Les Mooseheads au centre Vézina
Daoust lorgne toujours les séries
Par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - A défaut de gagner du terrain sur les Screaming Eagles
du Cap Breton, les Saguenéens de Chicoutimi peuvent se consoler en pensant qu'ils offrent
du meilleur hockey depuis quelques semaines.
Les Saguenéens ont eu droit à leur lot de défaites difficiles à avaler récemment. Ils
accusent toujours un retard de onze points sur les Screaming Eagles et le sixième rang de
la division Dilio.
Martin Daoust estime que ces échecs difficiles à encaisser ne peuvent que donner à son
équipe un peu plus d'expérience.
«Ce serait frustrant si nous étions morts, si nous n'étions plus là mathématiquement,
a signalé Martin Daoust, hier. Nous avons joué de bons matches récemment. Maintenant,
si la chance peut tourner un peu.
«Nous avons assez bien joué pour gagner. Il s'agit maintenant de bien faire les petits
détails qui permettent de gagner. Il faut bien jouer dans les fins de match, bien
travailler à quatre contre cinq, éviter de paniquer dans les situations un peu serrées.
De l'expérience, nous en avons pris beaucoup dans ces parties. Nous avons subi au moins
quatre défaites crève-coeur dans les dernières semaines. Je pense à deux défaites
contre Moncton, une contre Rimouski et une autre contre Acadie-Bathurst. Ces défaites,
c'est de l'expérience qu'on cherchait.»
Visite des Mooseheads
Les Saguenéens chercheront à se rapprocher un peu des Screaming Eagles en accueillant
les Mooseheads de Halifax, ce soir.
Martin Daoust entend attaquer ce match contre Halifax exactement comme il a abordé de
récentes parties contre les Remparts de Québec et le Titan d'Acadie-Bathurst. En fermant
le jeu...
«Les Mooseheads sont capables de marquer des buts, a fait remarquer l'entraîneur des
Saguenéens. La dernière fois qu'ils nous ont affrontés, ils ont dirigé 56 lancers sur
Rémi Bergeron. En ce qui me concerne, ce match était encore pire que notre défaite de
11-1 contre les Remparts. On s'était fait moucher comme il faut.
«Nous sommes à onze points de la sixième position. Je reste convaincu que c'est
faisable. Nous avons encore 16 matches à disputer. C'est une possibilité de 32 points.
C'est de cette façon que je vois la situation.»
LE QUOTIDIEN, le mercredi 10 février 1999