.


Laurent Schwartz

" L’invention des distributions eut lieu à Paris, au début de novembre 1944. La découverte, subite, se produisit en une seule nuit. C’est là un phénomène assez fréquent, que j’ai vécu plusieurs fois dans ma vie.

L’image de la découverte est bien différente de celle que le grand public se représente : selon lui, on progresse du début à la fin par des raisonnements rigoureux, parfaitement linéaires, dans un ordre bien déterminé et unique qui correspond à la logique parfaite. Les zigzags lui sont inconnus. C’est dommage. Cela rend les mathématiques (et toutes les sciences) trop rigides, moins humaines, plus inaccessibles, puisqu’elles ne donnent pas le droit à l’hésitation et à l’erreur. "

Laurent Schwartz
Un mathématicien aux prises avec le siècle
(Paris – Éditions Odile Jacob, 1997)


Les soirées des grandes écoles : Science • Culture • Société
Cycle de conférences organisé à l'initiative de l’ADIGEF,
en collaboration avec le Centre Culturel Français et avec le soutien de l'association Victor Hugo


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