Pour les trois nouveaux des Saguenéens
L'occasion de jouer plus souvent
par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Pour Joey D'Amico, Simon Tremblay et Sébastien Lucier,
l'idée d'avoir l'occasion de jouer plus régulièrement a rapidement remplacé le choc
qui accompagne tout changement de décor.
Une semaine après avoir été obtenus par les Saguenéens, les trois hockeyeurs ont
profité des dernières heures pour finalement s'installer à Chicoutimi. Entre le moment
où ils ont été échangés et leur arrivée au Saguenay-Lac-Saint-Jean, ils ont pris le
temps d'accompagner le reste de l'équipe dans sa récente tournée de l'Est du pays.
Hier, ils se sont montrés unanimes sur un point. Leur arrivée avec une équipe en
reconstruction leur permettra de jouer plus souvent.
«Je n'ai pas été surpris d'être échangé mais je ne savais pas que ce serait à
Chicoutimi, a signalé D'Amico. J'étais déçu de quitter Rouyn-Noranda mais je suis
également content d'être à Chicoutimi maintenant. Je vais avoir l'occasion de jouer
plus souvent.»
Choix de première ronde des Huskies de Rouyn-Noranda en juin 1998, D'Amico montrait une
fiche de deux buts et quatre passes à son arrivée avec les Saguenéens. Il a doublé son
total de buts lors d'un seul match à Moncton, la semaine dernière, avant de subir une
blessure à une épaule.
«Ce n'est pas parce que j'ai eu de la misère à m'habituer au hockey junior mais je
pense que je n'ai pas vraiment eu la chance de montrer ce que je pouvais faire avec les
Huskies, a-t-il précisé. L'équipe de Rouyn est quand même assez forte et elle compte
plusieurs vétérans en attaque. Les deux premiers trios sont composés de vétérans
comme James Desmarais, Mike Ribeiro, Steve Vandal, Jérôme Tremblay, etc. Ils ont fait la
transaction pour me donner la chance de jouer plus souvent et je les remercie pour ça.»
Simon Tremblay, à la différence de D'Amico et Lucier, n'aura pas besoin de quelques
semaines pour s'habituer aux rues de Chicoutimi. Lorsque les Wildcats de Moncton l'ont
cédé aux Saguenéens, ils l'ont retourné dans son coin de pays.
«Sur le coup, ça m'a donné un choc, a raconté le hockeyeur de Jonquière. Je ne
m'attendais pas à une transaction. J'étais déçu de quitter Moncton mais je suis
heureux d'être à Chicoutimi. J'étais bien installé à Moncton, c'est une belle ville,
l'équipe est bonne, j'avais une pension extraordinaire et je m'étais fait quelques bons
amis. Par contre, je suis content de revenir dans ma région et j'aurai l'occasion de
jouer plus souvent.»
Tremblay présentait un dossier de huit buts et douze passes au moment de la transaction.
«J'ai commencé la saison sur le quatrième trio, a-t-il précisé. On m'a donné une
chance et j'en ai profité. J'ai eu l'occasion de jouer régulièrement sur le deuxième
trio avec Sébastien Roger et Eric Demers. L'équipe a cependant décidé d'aller chercher
un peu plus d'expérience.
«J'avais une bonne relation avec Réal (Paiement). Il m'a expliqué le pourquoi de la
transaction.»
A l'image de Tremblay et D'Amico, Sébastien Lucier estime que son arrivée au sein d'une
équipe très jeune lui sera profitable. Il a pourtant quitté une formation, les Remparts
de Québec, qui trône au sommet du hockey junior majeur québécois.
«Les Remparts ont un bon club mais je ne jouais pas tellement souvent, a noté
l'attaquant de 17 ans. J'ai été utilisé un peu plus souvent quand Simon Gagné a
participé au championnat mondial junior mais, pour le reste, je ne jouais pas
régulièrement.
«Je suis heureux d'être à Chicoutimi. Dans un an ou deux, ce sera au tour des
Saguenéens d'être dans la situation des Remparts. Oui, je pense que l'équipe est sur la
bonne voie.»
LE QUOTIDIEN, le mercredi 27 janvier 1999