Tourmente chez les Saguenéens
Christian La Rue garde le moral
par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Depuis qu'il s'est installé dans les quartiers
réservés à l'entraîneur des Saguenéens de Chicoutimi, il y a un peu plus d'un an,
Christian La Rue a décoré un mur de son bureau de quelques pensées qu'on retrouve
souvent dans des magazines québécois. L'une de ces petites pensées va particulièrement
bien avec la situation que vivent présentement le pilote et son équipe. Elle fait
allusion à l'importance de persévérer et de rester positif dans les épreuves.
«Il faut garder le moral, lance Christian La Rue. Il est important de garder en mémoire
la raison qui te fais dépenser ton énergie tous les jours. Si j'allais raconter aux
joueurs que nous allons nous battre pour le premier rang au classement général, il est
évident que mon vélo ne tournerait pas très fort.»
Dans les moments de tourmente, Christian La Rue s'efforce donc de rester positif. Il
espère voir ses hockeyeurs adopter la même attitude.
«Depuis le début de la saison régulière, à l'exception de trois ou quatre occasions,
nous avons toujours été dans les matches, avance l'entraîneur des Saguenéens. Notre
problème se situe souvent au niveau de la qualité de l'exécution. Nous ne sommes pas
capables de passer à l'étape suivante.
«Ce qui est particulièrement difficile à vivre, c'est un match comme celui de vendredi
passé contre Victoriaville. A mon sens, Victoriaville n'a pas joué un grand match. Tu
commences bien la rencontre mais ça ne mène à rien au pointage. Tu lèves la tête et
c'est 2-0 ou 3-0 pour l'adversaire...
«Malgré tout, il faut essayer de garder le focus sur les bonnes choses.»
La Rue ne cache pas qu'il n'est pas toujours facile de se concentrer sur les éléments
positifs durant les périodes difficiles.
Les points sombres ont la couenne dure et la pression accompagne souvent les défaites.
«Ce n'est pas la pression de la victoire mais plutôt la pression de l'échec qui peut
étrangler les athlètes, poursuit Christian La Rue. Tout le monde veut la victoire. La
pression vient de la peur de savoir ce qui arrive après la défaite.
«Il faut travailler avec les joueurs pour s'assurer qu'ils ne se laissent pas déranger
par la peur de l'échec. Tout est dans la tête.
LE QUOTIDIEN, le jeudi 12 novembre 1998