LES MANIPULATIONS GÉNÉTIQUES

Pourquoi?

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Depuis que l’on considère que les possibilités offertes par les progrès des sciences biologiques sont désormais réalisables, l’éthique est devenu un concept " à la mode ", les comités et codes de bioéthique se multiplient. Pour réellement reconnaître les enjeux et les conséquences possibles des problèmes socio-éthiques relevant de la " nouvelle biologie ", l’on devra d’abord définir ce qu’est la bioéthique, examiner les actes que la génétique rendra possibles et les conséquences relevant de ces " progrès ".

D’abord, qu’est-ce que la bioéthique ? On peut grossièrement dire que la bioéthique est une réflexion sur ce qui est acceptable ou non parmi les options possibles. En des termes plus précis, l’on doit déterminer si les modifications au code génétique du corps humain doivent être permises et s’il est moralement acceptable de cloner un homme dans le but de procurer une sécurité physique à son original.

Examinons en premier lieu ce que les modifications au code génétique humain rendraient possible. (Nous nous éviterons ici d’entrer en trop en profondeur dans les détails techniques.) Il est établi que l’ADN, le génome humain, est composé de chromosomes, 23 au total, qui définissent le code génétique de chaque individu ; tous les phénomènes biologiques (les caractères héréditaires, les caractéristiques dites physiques des humains, maladies sont tous identifiables à des gènes précis). Le décryptage du génome humain permettrait donc d’avoir en main la recette, le plan si l’on veut, d’un homo-sapiens erectus néandertalo-moderne de A à Z. On pourrait donc déterminer avec une grande précision quels gènes sont responsables de phénomènes particuliers chez l’espèce humaine (le nanisme en est un exemple), et ainsi pouvoir intervenir et corriger ces " défauts ". Pour illustrer le cas du nanisme, on peut observer que des individus dits " nains " donnent naissance à des enfants tout à fait normaux, alors que d’autres transmettent ce caractère " d’infériorité métrique " à leurs descendants. Il faut ici noter que si un traumatisme quelconque occasionne une modification du gène de croissance alors que les cellules sexuelles sont constituées, le caractère du nanisme ne sera pas transmis aux individus ultérieurs. Toutefois, si les cellules sexuelles portent en elles-mêmes le caractère du nanisme, la thérapie génique (l’introduction d’un gène dans l’organisme venant " attaquer " le gène défectueux dans le but de le remplacer) pourrait intervenir dans le but d’irradier le phénomène biologique indésirable et d’arrêter sa transmission. Il en va de même pour toutes sortes de phénomènes observables chez l’humain, y compris le vieillissement.

Le cœur du problème éthique réside toutefois dans la question morale reliée au clonage d’un être humain. On doit tout d’abord comprendre le processus utilisé pour " reproduire " un individu. Comme dans le cas de clonages déjà rendus célèbres chez les animaux (Dolly et Star Buck) l’on prélèverait des cellules chez l’individu source afin d’en utiliser le code génétique pour ensuite " féconder ", c’est-à-dire enclencher la division cellulaire pour développer un embryon. À un stade plus ou moins avancé, l’on scinderait l’embryon en plusieurs parties afin de créer des copies de réserve, que l’on mettrait en " conservation ". De plus, à quelques semaines seulement, toutes les cellules qui entrent dans la construction du corps sont présentes chez l’embryon, donc, dans le cas où l’on aurait besoin de cellules entrant dans la composition d’un organe précis, on n’aurait qu’à retirer ces cellules du fœtus, ce qui provoque sa " mort ", et les réimplanter dans l’individu à soigner, par les mêmes méthodes utilisées lors de thérapies géniques.

Pour en revenir aux thérapies géniques, des expériences ont donné des résultats plutôt intéressants en laboratoire. Par exemple, des mouches, grâce à une modification du gène du vieillissement, vivent jusqu’à 20 fois leur espérance de vie, leurs yeux prennent des couleurs différentes suite à des modifications de ce gène précis, et ainsi de suite. Imaginons un peu ce que cela pourrait représenter chez l’être humain ! Non loin de se perdre dans des élans d’imagination " science-fictive ", lorsque des " rats " de laboratoire auront terminé le décryptage du génome humain, ils pourront jouer dans la constitution même du corps. L’on pourrait effectivement voir notre espérance de vie décupler (le gène du vieillissement), les maladies génétiques irradiées ainsi que tout autre handicap physique indésirable. Les thérapies géniques permettront sur ce point des changements tout de même utiles au bien-être de l’homme, mais pas tous. Comme pour des organismes modifiés génétiquement, puisque des gènes précis peuvent être transmis d’une espèce de végétaux à une autre (on a aussi introduit un gène de croissance humain chez des souris pour voir qu’est ce que ça donnerait), un pourrait injecter le gène de la patate qui résiste au froid à des volontaires humains et peupler les continents polaires... pourquoi pas ? Trêve de plaisanteries, on pourrait aussi assister à l’expansion du concept de " bébé à la carte ", qui commence d’ailleurs à faire des petits, et choisir des caractéristiques qui nous plairaient voir chez nos enfants. Ainsi, il n’y aurait pas plus de différence entre choisir le sexe du fœtus (soit par élimination des embryons de sexe " indésirable " ou par thérapie génique chez l’embryon avancé en développement) et amener un enfant de 5 ans de force dans une clinique où l’on pratique des opérations de changement de sexe... L’exemple ici utilisé est peut-être un peu trop fort, mais il n’en demeure pas moins que la société pourrait prendre le contrôle en ce qui a trait à la composition physique des individus, ce qui nous amène à nous demander à quoi sert réellement la vie humaine.

Ainsi, nous en revenons au clonage de l’être humain. Comme mentionné plus haut, le processus de clonage consiste à " reproduire " des embryons humains à partir de l’ADN d’un individu mature afin d’en retirer des cellules entrant dans la composition de certains organes ou parties du corps et, probablement, de scinder l’embryon en plusieurs parties lors de son développement pour en faire des copies de réserve. Cela relance en effet le débat à propos de l’avortement, puisque comme lors d’un avortement, l’on interviendrait dans le développement du fœtus en le " découpant " en morceaux pour le placer en conservation ou en provoquant sa mort en retirant des cellules composant son corps. La question à poser est s’il est moral ou non d’intervenir dans le développement d’un être humain ou de modifier ses gènes ; c’est-à-dire que l’on doit savoir à quel moment l’on doit considérer le fœtus en tant qu’être humain, de la conception à la naissance et si l’on a le droit de modifier sa constitution " naturelle ". Pour ce qui est des manipulations au code génétique le problème " éthique " n’est peut-être pas aussi important, dans le cas des thérapies géniques visant l’élimination des diverses maladies par exemple. Mais il faut se demander si l’on peut faire ce que l’on veut avec le corps humain, au point de le reproduire et le modifier à notre guise.

Par exemple, suite aux progrès dans le clonage des primates, les scientifiques envisagent de pouvoir éliminer les " rats de laboratoire " pour faire des expériences sur des singes ayant des caractéristiques semblables, cela permettant de mieux envisager les réactions du corps humain à ces mêmes expériences. Donc, lorsque le clonage humain sera rendu possible, pourquoi ne pas faire plusieurs copies d’un être humain, en prenant soin de retirer les " gênes d’intelligence " lors du développement, pour tenter des expériences plus poussées sur des " légumes de laboratoire " physiquement identiques à nous ? Cet exemple est peut-être un peu farfelu, certes, mais l’on peut être certain que des individus auront tout de même l’idée lors du développement, pour tenter des expériences plus poussées sur des " légumes de laboratoire " physiquement identiques à nous ? Cet exemple est peut-être un peu farfelu, certes, mais l’on peut être certain que des individus auront tout de même l’idée lors du développement, pour tenter des expériences plus poussées sur des " légumes de laboratoire " physiquement identiques à nous ? Cet exemrience nécessitera visiblement plusieurs essais. Compte tenu des résultats obtenus lors du clonage d’animaux divers, l’humain ne devrait pas être plus difficile à reproduire. Ce projet est présentement en train de se réaliser. Nous assisterons donc dans quelques mois à la naissance du premier être humain cloné, physiquement identique en tout point à son original. Et l’on peut aisément imaginer que plusieurs autres vont suivre rapidement au cours des mois qui vont suivre. L’expérience ici réalisée aurait en soi un but honorable, puisque la science va pouvoir rendre à la famille un bébé identique à celui qui est disparu, sans l’intervention des parents décédés. Mais on doit se questionner sur sa nécessité. Même si l’on utilise le clonage à des fins honorables (lesquelles ?), on doit déterminer comment l’on doit résoudre le problème éthique soulevé et quels sont les avantages et les inconvénients de cette pratique, et des autres méthodes " biologiques " de manipulation des gènes. Ceux-ci sont représentés dans le tableau suivant.

AVANTAGES

INCONVÉNIENTS

  • Connaissance accrue des phénomènes biologiques chez l’humain, grâce au décryptage du génome humain

  • Cette information pourrait tomber entre les mains d’un Dr. Frankenstein et causer des conséquences graves si les expériences dans la génétique ne sont pas contrôlées adéquatement.

  • Mise au point de nouvelles variétés de végétaux ayant des caractères de résistance à divers milieu (chaud, froid, sec, humide), aux insectes, qui auraient un une meilleure conservation, développement plus rapide, etc.

  • Certains insectes, par exemple, ont un caractère distinct de résistance à ces nouvelles caractéristiques chez les végétaux, donc, en se reproduisant, ces insectes transmettraient ce caractère aux générations ultérieures et l’on assisterait à la naissance d’une nouvelle espèce, plus forte et plus résistante aux variables extérieures.

  • Possibilité de cloner un animal ayant des qualités exceptionnelles (Star Buck en est un exemple) sur une grande échelle, donc d’offrir un meilleur rendement aux agriculteur.

  • Ici, on écarte totalement le concept de " diversité biologique ", selon lequel chaque être vivant est unique en soi et possède le droit d’exprimer ses caractéristiques distinctes (surtout chez l’être humain).

  • Ce n’est pas tout le monde qui peut se payer un Star Buck tout neuf ($$$), puisque les coûts reliés à l’obtention d’un " clone " dans le but d’une exploitation sont astronomiques. Cela creuserait davantage l’écart entre les classes sociales, puisque les plus riches seraient favorisés dans ce domaine.

  • Possibilité de se créer un " testament biologique " en faisant congeler des copies génétiques de soi dans le but d’une utilisation future.

  • Là encore, des moyens monétaires élevés sont requis pour ce genre d’expérience.

  • Possibilité de reproduire un être humain disparu subitement et en faire une copie conforme.

  • La génétique est ici limitée aux dimensions physiques des humains, puisque le cerveau est trop complexe pour être reproduit dans son équivalence ; on ne peut pas cloner les souvenirs, la personnalité, ni les tendances et les caractéristiques morales des individus, puisque celles-ci relèvent de l’éducation. Le clone proprement dit ne serait conforme qu’en tous points physiques à son original, ce qui nous amène à nous questionner sur l’utilité de posséder une copie de quelqu’un si ce n’est de toute façon pas la même personne au niveau psychique.

  • Possibilité de recréer des tissus organiques à partir d’un clone d’une personne, afin de les réimplanter dans cette même personne.

  • On soulève toute la question éthique du clonage, à savoir si l’on doit considérer le fœtus comme un être humain à part entière et à quel moment; il s’agit du même conflit qu’avec l’avortement.

  • Les thérapies géniques permettraient d’éradiquer pour ainsi dire n’importe quelle des prédispositions aux maladies imputables à des gènes précis, de régler divers problèmes tels que le vieillissement, etc., et transmettre ces caractéristiques à des générations ultérieures.

  • Cela soulève encore une question morale, à savoir si l’on a le droit d’intervenir dans la constitution des êtres humains. De plus, comme il fut mentionné plus haut, on ne connaît pas encore les effets à long terme de ce type de modifications génétiques et, de surcroît, comment réagir en cas de l’apparition d’un phénomène inattendu.

  • On pourrait essayer de cloner un paquet d’êtres humanoïdes pour faire des expériences sur eux ; Otzi (l’homme des glaces), Lucy, diverses momies égyptiennes, etc.

  • Ça servirait à quoi ? ? ?

® à satisfaire la curiosité des scientifiques.

L’on pourrait ainsi des pages et des pages d’arguments pour ou contre les manipulations génétiques. On doit toutefois, pour résoudre la question éthique résultant de cette situation, examiner ces arguments sous une lumière objective, en tentant de prévoir et d’analyser les effets possibles de chacun.

 

Aurait-on le droit d’intervenir d’une telle façon dans les gênes d’un être vivant ? On doit tout d’abord savoir ce qui pousse notre société à investir autant dans la génétique. Il serait intéressant d’examiner ces arguments à l’aide de concepts clés, tels que le schéma des idéologies, unité / diversité, du narcissisme social ou des forces productives. Il faudrait aussi préciser que, la " bioéthique " se situe dans un milieu précis dans chacun des schémas cités plus haut.

D’abord, pour ce qui est du concept unité / diversité, il se résume ainsi :

Y a-t-il une unité à la diversité des choses et des idées ?

Ce concept, qui fut assez bien couvert lors de précédents travaux, questionne la société à savoir si chez l’homme, dans ce cas précis, il y aurait une unité (un modèle parfait...) qui justifierait qu’on la reproduise maintes et maintes fois. Autrement dit, y a-t-il un modèle unique pour expliquer la diversité des êtres humains ? On peut illustrer cette question à travers des exemples précis, comme, par exemple, la réponse que donneraient un ecclésiastique et un scientifique à propos de l’utilité du corps humain. Vous aurez probablement noté que ce concept est étroitement lié au schéma des idéologies :

IDÉOLOGIES :

  • idées
  • valeurs
  • intérêts
  • normes

... qui sont prétendus

UNIVERSELS

ET

NATURELS

... mais sont

PARTICULIERS

ET

CULTURELS*

* Le mot "culturel" signifie inventé ou fabriqué par les êtres humains (artefact), synonyme de socio-historique. C’est d’ailleurs ce que le corps humain risque de devenir si l’on peut le changer en tout point grâce au décryptage du génome humain.

Selon ce schéma, l’ecclésiastique répondra, par exemple, que le corps humain, en sa qualité de création du bon Dieu, est constitué naturel et universel; " Nous avons été construits de cette façon et changer quoi que ce soit dans notre constitution nous ferait entrer en conflit avec Dieu lui-même. "

" Man’s effort to build up something that contradicts the iron logic of Nature brings him into conflict with these principles to which he himself exclusively owes his own existence. "

Adolf Hitler

Mein Kampf

Quant à lui, le scientifique soutiendra que les découvertes relatives à la constitution du corps humain sont un grand pas dans la compréhension des phénomènes biologiques qui nous touchent et, par conséquent, que les manipulations génétiques sont la seule manière d’améliorer notre existence. Ainsi, chacune des deux réponses examinées présentent un conflit important, à savoir si l’on peut expliquer l’ultime réalité des différences entre les humains de façon universelle et valable pour tous les hommes. Cette question sera importante à régler dans le futur, afin de savoir dans quelle mesure l’on devrait accepter les modifications génétiques chez notre espèce.

 

Ensuite, le concept de narcissisme est relié aux rapports de l’individu vis-à-vis son environnement; la société, la famille, etc. Une problématique se pose alors :

 

tension

 

Déterminismes

Û

volonté libre (illusion)

 

?

 

Parmi le concept de concept de " déterminismes ", l’on retrouve notamment le code génétique, ce qui nous intéresse particulièrement dans ce travail. D’abord, l’idée de " narcissisme " se définit comme étant la prétention des humains à se regarder et se croire eux-mêmes au dessus du reste; une attention exclusive portée à soi-même.* Or, les " rats de laboratoire " (ceux qui pratiquent les expériences) semblent totalement obnubilés par leurs découvertes, et ils en sont extrêmement fiers. Ainsi, les " progrès " des sciences biologiques risque de retourner les humains sur eux-mêmes. Le danger réside dans le fait que les problèmes sociaux risquent d’être mis de côté pour faire place à l’avènement de la génétique. Or, ce que les scientifiques semblent croire, c’est que leur solution génétique va indubitablement régler tous les problèmes de l’humanité. Il serait peut-être bien de revoir ce point de vue...

Finalement, à propos du schéma des forces productives, nous avions auparavant remarqué que la révolution informatique était en train d’introduire le rapport social décideur - exécutant. Toutefois, les progrès rapides des sciences biologiques risquent fort bien de changer les données.

Forces productives

 

Rapports sociaux

 

Idées

  • êtres humains
  • matières premières
  • outils, machines
  • techniques, sciences

Þ

  • La place que chacun a dans le système de reproduction d’une société donnée.

Þ

  • L’idée que nous nous faisons de…

Liberté, systèmes politiques, philosophies, religions, mâle/femelle, etc.

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Effectivement, les avenues de la " nouvelle biologie " risquent de changer la place que chacun a dans le système de reproduction de notre société. Autant que les technologies informatiques, qui constituent une force productive importante, la génétique risque de bouleverser les rapports sociaux. En fait, l’informatique n’est devenue qu’un moyen de réalisation des découvertes dans le domaine de la biologie. Elle a permis le décryptage du génome humain, une tâche que nous n’aurions pas pu exécuter sans l’intervention d’un auxiliaire extérieur. (On remarque ici les effets du rapport social décideur exécutant, car on n’a en somme qu’à appuyer sur le petit bouton rouge et PAF ! la composition même du corps humain se trouve décodée dans son entier exécutant) La situation est d’autant plus importante, puisque la génétique s’est établie si rapidement que la technologie informatique ne sera plus du tout aussi déterminante que l’on croyait ; c’est maintenant la génétique qui est en train de changer le monde. C’est pourquoi il faut examiner la question avec une grande attention, puisque nos réactions et nos décisions face à la fameuse question bioéthique sera déterminante dans ce qui a trait à la place que les êtres humains auront dans cette nouvelle société.

Il apparaît évident qu’il faudra se prononcer sur la raison d’être des manipulations génétiques dans un futur rapproché. Peut-être celles-ci permettront d’alléger le poids de nos défauts physiques ; il n’y a visiblement pas que du mauvais dans les progrès effectués en biologie. Mais il ne faut pas non plus négliger les conséquences que de telles manipulations pourraient avoir sur notre existence. Avant de foncer tête baissée à travers la génétique, il faut se demander pourquoi ces manipulations et aussi comment faire pour que cela n’avantage pas certains groupes sociaux plus que d’autres et que nous ne provoquions pas une catastrophe pas excès de confiance en nos moyens. Il faudra sérieusement remettre en question notre approche face aux progrès de la science pour s’assurer de ne pas commettre de graves erreurs. C’est en se questionnant sur la raison d’être, les effets et les conséquences à long terme des manipulations génétiques sur les humains et sur notre société que nous en arriverons à une réponse claire à savoir si, oui ou non, les progrès des sciences biologiques seront bénéfiques.

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Christian Bizier, Octobre 2000 1