De retour du camp de l'Avalanche
Ramzi Abid retient quelques leçons
par Serge Emond
--------------------------------------------------------------------------------
CHICOUTIMI (SE) - Ramzi Abid avait bien des choses à raconter, hier
après-midi, à son retour chez les Saguenéens de Chicoutimi. Pendant plusieurs minutes,
entouré de la majorité de ses coéquipiers, il a fait le bilan des dix-huit jours
passés au camp d'entraînement de l'Avalanche du Colorado.
Pendant son séjour avec l'Avalanche, Ramzi Abid a notamment constaté qu'un fossé
important sépare le hockey junior majeur et celui de la Ligue nationale.
«Ce séjour avec l'Avalanche a complètement changé ma perception, a signalé le choix
de deuxième ronde de l'Avalanche à la séance de sélection 1998 de la Ligue nationale.
Le hockey de la Ligue nationale est une bonne coche au-dessus du junior.
«J'ai vu des gars qui gagnent des millions travailler comme des chiens à chaque
entraînement et à chaque match. Je le prends comme une leçon. Je n'ai pas d'autres
choix que de travailler moi aussi pour y arriver. Je m'attendais à une différence entre
les deux calibres. Elle est vraiment importante.
«Il existe une bonne différence au niveau de la vitesse d'exécution. Les joueurs sont
plus vieux, plus forts, plus expérimentés. Je prenais ce premier camp d'entraînement
chez les professionnels comme une expérience. L'an prochain, je saurai à quoi
m'attendre.»
S'il a été impressionné par le calibre de jeu, Ramzi Abid a également apprécié le
comportement des vétérans de l'Avalanche pendant son séjour avec l'équipe.
De Patrick Roy à Peter Forsberg, toutes les vedettes de l'équipe ont consacré du temps
au champion pointeur de la Ligue junior majeur du Québec en 1997-98.
«J'ai eu l'occasion de jouer avec Forsberg alors que nous étions à Colorado Springs, a
encore raconté Abid. C'est le joueur qui m'a le plus impressionné. J'ai aussi eu la
chance de disputer un véritable match hors-concours contre les Kings de Los Angeles. J'ai
joué en compagnie de Jeff Odgers et Chris Drury.
«Lorsque tu participes à un camp du genre, tu ne dois pas te laisser impressionner parce
que tu te retrouves avec des gars comme Patrick Roy et Peter Forsberg. Ce sont quand même
des joueurs que j'admire depuis que je suis petit.
«Tous les joueurs ont été très corrects avec moi. Ils m'ont encouragé, ils m'ont
donné des conseils. Forsberg est venu me voir avant le match contre Los Angeles pour me
dire de ne pas être nerveux.»
En laissant partir Abid, les dirigeants de l'Avalanche ont évidemment émis quelques
recommandations.
«Ils m'ont dit de retourner au junior et de travailler pendant toute la saison, a
précisé le hockeyeur de 18 ans. Ils m'ont aussi dit de maintenir le rythme du hockey
professionnel. Ils ne veulent pas me voir redescendre à un niveau inférieur. Ils veulent
aussi me voir jouer un rôle de leader avec les Saguenéens.
«Les dirigeants de l'équipe m'ont également mentionné que la qualité de mon jeu a
progressé durant le camp. C'était un élément important à leurs yeux.»
Après avoir connu le luxe du hockey professionnel pendant dix-huit jours, Ramzi Abid a
rapidement retrouvé la réalité du junior. Ce matin, sur le coup de 9h00, Abid et les
autres membres des Saguenéens ont entrepris un voyage de plusieurs heures vers Bathurst.
Bienvenue au junior.
Retour de Benoit
Si Ramzi Abid est de retour avec les Saguenéens depuis hier, Mathieu Benoit est sur le
point d'en faire autant.
Benoit a été retranché du camp des Devils du New Jersey, hier, après un match
hors-concours contre les Rangers de New York. Il doit rejoindre les Saguenéens à
Bathurst.
LE QUOTIDIEN, le Mercredi 23 Septembre 1998