Les Sags annulent à Baie-Comeau
Rémi Bergeron vole un point au Drakkar
par Serge Emond
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BAIE-COMEAU (SE) - Le Drakkar de Baie-Comeau doit se demander comment
gagner un match de hockey. Hier, il s'est fait voler un point par Rémi Bergeron.
Grâce au travail de leur gardien, les Saguenéens de Chicoutimi ont quitté la Côte-Nord
avec un match nul de 3-3.
Le Drakkar n'a pas gagné depuis le 4 octobre. Hier, il a disputé un douzième match de
suite sans victoire. Pour utiliser une expression vieille comme le monde, il méritait un
meilleur sort.
Le travail de Bergeron a été l'unique bon côté du séjour des Saguenéens à
Baie-Comeau. Pour le reste, ils ont connu une soirée très ordinaire.
«Rémi est le seul point positif du match, a reconnu Christian La Rue. Il a joué un
match comme il est capable de le faire, comme nous lui demandons de le faire. Il a
vraiment très bien fait.»
Christian La Rue craignait de se retrouver en face d'une équipe transportée par la vague
causée par la présence d'un nouvel entraîneur, hier soir. C'est exactement ce qu'il a
obtenu.
Le Drakkar a ouvert le match en montrant de l'émotion et du travail. Les gens qui suivent
cette équipe sur une base régulière ont noté une nette amélioration.
«Le Drakkar a semblé transporté par un vague créée par l'arrivée d'un nouvel
entraîneur, a fait remarquer La Rue. C'était prévisible. Par contre, nous n'avons pas
bien répondu.
«Encore ce soir (hier), notre jeu de passes a fait défaut. Nous avons éprouvé beaucoup
de difficulté dans notre transport de la rondelle.
«Les spectateurs ont sans doute aimé le spectacle. Ils en ont eu pour leur argent. Ils
en ont vu de toutes les sortes.»
Malgré la domination du Drakkar, les deux équipes sont retournées au vestiaire avec une
égalité de 1-1. Elles l'ont fait pour une seule raison, le travail de Rémi Bergeron. Le
gardien a très bien fait au premier tiers malgré les onze chances de marquer et les
nombreux tirs de l'enclave obtenus par Baie-Comeau. Il a multiplié les arrêts importants
pour garder son équipe dans la lutte.
Vincent Dionne, quelques instants après un jeu de puissance, et Christopher Page, en
avantage numérique, ont échangé des buts durant les 20 minutes initiales.
Le Drakkar a conservé son rythme dans la première portion du deuxième engagement. Il
s'est même donné un petit coussin quand Marc-André Bergeron et Olivier Maltais ont tour
à tour battu Bergeron en l'espace de 15 petites secondes.
Les Saguenéens ont un peu mieux travaillé vers la fin de la période. Un tout petit
peu... Grâce au jeu de puissance, ils ont été en mesure de célébrer le 16e filet de
la saison de Mathieu Benoit.
Bergeron a écrit toute l'histoire de la troisième période. Il a été le seul
responsable d'un pointage serré jusqu'à la toute fin.
En fait, le duel n'aurait pas dû se rendre au prolongation. Le Drakkar a raté des
chances de marquer de toutes les façons imaginables au troisième tiers. Il a gaspillé
une douzaine d'occasions de qualité. Plus souvent qu'autrement, le gardien des
Saguenéens a été le responsable de leurs insuccès.
Bergeron a gardé son équipe dans le match et les Saguenéens ont répondu en créant
l'égalité pendant qu'il reprenait son souffle sur le banc. Roustam Bakhriddinov a semé
la consternation parmi les 2239 partisans du Drakkar avec 59 secondes à écouler au
cadran.
«Les deux équipes ont obtenu des chances de marquer en prolongation, a repris Christian
La Rue. Encore là, la prolongation me laisse un peu sur mon appétit.»
LE QUOTIDIEN, le mercredi 4 novembre 1998