Nomination de Gilles Côté
Martin Daoust a avalé son café de travers
Par Stéphane Bégin
Chicoutimi (SB) - Martin Daoust a dû avaler son café de travers, dimanche matin, en apprenant que le propriétaire et président des Saguenéens de Chicoutimi, Marc Tremblay, avait un nouvel associé et un nouveau directeur général en la personne de Gilles Côté.
Car il y a environ deux ans et demi, Daoust a été congédié du poste d'entraîneur en chef des Voltigeurs de Drummondville, de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, par ce même Gilles Côté.
Et depuis les 30 derniers mois, les deux hommes ne s'étaient pas reparlé, même pas à la séance de repêchage de la LHJMQ, en fin de semaine, à Québec.
Mais depuis quelques heures, le pilote des Sags de Chicoutimi a pu prendre le temps de discuter et de comprendre.
"Dans un premier temps, j'ai été très surpris en lisant la rumeur sur la venue de Gilles Côté à Chicoutimi. Je ne m'y attendais pas, mais vraiment pas.
"J'ai perdu un emploi lorsque j'ai été congédié par Gilles. Ce fut une période très difficile personnellement et pour ma famille. Je n'ai pas recu tout l'argent que l'on me devais à Drummondville", de noter Martin Daoust.
Ce dernier avoue que ce fut difficile sur le coup. Mais les deux hommes, en compagnie de Marc Tremblay, se sont parlé jusqu'aux petites heures du matin, hier. Ils se sont expliqués. On a discuté des circonstances entourant le congédiement à Drummondville.
"Marc Tremblay m'a dit qu'il fallait pardonner dans la vie. Etre entraîneur de hockey, c'est ma carrière. Et je ne suis qu'un employé.
"Gilles et moi allons avoir besoin de quelques ajustements. Certains ont été faits et d'autres devront être faits. Mais je suis convaincu que ca va fonctionner", ajoute Daoust.
Gilles Côté aurait bien voulu ne pas répondre à ces questions. Il n'aime pas revenir sur le passé. Il sait que Martin Daoust devait encore le détester jusqu'à l'annonce officielle dimanche matin.
"Il ne m'a d'ailleurs pas sauté dans les bras et c'est normal. C'est même compréhensif que de savoir qu'il m'en voulait encore.
"Mais à Chicoutimi, ca ne sera pas la même chose. Nous allons être trois à prendre des décisions. Nous n'aurons pas à faire face à un conseil d'administration de 13 personnes. Ca va être plus facile", mentionne Gilles Côté, qui s'en vient à Chicoutimi avec la conviction de bien s'entendre avec son entraîneur.
Le Quotidien, 8 Juin 1999.