Défaite des Sags contre Moncton
Bergeron a quand même sauvé les meubles
par Stéphane Bégin
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Devant 1601 spectateurs réunis au centre Vézina, hier soir, les hommes de Martin Daoust
ont joué leur pire match depuis l'arrivée de leur nouvel entraîneur.
Et n'eût été de Rémi Bergeron, qui a repoussé 44 des 47 lancers dirigés vers lui,
les Sags auraient été lessivés d'un bout à l'autre durant cette rencontre. Si Murovic
a déjoué Bergeron à trois reprises, David Comeau a complété le pointage au moment où
Rémi Bergeron se dirigeait vers son banc et que la cage était désertée.
«Il s'agit de la pire rencontre de l'équipe depuis que je suis en poste. Notre jeu en
défensive a été pourri. Sans la performance de Rémi, on se serait fait crémer.
«La deuxième période a été la pire. On s'est bien débrouillé en première, mais il
faut aller à la guerre pendant trois périodes pour gagner, et on ne l'a pas fait», a
résumé un Martin Daoust, quelque peu déçu de la tournure des événements.
Les hockeyeurs de Moncton ont été les premiers à s'inscrire au pointage. Murovic a
profité d'une supériorité numérique pour faire scintiller la lumière rouge en début
de match (1:33 minute). Roustam Bakhriddinov a créé l'égalité en fin de période, mais
ce fut le seul moment de réjouissance des Sags.
Murovic a marqué un deuxième filet en début de deuxième période, encore en avantage
numérique et a terminé sa soirée de travail au troisième tiers.
«Une des raisons qui expliquent que ce fut la plus mauvaise performance, c'est que les
gars se sont peut-être sentis dans une zone de confort. Avec deux victoires et deux
défaites, et une performance qu'ils ont cru satisfaisante à Drummondville, ils ont
pensé que c'était correct.
«Mais tout ça ne donne pas de points au classement. Il faut ajuster notre tir en zone
défensive. Et ce n'est pas en accordant 47 lancers par match que nous allons gagner»,
mentionne Martin Daoust.
Tout en soulignant le boulot de Bergeron, Daoust avoue aussi que ses troupiers n'ont pas
profité des chances qui leur ont été offertes durant cette rencontre.
Mathieu Benoit a notamment été arrêté à deux reprises en échappée par le gardien
Jean-François Damphousse. Les Sags auraient pu alors créer l'égalité.
Ancien entraîneur des Sags, Réal Paiement était bien heureux de quitter l'enceinte du
centre Vézina avec deux points de plus, surtout qu'il s'agissait d'un sixième match en
neuf jours pour Moncton.
«Nous étions mous en première période, mais nous sommes mieux sortis en deuxième. On
devait foncer sur les défenseurs des Sags et c'est alors ce que nous avons réussi.
«Notre attaque massive a bien fonctionné (2 en 3), mais nous nous sommes butés à un
Bergeron en forme. Simon Tremblay (un hockeyeur de Jonquière) a raté au moins trois buts
à lui seul. En contrepartie, Damphousse a aussi été solide, notamment devant Benoit»,
de conclure Réal Paiement.
LE QUOTIDIEN, le lundi 30 novembre 1998