La Rue et Richer
ont fait leur boulot
par Serge Émond
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Comme la majorité des journalistes qui suivent d'assez près les activités des
Saguenéens de Chicoutimi, j'ai eu droit à ma petite prise de bec avec le propriétaire
de l'équipe, Marc Tremblay, dans les dernières semaines.
Nous ne faisons pas la même évaluation de l'équipe qui évolue à Chicoutimi cette
année. Marc Tremblay pense qu'elle peut rivaliser avec la grande majorité des autres
formations de la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Je suis beaucoup moins
optimiste en raison d'un important manque de profondeur.
Le propriétaire des Saguenéens a posé un geste majeur, cette semaine, en remerciant les
entraîneurs Christian La Rue et Mario Richer. Je lui donne, il est demeuré logique avec
sa ligne de pensée. Il pense que les Saguenéens forment une équipe très potable et il
a bougé en conséquence.
Puisque je ne vois pas l'équipe du même oeil que son propriétaire, je ne suis
évidemment pas d'accord avec le congédiement des entraîneurs. Rien contre Martin
Daoust. Il a prouvé ses qualités au fil des années et je suis convaincu qu'elle
effectuera du bon travail.
Par contre, je considère que La Rue et Richer ne pouvaient obtenir de meilleurs
résultats avec les hockeyeurs qu'ils avaient sous la main. Je ne reviendrai pas sur les
causes des ennuis de l'équipe cette saison. Je l'ai fait en long et en large, il y a
quelques semaines, et je n'ai pas changé d'opinion.
Je crois que le propriétaire des Saguenéens n'a pas frappé au bon endroit. Si les
prochaines semaines démontrent le contraire, il faudra lui lever notre chapeau.
Une dernière chose. Dans les dernières semaines, Christian La Rue avait préparé
plusieurs hypothèses en fonction de la prochaine période de transactions. Convaincu que
le temps était arrivé de penser à l'avenir, il se préparait à céder des vétérans
en retour de jeunes joueurs et de choix au repêchage.
Pour l'instant, il est impossible de prévoir la direction que prendront les nouveaux
hommes de hockey de l'équipe dans un mois. S'ils décident eux aussi de sacrifier des
vétérans, j'espère uniquement qu'ils le feront pour obtenir des jeunes joueurs et des
choix au repêchage. Il faut souhaiter que l'argent ne montrera pas son méchant visage.
Oh, c'est vrai. Les équipes de la LHJMQ n'ont plus le droit d'inclure de l'argent dans
les transactions. Je suis rassuré...
LE QUOTIDIEN, le Samedi 21 novembre 1998