Pointes d'Aveneyre 2026m et de Malatray 1768 m
Di 7 septembre 1997
8h30, 17 clubistes embarquent dans les voitures sur le parking de la Chassotte et mettent le cap sur La Lécherette, point de ralliement. Quelques irréductibles amateurs de café y subiront les foudres de Véronique qui considéra cet arrêt imprévu comme de "trop". La joyeuse troupe longe ensuite le lac de l'Hongrin jusqu'à son extrémité et ses quelque (sans s) 47 ponts (quelque car certains numéros font étrangement défaut...). Après quelques (avec s) hésitations de cheminement du véhicule de tête (en avant-première de la Bénichon?), la randonnée débute vers le lieu-dit "Le Jorat" à 1409m dans un épais brouillard, mais tout le monde est confiant dans l'arrivée du soleil, annoncé aux prévisions météorologiques. La brume ne nous dévoilera le lac Léman qu'aux alentours de 16h si bien que les clubistes décidèrent démocratiquement d'emmener les miss météo de la TSR avec nous lors d'une prochaine randonnée afin d'une part d'affiner leurs prévisions et d'autre part de redécouvrir cette région lorsqu'elle sera visible dans toute sa splendeur.
Nous nous serions perdus dans ces brumes dignes de l'Ecosse sans GPS ni boussole, mais pas avec nos cheffes expérimentées, Hélène fermant la marche pour éviter de perdre quelqu'un, la visibilité ne dépassant pas 10 m! Les clubistes, dont une partie était déjà accablée de déréliction, durent également endurer une épreuve qui ne figurait pas dans la brochure, comme l'ont relevé les nouveaux membres: le franchissement de fil de fer barbelé à triple rangée dans les 2 sens, par dessus, par dessous ou entre les rangées, à choix des participants. Les pinces coupantes étant proscrites. Les plus hardis, qui se reconnaîtront, ont fait 4 passages.
Après la pointe d'Aveneyre, pause pique-nique au "Pertuis d'Aveneyre" à 1846 m avant de longer une crête escarpée constituée de pseudo-sommets, bordée de "cutches" et parsemée de "bouses" à l'exhalaison méphitique, pour atteindre la pointe de Malatray, superbe balcon sur le Léman dominant Villeneuve et Montreux de 1400 m et où, comme par miracle, le soleil apparaît enfin.
Quant au temps de course annonçant 4h de marche effective, il a été omis de préciser à l'impression du bulletin qu'il s'agissait du temps par beau temps, ce qui a pu quelque peu perturber les décomptes minutieux d'une personne qui n'est pourtant pas native du pays des montres!
La descente débute par le Pas de l'Âne avant de parcourir une agréable forêt garnie de fraises et framboises tentantes (mais gare au danger de l'échinococcose!) pour nous ramener à notre point de départ. Une sympathique verrée à la Lécherette permit de désigner un rédacteur qui ne put que s'incliner devant les sollicitations du groupe et de remercier nos deux cheffes de course, Véronique et Hélène pour cette superbe randonnée.
Michel, Pierre et Georgette, Augustin, Maria Begonia, Marie, Carmen, Marie, Sylvie, Christiane, Monique, Michèle Van, Eric, Liselotte et Nicolas