Séance d'entraînement douloureuse
Christian La Rue invite
ses joueurs à vivre «l'enfer»
par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Christian La Rue a serré un peu la vis, hier
après-midi, sur la patinoire du centre Vézina.
Il avait prévu de terminer la séance d'entraînement quotidienne de son équipe en
mettant l'accent sur le coup de patin. Il voulait le faire dans la bonne humeur. Il l'a
fait en faisant claquer le fouet et en sortant de son grand livre un exercice qu'il
appelle «l'enfer».
Pendant plusieurs minutes, les Saguenéens de Chicoutimi ont donc donné du travail au
responsable de l'entretien de la surface glacée.
Selon Christian La Rue, cette séance intensive de patin n'était pas directement reliée
aux sept défaites consécutives encaissées par l'équipe. Elle a plutôt été causée
par le comportement de quelques hockeyeurs.
«Nous avons des gars qui doivent redevenir droits, a expliqué La Rue. C'est la façon de
travailler pendant la séance d'entraînement qui n'était pas convenable. J'avais prévu
de terminer la pratique par une séance de patinage. Je n'avais cependant pas prévu de la
diriger dans cet atmosphère.»
La Rue a assuré que le manque d'ardeur au travail de certains joueurs à l'entraînement
d'hier n'était pas un reflet du jeu qu'ils présentent depuis quelques parties.
Dans le fond, le pilote chicoutimien n'est pas vraiment satisfait du rendement de
plusieurs vétérans. Les sept défaites consécutives ne s'expliquent pas uniquement par
la jeunesse de l'équipe.
«Nous avions des exigences à atteindre et à respecter durant cette séance
d'entraînement, a repris Christian La Rue. Les joueurs ne l'ont pas fait.
«Je n'ai pas pris de mesures draconiennes en raison de nos sept défaites consécutives.
Ce sont les exigences qui sont draconiennes. Je veux simplement m'assurer qu'elles sont
respectées.»
Pointes de plume - Fait assez rare pendant une saison, les Saguenéens
n'ont pas joué, hier. Ils disputeront leur prochain match demain soir, en accueillant les
Voltigeurs de Drummondville...
Christian La Rue s'est encore attardé un peu sur Patrick Gingras, hier. Le pilote
chicoutimien a reconnu que les postes réservés aux joueurs de 20 ans sont de moins en
moins nombreux dans la Ligue junior majeur du Québec. Il conserve espoir de trouver
preneur pour Gingras...
LE QUOTIDIEN, le samedi 10 octobre 1998