Martin Daoust perd patience
«Le camp de vacances est fini»
par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Martin Daoust a perdu patience, hier après-midi.
Des défaites à Sherbrooke et Victoriaville, en fin de semaine, l'ont irrité au plus
haut point et il n'a pas apprécié l'attitude de certains hockeyeurs pendant la séance
d'entraînement de lundi.
«Le camp de vacances est fini. Il y en a que ça ne dérange pas de faire rire
d'eux...», a lancé le pilote des Saguenéens de Chicoutimi.
C'est drôle. On aurait cru se retrouver au début du mois de novembre. Seul le nom de
l'entraîneur a changé...
«Il y a une certaine zone de confort qu'il faut changer, a expliqué Daoust quelques
minutes après l'entraînement. Une zone de confort après cinq défaites, je n'accepte
pas ça... Je ne sais pas si ça vient de leur éducation ou... Après cinq victoires, je
pourrais toujours comprendre. Pas après cinq défaites de suite.»
Martin Daoust n'en a pas contre le manque d'effort de ses joueurs. Il leur demande tout
simplement de se concentrer sur le travail qu'ils ont à accomplir.
«Me semble que c'est le gros bon sens», a-t-il noté.
Lorsqu'on lui a demandé s'il sentait une attitude perdante au sein de son équipe, Martin
Daoust a répondu: «La plupart, non. Chez certains, oui. Il y en a que ça ne dérange
pas de perdre. Je ne peux pas accepter cette situation.
«Tant que je serai aux commandes des Saguenéens de Chicoutimi, les joueurs devront
toujours répondre de leurs performances. Il y a des joueurs qui ont plein de bon sang.
S-A-N-G. Il y en a qui doivent y mettre un peu de bon sens.
«Ce sont les défaites de la fin de semaine qui m'ont fait réagir. Je peux comprendre
que c'est difficile de subir une défaite crève-coeur. Je pense à notre défaite contre
Baie-Comeau et surtout à celle contre Rimouski. Par contre, ce n'est pas une raison pour
baisser les bras.»
Pointes de plume - Le début de la période de transactions approche.
C'est vendredi. Pour le moment, rien de concret à signaler chez les Saguenéens. Martin
Daoust assure qu'ils n'ont conclu aucun marché mais le téléphone souvent. L'échange de
Roberto Luongo au Titan d'Acadie-Bathurst pourrait cependant avoir des répercussions à
Chicoutimi. Il pourrait inciter quelques équipes de la division Dilio à bouger à leur
tour dans l'espoir de s'améliorer...
LE QUOTIDIEN, le mardi 15 décembre 1998