Les Saguenéens sortent la tête de l'eau
Rémi Bergeron se charge des Wildcats
par Serge Emond
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MONCTON (SE) - Les Saguenéens ont battu... Pardon, Rémi Bergeron a battu les Wildcats de
Moncton, hier soir, au Colisée de Monton.
Brillant pendant toute la soirée, le gardien a repoussé 38 des 40 lancers dirigés en sa
direction. Il a permis à son équipe de voler une victoire de 3-2 aux Wildcats.
Les Saguenéens ont ainsi sorti la tête de l'eau dans cette série contre les Wildcats.
Ils ne sont cependant pas encore sortis du pétrin. En retard par 2-1, ils affronteront de
nouveau l'équipe de Réal Paiement au Colisée de Moncton, ce soir.
Les Saguenéens ont gagné malgré une performance très ordinaire. Vraiment très
ordinaire. Je suis gentil. Pour vous donner idée, ils ont été dominés 40-18 au tableau
de lancers.
«Rémi a effectivement été très bon mais c'est peut-être un juste retour des choses,
a signalé l'entraîneur des Saguenéens, Christian La Rue. Lors de la deuxième partie de
la série à Chicoutimi, nous n'avons pas été capables de profiter de plusieurs chances
de marquer. Ce soir (hier), ce fut au tour de Moncton.
«Ce fut peut-être notre pire match de la série à un certain niveau mais je pense que
nous avons été plus dangereux offensivement. Nous avons vu des joueurs avec un peu plus
de confiance autour du filet adverse.»
Les Saguenéens ont passé la soirée à jouer au père Noël. Pendant à peu près tout
le match, ils ont multiplié les mauvais jeux dans leur territoire et offert aux Wildcats
une foule d'occasions intéressantes de battre Rémi Bergeron.
Leur priorité de 2-1 après 41 minutes de jeu tenait pratiquement du miracle. Les
Saguenéens ont tellement fait de gaffes dans leur propre zone qu'on pouvait sérieusement
se demander où ils avaient la tête.
«Je ne sais pas pourquoi nous avons donné la rondelle aussi souvent, a repris La Rue.
Est-ce une question de nervosité ou en raison de la façon de jouer de Moncton? C'est
quelque chose que nous allons étudier avant le prochain match.
«Ce qui compte en ce moment, c'est d'avoir gagné le match. Après la première période,
le mot d'ordre était d'envoyer la rondelle au fond de leur zone pour essayer de mettre de
la pression sur les joueurs de Moncton. Nous n'allons peut-être pas gagner quatre matches
en jouant de cette façon mais nous ne pouvons pas en perdre quatre en jouant comme nous
l'avons fait samedi.»
Malgré tous leurs ennuis, les Chicoutimiens se sont retrouvés un avantage de 2-0 après
25 minutes de jeu. Pendant que les Wildcats gaspillaient toutes leurs chances, les
Saguenéens fêtaient les buts de David Gosselin, en avantage numérique, et Mathieu
Benoit.
A force de jouer avec le feu, les Saguenéens ont quand même fini par se brûler. Avec
environ quatre minutes à écouler au deuxième tiers, une erreur chicoutimienne a
finalement permis à David Comeau d'inscrire son équipe au pointage.
Les Saguenéens, tant bien que mal, ont résisté jusqu'à la septième minute du
troisième tiers. Un geste d'indiscipline de Tony McHugh, à la fin de sa seule présence
du match, a replacé les Wildcats. Après un arrêt extraordinaire de Bergeron, Morgan
Warren a créé l'égalité.
Alors que les partisans des Wildcats se préparaient à célébrer un retour triomphal de
leur équipe, Daniel Archambault a battu Jean-François Damphousse. Victoire de 3-2.
LE QUOTIDIEN, le mardi 24 mars 1998
-Rémi Bergeron
«On n'a pas volé
cette victoire»
par Serge Emond
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MONCTON (SE) - Rémi Bergeron ne s'est pas trop arrêté au tableau des lancers, hier
soir, après avoir mené son équipe à une étonnante victoire de 3-2.
«Moncton a une équipe qui lance souvent au but, a mentionné le gardien des Saguenéens.
Ils lancent même si leur angle n'est pas bon. Ils ont lancé 40 fois mais ils n'ont pas
toujours eu de bonnes chances de marquer. J'ai quand même eu quelques gros arrêts à
faire, principalement lors de leurs avantages numériques.
«On ne peut pas dire que nous avons volé la victoire. Nous avons travaillé pour
l'obtenir. Moncton utilise un échec-avant à deux joueurs. Nos défenseurs ont moins de
temps pour faire leurs passes. Malgré cela, je considère qu'ils se sont assez bien
débrouillés. Pour contrer ce système, les attaquants doivent effectuer des blocs.»
Les blocs, ils ont été l'affaire de Bergeron, hier.
Pointes de plume - En espérant voir son équipe ouvrir sur une note un peu robuste,
Christian La Rue a débuté le match en formant un trio avec Bruce Richardson, Sacha
Fillion et Daniel Archambault, à l'aile gauche. Réal Paiement n'a pas répondu à
l'invitation et le calme n'a jamais perdu sa place...
On vous a raconté, en fin de semaine, que 110 partisans des Wildcats ont fait le voyage
entre Moncton et Chicoutimi en autobus pour assister aux deux premières rencontres de la
série. Saviez-vous combien coûtait le billet d'autobus pour ce périple aller-retour de
2000 kilomètres? Un gros 10 $. Grâce à une petite commandite du président des
Wildcats, Robert Irving, ces maniaques de hockey junior n'avaient plus qu'à prendre soin
de leur hébergement et des billets au centre Vézina...
Les Saguenéens sont très bien traités depuis leur arrivée à Moncton, dimanche soir.
Ils se déplacent dans un autocar qui appartient à Irving. Que c'est agréable d'avoir
des moyens...
Après avoir purgé une suspension d'un match, Michel Beausoleil a repris sa place dans la
formation des Saguenéens, hier. Samuel Lavoie et Sébastien Tremblay n'ont pas joué.
Pour sa part, Réal Paiement a fait appel aux mêmes joueurs que lors des deux premières
rencontres...
LE QUOTIDIEN, le mardi 24 mars 1998
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