Lefrançois parmi les meilleurs pointeurs
Une heureuse surprise

par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Retrouver le nom de Gilbert Lefrançois au quatrième rang des meilleurs pointeurs de l'équipe après dix rencontres n'était pas attendu. Le principal intéressé est le premier à reconnaître.

Au sein d'une formation où la jeunesse occupe une place importante, Gilbert Lefrançois représente une heureuse surprise pour les Saguenéens de Chicoutimi.
«Je ne m'attendais pas à avoir autant de points (cinq buts et quatre passes) à ma fiche en début de saison, raconte le hockeyeur de 17 ans. Je m'attendais à jouer un rôle surtout défensif, à être avant tout un joueur de soutien. En même temps, je savais que j'étais capable de récolter des points. Je l'ai fait durant le camp d'entraînement et ma confiance a grandi.»
Les Saguenéens ont mis la main sur les services de Lefrançois au milieu de la saison estivale, quelques minutes avant le repêchage spécial pour les joueurs européens. L'équipe chicoutimienne détenait le troisième choix lors de cette séance de sélection de la Ligue canadienne de hockey.

Afin d'être certains d'obtenir le joueur qu'ils convoitaient, les Wildcats de Moncton, qui devaient parler au neuvième rang, ont inversé leur choix avec les Saguenéens. En compensation, ils ont placé dans la balance le nom de Gilbert Lefrançois.

A 17 ans, il entame une deuxième saison dans la Ligue junior majeur du Québec.

«Je n'ai pratiquement pas joué avec Moncton, l'an dernier, rappelle Lefrançois. Il y a de bons et de mauvais côtés à être dans la LHJMQ à 16 ans. Parmi les bons côtés, j'ai eu l'occasion de prendre un peu d'expérience. Je me suis habitué aux voyages, aux autres équipes. Cette année, je ne suis plus une recrue.

«Je n'avais pas demandé une transaction aux Wildcats. J'étais bien à Moncton, j'y avais des attaches. Je savais aussi que la possibilité d'une transaction existait. Je m'attendais plus à une transaction autour de la période de Noël (1998). Chez les Wildcats, plusieurs joueurs d'expérience revenaient cette saison. Je n'aurais probablement pas eu l'occasion de jouer encore très souvent.

«En trois ans, j'ai changé trois fois d'endroit. J'ai passé une saison au Cap-de-la-Madeleine, une autre à Moncton et je suis maintenant à Chicoutimi. Ça ne me dérange pas puisque je m'adapte assez vite. En plus, Chicoutimi est une ville assez accueillante. Les vétérans de l'équipe ont aussi été très corrects. Je connaissais peu de joueurs avant d'arriver ici. Je connaissais Vincent (Dionne) et j'ai joué dans le mineur contre Yann Collin.»
Au sein d'une équipe très jeune, Gilbert Lefrançois espère profiter pleinement de sa première campagne à Chicoutimi.

Si tout fonctionne pour le mieux, il souhaite se rendre éligible à la prochaine séance de sélection de la Ligue nationale. Il prendra une décision selon l'allure de sa saison.

«J'ai marqué des buts dans les rangs pee-wee et bantam mais, dans l'ensemble, j'ai surtout été un joueur agressif qui se servait de son physique, note encore Lefrançois. J'ai récolté plusieurs points depuis le début de la saison mais je semble utiliser un peu moins mon physique. Si je peux arriver à combiner les deux éléments, ça me donnera encore plus d'outils pour aider l'équipe et peut-être être repêché.»

LE QUOTIDIEN, le Jeudi 15 octobre 1998


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