Trois défaites consécutives, et puis après

Alain Rajotte est loin du bouton de panique

par Stéphane Bégin

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CHICOUTIMI (SB) - Même si les Saguenéens de Chicoutimi viennent de subir trois défaites d'affilée, cela ne fera pas en sorte de créer une situation de panique dans l'entourage de l'équipe. Certainement pas dans le bureau d'Alain Rajotte.

Certainement pas dans le bureau d'Alain Rajotte.

Celui-ci ne s'énerve pas outre mesure avec la séquence actuelle de l'équipe chicoutimienne de la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«Notre place dans les séries n'est pas menacée. Il n'y a pas lieu d'avoir de panique. Ce n'est d'ailleurs même pas une possibilité.

«Avant de s'inquiéter, les gens doivent voir la qualité de jeu que nos joueurs sont en mesure d'offrir. Même si nous avons perdu contre Baie-Comeau, ce fut toute une rencontre de hockey. Les gars ne sont plus intimidés mentalement par les grosses équipes de la ligue», note Alain Rajotte.

Naturellement, le pilote des Sags aimerait bien accumuler les victoires à un rythme régulier et avoir déjà assuré sa place dans les séries éliminatoires.

Mais ce n'est pas le cas. Tout le monde doit donc mettre la main à la pâte afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles sur la glace.

À son arrivée à Chicoutimi en octobre dernier, Rajotte s'est retrouvé avec une équipe qui avait une fiche de trois gains, neuf revers et trois verdicts nuls.

Ce dossier est maintenant rendu à 18 victoires (six fois plus), 32 défaites (3.5 fois plus) et 8 matches nuls.

«On ne peut pas tout faire à la fois. Nous sommes allés chercher du talent en offensive, mais il nous reste encore à dénicher un quart-arrière et des gars qui peuvent jouer plus physiquement. Ça prend un certain temps pour y arriver», de dire Rajotte.

Déménagement

Dans un autre ordre d'idées, le président de la LHJMQ, Gilles Courteau (il est en place depuis 15 ans maintenant) n'a pas encore étudié les divers scénarios qui pourraient se poser si le Rocket de Montréal et les Castors de Sherbrooke mettent à exécution leur menace de quitter pour les Maritimes.

On sait que le Rocket veut évoluer au centre Molson à compter de 2001-2002. Si ça ne fonctionne pas, l'équipe pourrait se retrouver à Fredericton, au Nouveau-Brunswick.

Quant aux Castors de Sherbrooke, on dit que l'équipe pourrait aller à Saint-Jean, aussi au Nouveau-Brunswick la saison prochaine.

«En ce qui concerne Sherbrooke, je n'ai pas eu de demande de transfert jusqu'à présent.

«Dans le cas de Montréal, la menace est sérieuse. Nous sommes déçus de la tournure des événements et du peu de support des gens de la région montréalaise», indique Gilles Courteau.

Ce dernier entend se rendre avec les dirigeants du Rocket pour poursuivre les discussions avec les patrons du centre Molson de Montréal.

«Mais je vais difficilement pouvoir empêcher le transfert de l'équipe, étant donné que le déficit s'élèvera à 900 000 $ à l'issue des deux premières saisons de l'équipe», précise Courteau.

Si Montréal et Sherbrooke déménagent dans les Maritimes, la ligue va se retrouver avec six équipes dans ce coin de pays, ce qui amènera un réaménagement total des divisions.

Pointes de plume... Les Sags vont identifier le joueur du mois de janvier-février (du 15 au 15), ce soir au pub O'Toole de La Baie. Le récipiendaire recevra le trophée Roland-Hébert, une bourse de 100 $ pour ses études et une autre somme de 100 $ qu'il remettra à l'oeuvre de son choix.

La sélection devrait se faire entre Pierre-Marc Bouchard, Christian Larrivée, Sylvain Watt et Dave Verville...

Le Quotidien, 13 Février 2001


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