Le Plan de Tissiniva ou les déshydratés du col sans nom Di 9.8.98
Bien que planifiée de longue date, pour la plupart d'entre nous cette aventure ne commença vraiment à prendre forme que le vendredi soir. A la clôture du bureau d'Arsent, ce n'est pas moins de dix-huit noms qui figuraient sur la liste.
Le dimanche matin, le parking des Charmettes vit douze clubistes se rassembler en vue de la grande migration dominicale. Trois coups d'accélérateur et nous voilà à pied d'oeuvre. On se chausse, on tartine la crème solaire, ça papote bon train... et tout à coup, c'est parti! Une joyeuse cohorte de dix-sept clubistes quitte le Patchalet d'en bas et monte d'une traite jusqu'à 1500m, s'arrête quelques instants, scindée, divisée, partagée par une clôture, puis repart de plus belle vers les hauteurs et s'arrête enfin au plan de Tissineva. L'endroit est tout vrombissant de fourmis volantes. Sympa pour le pique-nique.
Tommes et sandwiches engloutis, nous quinze randonneurs attaquons la descente parmi les génisses et les oeillets superbes (qu'il faut chercher à la lettre D)...
Là, c'est le moment d'ouvrir une parenthèse afin d'éclairer les clubistes qui ne sont pas habitués aux courses à Liselotte: En général, il y a une surprise. Une soupe de chalet ou le lapin de Pâques par exemple. Par cette chaleur, on ne s'attendait pas vraiment à une choucroute, avec ou sans les saucisses et... bingo! On a vu juste, ce n'était pas une choucroute. Fin de la parenthèse.
Non, après la moitié de la descente, c'était une bifurcation à gauche et treize clubistes suant et soufflant qui remontent 465m et même peut-être quelques horribles centimètres de plus, en plein après-midi. C'était dur à digérer. La choucroute aurait mieux passé. Des treize déshydratés du col sans nom, huit ont encore eu le courage de monter 20m plus haut, jusqu'au sommet, qui n'a d'ailleurs pas plus de nom que le col, à 1865m d'altitude. Mais c'était beau. La vue sur la vallée du Motélon était superbe.
En guise de dessert, la descente. Mais quelle descente! Une pente gazonnée raide qui a réussi à transformer bien des mollets et des pieds en espèces de gigantesques machines à coudre toutes tremblantes et tressautantes. A croire que le zig-zag était enclenché.
Merci Liselotte. Emil, Conrad et Odette, Claudine, Augustin, Alphonse et Raymonde, Paul-Henri et Manuela, Gislaine et Karsten, Laurence, Myriam, Alain, Nicolas, Rose ainsi que Pierre-André qui est parti dans une autre course ont passé une excellente journée. On reviendra lorsque la surprise sera une... raclette.
Paul-Henri