Revers des Sags, 5-1, à Shawinigan
Le match commençait pourtant à 19 h

par Serge Emond
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SHAWINIGAN (SE) - Quelqu'un a oublié d'avertir les Saguenéens de Chicoutimi que le match qu'ils disputaient aux Cataractes de Shawinigan, hier soir, débutait sur le coup de 19h00.

Les Saguenéens ne se sont pas présentés sur la patinoire en même temps que leurs rivaux et ils ont finalement encaissé un revers de 5-1.
Comme bien d'autres depuis le début de la saison, le match d'hier a été d'un calme désarmant. Le débat des chefs à la télévision a sans doute été plus intéressant que le duel entre les Saguenéens et les Cataractes.

Après 20 minutes, les carottes étaient déjà cuites pour l'équipe de Christian La Rue. Lorsqu'elle a quitté la patinoire, elle accusait un retard de 3-0.

Les Cataractes ont totalement dominé ce premier engagement. En mettant leur rapidité à profit, ils ont donné des maux de tête à la défensive chicoutimienne. D'autres équipes l'ont fait avant eux. Franchement,ça faisait dur. Rémi Bergeron a passé la période avec un adversaire dans les pattes.

Pour vous donner une idée de la domination des vainqueurs, ils ont dirigé 22 lancers vers Bergeron durant l'engagement initial. De leur côté, les Saguenéens ont tiré quatre fois sur Mathieu Chouinard. Et encore, ils ont embelli un peu la statistique en obtenant trois lancers dans la dernière minute.

«C'est un match d'une période, a résumé avec raison le gardien Rémi Bergeron. Nous n'étions pas là du tout en première période. Nous n'avons pas travaillé, nous n'avons pas montré de vitesse, nos attaquants n'ont pas fait de blocs.

«C'est un travail d'équipe. Les attaquants doivent faire des blocs pour aider les défenseurs. Quand les blocs ne se font pas, les défenseurs n'ont pas le temps de faire des jeux. Shawinigan a une bonne équipe rapide. Ils ont de bons patineurs. Ils n'arrêtent jamais de travailler. Contre eux, il était important de travailler en équipe. Nous ne l'avons pas fait.»
Après avoir encaissé des buts de Jean-Philippe Paré (2) et Dominic Forget, les Saguenéens ont un peu mieux paru en deuxième période. Aidés de quelques avantages numériques, ils ont finalement donné du travail à Mathieu Chouinard. Si leurs 17 lancers n'étaient pas tous dangereux (loin de là), ils ont au moins passé du temps en territoire des Cataractes. Il était cependant déjà trop tard. Si la possibilité d'un retour existait encore un tout petit peu, elle est disparue avec le filet de Philippe Deblois.

Le pointage aidant, le troisième tiers n'a été qu'une formalité. Il a été l'occasion parfaite de retrouver quelques connaissances dans les gradins de l'aréna Jacques-Plante. Il ne restait qu'à déterminer si Chouinard allait signer son quatrième jeu blanc de la saison. Le gardien des Cataractes l'a perdu avec environ six minutes à faire. Lorsque Jérôme Dumont l'a déjoué, il a mis fin à une séquence de 114 minutes sans but des Saguenéens.

«Au moins, nous avons travaillé dans les deux dernières périodes, a ajouté Bergeron. A 3-0, on savait qu'il serait très difficile de revenir. Ils ont une bonne défensive et Chouinard a fait de bons arrêts. Nous voulions au moins travailler dans les deux dernières périodes. Je ne sais pas du tout pourquoi nous n'avons pas sorti avec force en début de match. Tout le monde se disait qu'il était important de le faire. C'est probablement une question de préparation.»
Philippe Grondin a été le dernier à battre Rémi Bergeron. Dans la défaite, donnez lui une mention spéciale. Il a été l'unique joueur des Saguenéens à se démarquer un peu. Pour le reste, ils ont encore donné l'impression d'une équipe sans vie.

LE QUOTIDIEN, le mercredi 18 novembre 1998


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