La bénédiction de Dieu enrichit
La seule chose qui m’attristait, me désespérait, et me laissait voir la vie en noir, était ma pauvreté et mon besoin... le salaire de mon père couvrait à peine les frais de la maison, ma mère ne pensait qu’à sauver de l’argent pour ne pas avoir à s’endetter avant la fin du mois... rien ne put me consoler, je sentais la privation en voyant mes amis entreprendre une excursion qui coûtait plus que la moitié du salaire de mon père, mes rêves étaient grandioses, mais mes possibilités restaient faibles, mon cas empirait et mes souffrances morales s’aggravèrent.
Beaucoup de personnes essayèrent en vain de me soustraire d’un tel cas psychique. Mon père me répétait souvent que le lendemain rayonnera mieux et les circonstances changeront certainement... ma mère me disait qu’après une nuit ténébreuse la lumière de l’aube doit se manifester. A l’Eglise, mon ministère de la leçon du dimanche me conseilla de ne pas me comparer aux riches, pour m’épargner son danger. .. A chacun sa Croix qu’il doit accepter en remerciant... même mon confesseur me dit, dans le but de me soulager, que le Christ choisit la vie de la pauvreté et voulut naître dans une mangeoire d’animaux
!Mais je sentis que c’étaient des mots théoriques et qui n’étaient absolument pas pratiques... la preuve que je n’ai jamais senti la sérénité... il me proposa de prier... mais en priant mes idées avaient le dessus...
Et quand mon cas s’empira, mon ministre de la leçon du dimanche me conseilla d’avoir une retraite de quelques jours dans un monastère... là, je fus occupé par la pensée de ces moines pauvres... ce qui m’a le plus préoccupé, c’est qu’ils ont volontairement choisi, ce que je voulais désespérément m’en débarrasser
! je m’assois avec l’un des moines que je savais être un médecin d’une grande renommée, et qui a tout quitté. Au milieu de notre discussion, je lui dis : “ je voudrai savoir le secret qui t’a poussé à un tel sacrifice”Sa réponse me laissa ahuri
: “mon sacrifice... c’est Dieu qui s’est sacrifié, mon fils ” !Un autre jour, je m’assois avec un autre moine et lui rapportai mes préoccupations, il me répondit ainsi
: “ Dieu exauce nos supplications de deux manières, l’une des manières consiste à m’accorder mes désirs, mais après avoir la certitude qu’ils ne me seraient jamais nuisibles... dans la seconde manière Il me rassasie pour ne plus rien désirer... quand l’individu se voit intérieurement indépendant de ce qu’il a tant désiré...Ces paroles ont changé ma manière de penser, j’ai commencé à prier, je me sentis exaucé, Dieu appliquait la seconde méthode, je ne me suis plus senti moindre que les autres, Dieu combla tout mon être, je n’éprouvai plus le moindre sentiment d’infériorité.
Mais plus tard, quand Dieu me trouva absorbé par son amour, et que mon cœur s'accrocha à la Sienne, il appliqua la première méthode, et les portes fermées s’ouvrir... mais je sortis gagnant en abandonnant ma vie entre les mains de Dieu dans ma pauvreté ou ma richesse. Dans mon cœur s'excune voix
: Avec Toi, je ne veux plus rien sur la terre ”..Ensuite je reconnus que la clé du problème n’appartient pas à ouvrir les portes fermées, mais réside dans la potentialité de la personne qui peut s’y soumettre dans son cœur, quand lesportes sont toujours fermées.