Dimanche 13 juin 1999: En amont de la petite Jogne
C'est par une superbe journée ensoleillée que notre course débute sur un petit parking du village d'Abländschen, après avoir fait le trajet depuis le traditionnel rendez-vous du parking de Pérolles. De là, Liselotte nous rassemble en formation " à moi " pour une inspection, heu non, pour les dernières instructions. Nous commençons notre marche dans le terrain qui longe la route, ou l'inverse ... enfin, on marche. C'est une cheffe inquiète pour la météo que nous suivons tous le long de notre périple ensoleillé qui nous mène à une cabane du CAS Grubenberg (1840m) où nous faisons une halte " café ". Cette longue montée sous le soleil nous réservait une superbe descente casse genoux pour atterrir à la croisée des chemins du Mittelberg (1633m) où Liselotte a la superbe idée de nous faire remonter. A croire qu'elle s'était trompée de montagne. Nul ne le saura jamais. En cours de montée, Nicolas nous donne quelques explications sur la région que nous allons traverser. Les origines de la petite Jogne. Ou devrais-je dire la " Jäunli ". Un peu plus loin, la route qui mène à un superbe chalet qui nous attendait au soleil, le Hinderi Schneit (1721m), avait subi des dégâts dus à des glissements de terrain. Pause pique-nique où Liselotte écoute une conversation très intéressante au sujet des superbes pages Internet du club alpin crées par des êtres compétents et tout dévoués pour le CAS. Une fois le repas terminé selon horaire, Liselotte rassemble son troupeau pour continuer la montée jusqu'au sommet ensoleillé du Schneitgrad (1960m). Une vue superbe à 360°. Nous voyons très bien la cabane du CAS où nous avons fait une petite pause, sur l'autre versant. Nous attaquons maintenant une petite spécialité de notre cheffe, la descente abrupte à travers prés. Nous arrivons aux abords du chalet Bire (1789m). C'est avec un terrain relativement humide à détrempé que nous poursuivons notre course. Fait exceptionnel, Liselotte nous laisse prendre le devant (mais très momentanément) afin de gagner un peu de tranquillité. Cela nous laisse un peu de temps pour une petite pause sous le soleil. Monique nous affirme alors que les quelques taches de boues accumulées sur son beau pantalon blanc ne résisteront pas à sa machine à laver. On la croit sans autre. Aux abords de la lisière de la forêt, Liselotte nous donne les instructions pour la fin de la marche. Il s'agit de compter le nombre de ravins et ravines que nous allons traverser. L'heureux gagnant du concours recevra un prix décerné par notre GO. Philippe, qui n'a pas du tout envie de compter, donne immédiatement sa réponse : 18. On commence à descendre dans la forêt par un petit sentier très bien aménagé. Tout le monde, sauf Philippe, compte ravins et ravines. Certains groupes ne savent plus trop faire la différence entre torrents, ravins, ravines, passages d'eau (mouillés et secs) et tuyaux laissant passer l'eau. Tant et si bien qu'arrivé au bas de la forêt, lorsque Liselotte veut savoir qui a gagné, on entend toutes sortes de chiffres, 25, 28, 38 et même certains qui savent compter un peu plus loin que d'autres et arrivent à 42 ! Liselotte nous donne la " vraie " réponse : 17 ! ! ! ! Incroyable, c'est Philippe qui l'emporte, sans avoir compté. Mais arrivé au bistrot, Liselotte qui ne voulait pas s'avouer vaincue, adopte le principe de l'école des fans : " tout le monde a gagné ", et elle offre une verrée à toutes et à tous. Bravo à tous et merci Liselotte pour la course et la météo que tu as su parfaitement bien organiser. Détail, ce récit de course est publié comme dit lors de la course, c'est-à-dire uniquement une fois arrivé à maturation !
Les participants : Liselotte, Patricia, Madeleine, Odette et Conrad, Sylvie, Christiane, Judith, Anne-Marie, Michel, Isolde Morel, Trudi, Monique, Philippe, Nicolas et Marc (le poète).