Malgré les ennuis des Sags
Christian La Rue se
sent très à l'aise


par Serge Emond
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CHICOUTIMI (SE) - Malgré les ennuis connus par son équipe dans les dix dernières rencontres, Christian La Rue se sent toujours très à l'aise derrière le banc des Saguenéens de Chicoutimi.

Les Saguenéens viennent d'encaisser neuf revers en dix parties. Ils disputeront leurs trois prochains matches à Val d'Or, Rouyn-Noranda et Hull, jeudi, vendredi et dimanche.
«Je me sens très confortable, a signalé le pilote chicoutimien, hier. Si nous avions une équipe capable d'avoir une fiche inverse, je ne pourrais pas parler de cette façon. Je ne serais probablement pas ici pour l'expliquer.»
Selon La Rue, la pauvre récolte de trois victoires ne donne pas une image juste de l'équipe. En même temps, il sait très bien qu'il n'a pas les éléments pour inquiéter les meilleures formations de la Ligue junior majeur du Québec.

«Ce n'est pas normal d'avoir seulement trois victoires et ce ne serait pas normal d'avoir douze victoires, a poursuivi l'entraîneur. Ce qui représenterait une surprise, ce serait d'avoir un début comme l'an passé. La fiche qu'on devrait avoir, nous n'en sommes pas si loin.»
La Rue ne cache pas que l'atmosphère est un peu tendue autour de l'équipe présentement. Il assure du même souffle que le moral reste bon et que ses hockeyeurs n'ont pas levé le nez sur le travail depuis les matches de la dernière fin de semaine.

En plus d'encaisser leur bonne part de défaites dans les dernières semaines, les Saguenéens ont aussi été secoués par deux événements. Christian La Rue a gardé Ramzi Abid sur le banc pendant toute une période lors du match de samedi contre Val d'Or. A la conclusion de cette rencontre, il a aussi pointé du doigt son gardien, Rémi Bergeron.

La Rue est convaincu que les incidents n'auront aucune suite fâcheuse. Il estime aussi ne pas être trop dur à l'endroit de ses joueurs.

«Les exigences sont élevées, c'est vrai, a encore mentionné l'entraîneur des Saguenéens. Je suis effectivement très sévère là-dessus. En même temps, en ce qui concerne l'encadrement, les gars ont quand même assez de liberté. Ce n'est quand même pas un contexte d'esclavage. Je ne crois pas être un entraîneur trop dur.

«En ce qui concerne les deux joueurs mentionnés, mes relations avec eux sont encore très bonnes. Dans les deux cas, ça (ses décisions) ne descendait pas du ciel.»
Malgré toutes les difficultés, Christian La Rue soutient que son équipe pourra véritablement aspirer à la victoire lors de ses passages à Val d'Or, Rouyn-Noranda et Hull.

Dans les dernières semaines, les Foreurs et les Huskies ont pourtant signé deux gains à Chicoutimi.

«Ils ne nous ont pas vus sous notre meilleur jour, a répondu La Rue. Si nous avions subi ces défaites en offrant la meilleure performance possible, nous pourrions peut-être douter de nos chances. Ce n'est pas le cas. Nous n'avons pas joué comme nous en sommes capables.

«En ce moment, la confiance fait défaut. La confiance, c'est de l'émotion. Nous devons nous assurer de garder les bonnes émotions.»

LE QUOTIDIEN, le Mercredi 21 octobre 1998


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