NOVEMBRE1997
Une leçon prise d'un arbre............................. Père Chénouda Doss. Ottawa - Canada.
La bougie d'amour: La joie de la croix.
Comment acquérir la modestie? ............................................ Père Youhanna Nassif
Père Chénouda Doss.
Ottawa- Canada
Mes chers amis, dans le Christ Jésus, les adolescents et les adolescentes, lecteurs du Magazine de « La Voix du Pasteur » La paix, la grâce et l'amour sincère soient avec nous...
Vous m'avez bien manqué, voilà à peu près cinq ans qui se sont écoulés, depuis
ma dernière visite à Ottawa, capitale du Canada, où j'étais nommé comme
ministre de l'Eglise de la Vierge Marie.
Je lis régulièrement votre magazine, et je remercie, mes amis, qui me l'envoient
chaque mois. Mais j'ai pensé vous envoyer, d'un moment à l'autre, une lettre
pour me sentir tout près de vous et vous donner une idée de la vie et le ministère
au Canada. De là j'ai pensé vous envoyer, cette fois-ci, l'une des merveilles de la
nature, qui nous inculque l'une de ses leçons profitables.
Le Canada se distingue par ses eaux abondantes, dues à l'abondance de ses pluies, de ses neiges, de ses rivières et de ses lacs. D'où s'ensuit, une prodigieuse superficie de verdure, tandis que les arbres sont propagés dans chacune des ruelles et en face de chaque maison. Chaque année, pendant les mois de Septembre et d'Octobre, les feuilles vertes des arbres, se revêtent des belles couleurs, comme le jaune, le rouge avec tous ses degrés et le violet.
Et savez-vous pourquoi ? Parce que c'est déjà l'automne où les feuilles commencent à tomber pour se tasser en grand nombre, que des voitures spéciales ramassent de partout. Il arrive, que quand les feuilles perçoivent la fin de leur vie et atteignent le moment de tomber, elles rendent leur chlorophylle au tronc de l'arbre, pour le redonner à des nouvelles feuilles qui croîtront au Printemps et en été, en utilisant cette même matière verte.
Et imaginez-vous, chers amis, que les feuilles, au moment de donner leurs matières vertes, se revêtent des plus belles couleurs.
Ainsi, les feuilles nous apprennent à donner. C'est la plus belle parure qui nous revêt, en comparant devant Dieu, quand nous donnons avec complaisance et avec joie. Car il est bien vrai que « Dieu aime celui qui donne avec joie ». (2Cor.9 :7).
Et à une nouvelle rencontre, Dieu soit avec vous. Priez pour moi.
Nous nous sommes rendus, un jour, demander à l'un de nos guides spirituels de l'Eglise, à propos d'un problème qui nous importunait :
Maître, tu nous demandes toujours d'avoir des pensées pures et innocentes, sans jamais juger personne. Mais voilà une situation dont nous voulons prendre ton avis :
Quelques personnes sont venues nous prévenir qu'un tel ministre du Seigneur fume des cigarettes, et qu'un autre siège dans un café de mal repitition, tandis qu'un troisième taquine les jeunes filles, en confirmant leurs dires par des preuves. Comment faut-il leur répondre ?
Le guide commença à nous dire :
"Mes expériences dans la vie m'ont appris que les hommes se divisent en deux catégories, sans une troisième :
Le premier genre ressemble aux mouches, qui se plaisent toujours à se fixer sur les ordures...
Et si, par exemple, nous contemplons un jardin fourmillant des plus belles plantes d'où émane la plus exquise de odeurs, et que l'un de ses coins est plein des déchets des animaux, la mouche délaissera toute cette beauté pour se poser sur les déchets, en s'infiltrant dans sa détestable odeur qu'elle apprécie, sans vouloir jamais s'en détacher.
Et si nous demandons à la mouche, ce que les plus belles fleurs signifient pour
elle, elle répondrait qu'elle ne connaît nullement ces fleurs, tandis qu'elle a pu
dénicher les ordures pour s'en régaler.
La première catégorie des hommes, ressemblent à ces mouches qui ne pensent
et ne cherchent que la corruption sans désirer la conception des bonnes
choses.
Tandis que la seconde catégorie des hommes, est semblable aux abeilles. L'abeille se donne à la recherche de tout ce qui est bel et bien, pour s'y poser. Et si, par exemple, nous mettons un morceau de friandise dans une chambre malpropre, nous constatons que l'abeille délaisse toutes les ordures et cherche les friandises pour s'y établir.
Et si nous interrogeons l'abeille à propos des ordures dont se remplit la chambre, nous la découvrons ignorante tout d'elles, sachant uniquement que le jardin est rempli de fleurs de muscs et de miel. Elle s'y connaît uniquement dans les belles choses en ignorant les néfastes et les corrompues.
Cette deuxième catégorie de gens, ne s'adonne à la connaissance et à la recherche que de tout ce qui est bel et bien.
Mes enfants... quand je rencontre une personne qui ne vient que pour juger ou critiquer une autre, je lui narre cet exemple pour lui démontrer ces deux genres de personne, et lui laisser la liberté de se joindre à l'une d'eux."
Mes chers amis... ayez donc cette pensée pure et cet il simple peu soucieux à rechercher le mal et juger autrui, mais qui toujours se soucie du bien et de ce qui glorifie le nom de Dieu. Ce que l'apôtre Saint Paul exprime ainsi : « Frères, soyez des petits enfants pour la malice, soit, mais pour le jugement soyez des hommes faits. (cof.1Cor.14 :20).
L'un des ministres de Dieu raconte, cette histoire concernant notre père Bichoï, pendant sa grave maladie et peu avant son décès:
Il arriva que le scoutisme de l'Eglise, donna une cérémonie en l'honneur des
jeunes qui y font partie. Le ministre demanda à notre Père de venir bénir ces
enfants, ce qui était difficile à notre Père, vu les circonstances de sa maladie et
son impuissance à fournir un grand effort.
Et qu'était la stupéfaction des ministres, en voyant notre Père arriver à l'heure de
la cérémonie à l'allégresse des scouts. Les ministres de Dieu, voyaient notre
père Bichoï saluant chacun des enfants, tandis qu'il suait fortement jusqu'à ne
pas pouvoir se tenir à pied, tant ses souffrances le dévoraient. Mais malgré
tout, il supporta, tout joyeux et jubile jusqu'à la dernière bénédiction dont
il favorisa ses enfants.
Frères, c'est bien certain que nous avons perçu dans notre père Bichoï, l'image réelle de la Croix, qui ne devient plus des simples souffrances que nous supportons, mais une joie réelle à les supporter pour exprimer notre amour envers Dieu, comme le fit notre Père Bichoï.
« Mais, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse. » (1Pierre4 :13).
Maintenant, que nous désirons être modestes, surtout après avoir compris que l'homme modeste est une belle image du Christ où se repose l'Esprit de Dieu, qu'il est un homme très fort, par Dieu, et que les démons ne peuvent pas l'atteindre parce qu'il peut facilement les faire fuir, nous signalons quelques exercices pratiques, pour acquérir la modestie.
____________________________
(*) L'ascétisme englobe les durs jeûnes, les prosternations, et la non préoccupation par les habits
et par le repos du corps.
Mon Seigneur, que j'aime, Jésus :
Je me prosterne devant ta gloire, et je bénis ton Saint Nom... Le désir me dévore de te voir, Mon Seigneur Jésus. Mon cur est pris d'un ardent désir de s'asseoir sur tes genoux et d'entendre ta voix...
Je commence par te remercier pour tous tes bienfaits dont tu m'as entouré, sans que je les demande... chaque jour, tu me les accordes, sans que je les demande... chaque fois que j'énumère tes bienfaits sur moi, mon cur déborde d'une incomparable gratitude.
Comme je te remercie encore, pour tes messages que tu m'envoies chaque jour, dans ton Ecriture Sainte... s'il m'arrive à t'oublier, je cours envers Elle, pour puiser, entre ses lignes, tes paroles encourageantes et consolatrices.
Pour ce qui me concerne, tu sais bien, que je suis né à l'exil, et je désire ma patrie originale, céleste. Mon père, ma mère et quelques personnes qui t'aiment, m'ont parlé de ma patrie originale que tu habites.. tant de fois, je m'imagine assis en ta compagnie au ciel, où je serai le plus joyeux des humains... mais mon rêve prend fin, et malheureusement je fais face à cette pénible vérité... qu'est mon exil. Quand donc cet exil prendra-t-il fin ? mon âme te désire mon Dieu, comme un terrain assoiffé.
Mon Seigneur Jésus... aie la bonté de ne point t'irriter contre moi, pour mon avidité, quand je convoite les dons d'autrui et j'envie ceux qui m'entourent. Tu connais mes faiblesses ces jours-ci... mais je te promets de ne point les répéter.
Je veux te dire aussi... qu'une certaine personne s'entête à me faire atrocement souffrir, c'est un méchant dénudé de bonté... mais plus tard, j'ai découvert que ces souffrances sont dirigées contre Toi-Même. Imagine-Toi ! Il essayait de nous brouiller en racontant, de Toi, ce qui n'est pas vrai, en me faisant douter de Ta Providence... il a même biffé Ton Nom du dernier cadeau que Tu m'as envoyé, pour l'attribuer à la chance. Mais en parcourant tes lettres, j'ai eu la certitude que tu es l'Omniprésent et que chaque bon don est de Toi.
Comme il recourt aux ruses... et quand j'essaie de t'atteindre par la prière, ce malin recourt à de nombreux artifices et ruses pour détourner mon attention afin de ne pas bien entendre Ta voix. Mais je suis certain que tu connais mes sentiments sans avoir à te les dévoiler... tu l'anéantis d'un souffle de Ta bouche.
Enfin, je demande de transmette mes salutations aux gens de chez-Toi. Une salutation particulière à ma mère, La Vierge... dis-lui, s'il te plaît, que nous vivons dans l'attente de ses messages.
Et comme tu le sais bien, mon Père Jésus, que l'exil a une fin, que bientôt ou plus tard, je viendrai chez Toi, ainsi il n'y aura plus besoin de lettres et de moyens de communications car alors, je pourrai parler avec Toi face à face ; la lettre est incapable de décrire tout ce qui est dans mon cur. Je t'attends. Amen ! Viens Seigneur Jésus !
Paix à Toi...Dieu de la Paix.