Les Sags devant une pente abrupte
Rien à voir avec la côte magnétique
par Serge Emond
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MONTON (SE) - Les Saguenéens de Chicoutimi se retrouvent aujourd'hui en face d'une pente
abrupte. Contrairement à la côte magnétique de Moncton, l'une des principales
attractions touristiques de cette ville du Nouveau-Brunswick, cette pente n'a rien à voir
avec une illusion d'optique.
L'équipe de Christian La Rue a encaissé un revers de 7-2 face aux Wildcats de Moncton,
hier soir. Elle n'a maintenant plus la petite marge de manoeuvre.
Après ce revers sur la patinoire du Colisée de Moncton, les Saguenéens accusent un
retard de 3-1 dans leur série contre les Wilcats. Ils tenteront d'éviter les vacances
vendredi soir, au centre Georges-Vézina.
Encore hier, les Saguenéens ont eu de la difficulté à se rendre près du but défendu
par Jean-François Damphousse. Leurs principaux moteurs offensifs ont connu une autre
soirée très difficile. Sans leur contribution, les Chicoutimiens n'ont à peu près pas
de chance de battre les Wildcats.
S'ils n'ont tiré que 23 fois sur Damphousse lors de cette quatrième rencontre, les
Saguenéens ont aussi gaspillé des occasions de qualité à des moments importants.
Par exemple, avec un pointage de 4-0 en faveur des Wildcats, Ramzi Abid a inscrit les
Saguenéens une première fois au pointage dès le début du troisième engagement. Dans
les secondes qui ont suivi, Bruce Richardson a échappé une belle occasion de réduire un
peu le retard de son équipe.
Malgré cela, à la toute fin d'un avantage numérique, Gregory Dupré a redonné espoir
aux Chicoutimiens avec 13 minutes à écouler au match. Dans les instants suivants, David
Gosselin, à son tour, a été incapable de profiter d'une occasion très intéressante.
Les Wildcats ont relancé l'attaque et fêté leur cinquième but de la soirée.
Fin des émissions. Les dernières minutes ont simplement permis aux vainqueurs
d'engraisser leur fiche offensive.
«Nous avons continué à frapper leurs principaux joueurs et leurs défenseurs, a
signalé l'entraîneur des Wildcats, Réal Paiement. Nous les avons frappés solidement et
en partant le match. Les Saguenéens «coupent» leur banc. Ils l'ont fait en saison et
ils le font dans la série. C'est donc encore plus important de les frapper à la moindre
occasion.
«Défensivement, nous travaillons bien. Le travail est la clé d'une bonne défensive.
C'est le travail qui te permet d'arriver le premier sur les rondelles libres. Tous nos
joueurs sur la glace travaillent bien défensivement.»
Dans l'ensemble, même si ça peut sembler étrange, les Saguenéens ont beaucoup moins
souvent donné la rondelle à leurs adversaires en territoire défensif. Les Wildcats se
sont cependant montrés beaucoup plus opportunistes face à Rémi Bergeron.
Le gardien des Saguenéens, qui n'a rien à se reprocher dans le déroulement de ce
quatrième match, a cédé devant les tirs de Jarrod Thomas, deux fois, Alexei Tezikov,
François Cloutier, David Comeau, Morgan Warren et Sébastien Roger. Tezikov a ajouté
trois mentions d'assistances à sa fiche personnelle.
Les unités spéciales ont joué un rôle important dans la victoire des Wildcats. Ils ont
marqué deux fois en six tentatives. De leur côté, les perdants ont laissé filer leurs
sept occasions.
Très tranquille, le match a été marqué par deux combats de boxe au son de la sirène.
Ils n'ont rien changé au sort des Chicoutimiens.
Les Saguenéens n'ont donc plus d'espace. Pour prolonger leur saison, ils auront besoin de
trois victoires consécutives. Ca ne s'annonce pas très bien.
LE QUOTIDIEN, le Mercredi 25 Mars 1998
Apparition de Larivière en fin de match
La Rue sert un crochet
à son ancien colocataire
par Serge Emond
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MONCTON (SE) - Christian La Rue a servi un petit crochet à son ancien patron et
colocataire, hier soir, après avoir vu les Saguenéens encaisser un revers de 7-2 face
aux Wildcats de Moncton.
Le pilote chicoutimien s'est attardé sur l'apparition du gros Jacques Larivière, en fin
de rencontre.
Le match a pris fin par deux combats de boxe. Larivière s'est notamment frotté à Sacha
Fillion.
«Il n'y avait pas de frustration de notre part, a lancé Christian La Rue. Réal
(Paiement) a embarqué Larivière à la fin. En trois matches, c'était sa première
apparition. Il n'est certainement pas embarqué sur la glace pour cueillir des framboises.
A 7-2, c'est chicken. C'est cheap et même peureux. S'il veut danser, nous avons plusieurs
danseurs. C'est en raison de la présence de Larivière que j'ai demandé un temp d'arrêt
à la toute fin.»
Evidemment, Réal Paiement avait un autre son de cloche à faire entendre.
«Ce n'était pas cheap que Richardson fonce sur notre gardien dans le premier match, ce
n'était pas cheap que Ramzi Abid donne un coup de tête à un de nos joueurs, ils ne sont
pas cheaps tous leurs coups de bâton après le sifflet. Ils devraient se mettre à penser
au hockey au lieu de tenter de faire jouer ses matamores au hockey», a répliqué le
pilote des Wildcats.
Attaboy...
Par ailleurs, Christian La Rue n'a évidemment pas aimé le déroulement de ce quatrième
match.
Il a néanmoins apprécié l'allure du troisième engagement, malgré les trois filets des
vainqueurs.
«Si nous avions joué tout le match comme la troisième période, le pointage final
aurait peut-être été différent, a dit le pilote chicoutimien. Dans les deux premières
périodes, nous avons un peu joué à leur rythme. Leur premier but a été chanceux, la
rondelle a dévié avant de déjouer Rémi Bergeron. Ils en ont ajouté un deuxième, un
troisième et un quatrième, en avantage numérique.
«L'histoire que nous avons plus d'expérience, c'est une histoire que Réal répète
souvent. Il connaît bien l'équipe. Il sait que les joueurs qui ont de l'expérience
n'ont pas beaucoup joué, l'an passé. Il s'en sert bien.
«Notre jeu de puissance a connu des ennuis. Si vous avez remarqué, c'est la deuxième
unité qui a obtenu les meilleures occasions. Ils en veulent peut-être plus que les
autres. Il faut que nos principaux compteurs se mettent en marche.»
Effectivement, sans leur contribution prochaine, les Saguenéens rangeront leur
équipement bientôt.
LE QUOTIDIEN, le Mercredi 25 Mars 1998